Jour : 30 juillet 2015

  • La bibliothèque en vadrouille n°39

    Lieu : Théâtre du Peuple de Bussang (88)

    Date : Dimanche 26 juillet 2015

    Heure : entre 14 :30 et 14 :14 :35

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    Le conseil de Jack Ralite

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    A propos des nouvelles technologies, citant Georges Ballandier :
    « Nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de civiliser les nouveaux, nouveaux mondes inventés par l’œuvre civilisatrice. »

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    La bibliothèque en vadrouille a profité de la tenue d’un colloque* à Bussang intitulé – Sur les Chemins du théâtre des amateurs : La participation d’acteurs amateurs dans des créations professionnelles modifie-t-elle le projet artistique ?- pour rencontrer un sage, Jack Ralite, ancien ministre de la santé du Gouvernement Mauroy, l’un des quatre ministres communistes issus du Programme commun de 1972 ayant abouti à l’élection de François Mitterrand, le 10 Mai 1981.
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    C’est un autre 10 mai qu’évoque Jack Ralite, moins connu et plus lointain dans le temps, à travers l’ouvrage d’Alain Supiot, un grand intellectuel (Professeur au Collège de France) qu’il estime beaucoup : « L’esprit de Philadelphie : la justice sociale face au marché total ». (Éditions du Seuil, 2010)

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    « Ce livre remet à l’honneur la Déclaration de Philadelphie proclamée en 1944 par l’Organisation internationale du travail (OIT). Ce texte, première déclaration internationale des droits à vocation universelle, a un caractère pionnier dans la mesure où il entendait faire de la justice sociale l’une des pierres angulaires de l’ordre juridique international. Affirmant que « le travail n’est pas une marchandise » et qu’« une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale », ce texte, qui introduit la notion de « sécurité économique », revêt une singulière actualité aujourd’hui. » [Chloé Maurel, « Alain Supiot, L’esprit de Philadelphie. La justice sociale face au marché total », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 115 | 2011,]

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    De rebonds en rebonds, on peut aussi indiquer un autre ouvrage de cet éminent juriste :
    « La Gouvernance par les nombres », paru en mars 2015 aux éditions Fayard.
    A consulter également sur le même sujet, son cours au Collège de France (donné en 2012-2013) en vidéo.

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    Jack Ralite est membre du comité des sages de l’association du Théâtre du Peuple depuis 1999 et vient chaque été à Bussang : c’est un homme plein de vivacité que nous avons eu la chance de rencontrer : un militant, un homme d’action, convaincu/convainquant, qui œuvre pour que chacun prenne conscience de la fonction d’élucidation de l’artiste face l’énigme existentielle… Dans son panthéon d’auteurs favoris qu’il cite abondamment : Aragon, Saint-John Perse, Boulez, Klauss Mann, Vilar, … Né en mai 1928 à Châlons-sur-Marne (comme Pierre Dac), Jack Ralite est une authentique conscience éclairée et un grand témoin du XXème siècle en actes qui a généreusement pris quelques instants pour converser avec nous.

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    En marge de cette brève et intense rencontre, nous avons pu également visiter la petite exposition rétrospective des affiches du théâtre qui fêtait cette année ses 120 ans : l’occasion pour Vincent Goethals (l’actuel directeur du théâtre) et son équipe d’animer cette belle journée (et tout le week end, depuis le vendredi) en rendant un vivant hommage à Maurice Pottecher, son fondateur.
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    À noter, à ce propos, la parution d’un livre anniversaire, édité aux éditions Actes Sud.
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    * : Plusieurs metteurs étaient présents, plusieurs générations sur le plateau mythique du Théâtre du Peuple : Jean-Claude Berutti, Pierre-Etienne Heymann, Pierre Diependaele, Philippe Berling, Tibor Egervari (à Bussang de 1972 à 1985).
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    Texte, photographies et entretien : Fabien Vélasquez

    Remerciements chaleureux à Jack Ralite et à Mustapha Hamid, chargé des Relations Publiques du Théâtre du Peuple.

  • La bibliothèque en vadrouille n°38

    Lieu  : Maison de l’environnement, Site du Malsaucy, Sermamagny
    Date  : 25/07/2015
    Heure  : entre 17:30 et 18:00
    Durée  : 8:31

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    Les conseils des Ateliers Polychromes (Frahier, Haute-Saône et ailleurs)

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    Ateliers artistiques et lecture

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    En ce samedi après-midi de fin juillet, nous avons eu envie de rendre visite à Séverine et Nicolas, deux membres de l’association Les ateliers polychromes, qui anime durant l’été, en juillet et août plusieurs ateliers créatifs nomades sur le site du Malsaucy.

    Cette proposition s’inscrivait dans le cadre de la Fête du livre jeunesse rebaptisée récemment Lire en Short (un intitulé qui aurait sûrement fait réagir Philippe Muray, l’auteur de la notion d’Homo festivus).

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    C’est à l’issue de la séance consacrée à la fabrication d’un livre inspiré par celui de l’illustrateur canadien John Klassen, «  Ce n’est pas mon chapeau  » (éd. Milan, 2013) que nous les avons rencontrés.
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    Plusieurs techniques ont été utilisées  : papier canson, depron (NB  : et non pas «  Nepron  » comme vous l’entendez maladroitement prononcé dans l’entretien), les dessins réalisés seront ensuite scannés et remis ultérieurement aux participants de cet atelier.
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    Bibliographie  : Ouvrages de J. Klassen disponibles à la médiathèque départementale (Sites de Belfort et Delle)  :
    – Klassen, Jon. Ce n’est pas mon chapeau. Toulouse  : Milan jeunesse, 2013. 1 vol. (36 p.)
    – Barnett, Mac, Klassen, Jon. Extra doux. Toulouse  : Milan jeunesse, 2014. 1 vol. (38 p.)
    – Snicket, Lemony, Klassen, Jon. Le noir. Toulouse  : Milan jeunesse, 2015. 1 vol. (44 p.)
    – Barnett, Mac, Klassen, Jon. Sam et Tom : l’incroyable aventure. Toulouse  : Milan jeunesse, 2014. 1 vol. (34 p.)
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    Souslaplage-leslivres

     

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    Plusieurs autres temps de rencontres sont prévus avec Séverine et Nicolas qui ont conçu des boites à livres, éphémères bibliothèques buissonnières d’abord avec une classe d’une école d’Offemont puis ensuite eux-mêmes. Une de ces boîtes est en permanence accessible à la maison de l’environnement, les autres sont placées les jours de beau temps par les maîtres nageurs de la plage à proximité des zones de baignade  ; Les livres ont été choisis parmi ceux récoltés pour un futur bookcrossing dans le Territoire. Ils peuvent être lus sur place, pris ou empruntés pour chez soi, selon le système du «  troc livre  ».

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    À noter que l’atelier consacré à la découverte du land art * avec la fabrication de sculptures de sable initialement prévu le 18 juillet et reporté en raison du mauvais temps, sera reprogrammé en août. Souhaitons que le vestige de la boutique des Eurockéennes (armature métallique) demeure encore quelques jours, car il constitue une authentique et inconsciente sculpture de land art, inspiratrice pour qui veut bien la voir.
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    Daily fiction
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    Nicolas nous recommande la lecture de Daily Fiction, un ouvrage coréalisé par Matthieu RAFFARD et Albéric d’HARDIVILLIERS, édité en 2012 par in8 éd.
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    «  La recette est simple, un jeu d’enfant : chaque jour, une photo inspire une histoire de quelques lignes. L’effet est marquant, vif, frais, revigorant. Pendant deux ans, le photographe et l’écrivain ont extrait de la gangue du quotidien, de l’insignifiant porté par le hasard, une matière insolite.  »
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    *Disponible à l’Espace multimédia gantner  :
    Jeffrey Kastner (éd.scientifique.) : Land Art et art environnemental,
    Paris : Phaidon, 2004 – ADA KAS

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    Texte et entretien : Fabien Vélasquez
    Photos : Les ateliers polychromes et F.Vélasquez