Auteur/autrice : fabien

  • La bibliothèque en vadrouille n°63

    Lieu : École d’art, Belfort
    Date : 19 janvier 2016
    Heure : entre 19 :45 et 20 :00

    Les conseils dEstelle Zhong, docteur en Histoire de l’Art.

    FWongLégende : Croquis réalisé par Florent Wong durant la conférence

    Invitée à l’école d’art pour donner une conférence dans le prolongement de sa thèse soutenue en décembre dernier : « La communauté de singularités. Réinventer le commun dans l’art participatif britannique (1997-2015) », Estelle Zhong s’est exprimée à la fois devant des étudiants et des auditeurs libres.
    L’entretien réalisé avec elle pour le présent blog après sa conférence a duré environ 12 minutes et a débuté par une tentative de résumé de sa communication : l’inscription de l’art participatif dans le contexte démocratique et néolibéral actuel, en particulier en Grande-Bretagne.

    Très active et vivante, Estelle n’hésite pas à noter des noms propres et références bibliographiques au tableau : le nom de Claire Bishop est assez vite cité.
    En effet, l’historienne de l’art américaine a rédigé en 2012, « Artificial Hells: Participatory Art and the Politics of Spectatorship » (publié aux éditions Verso).

    Durant sa communication, elle a donné une série d’exemples via quelques projections de travaux : plusieurs artistes évoqués : Jeremy Deller, Thomas Hirschhorn, Ahmet Ö?üt, Rick Lowe, Michael Rakowitz ou encore Lone Twin.

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    .Nous lui avons demandé si le travail de Marinella Senatore, que nous avions découvert d’abord à Altkirch puis à Lyon pouvait être intégré au champ de l’art participatif.

    Estelle nous dit ensuite quelques mots sur le collectif britannique Force Entertainment puisqu’elle a eu l’occasion d’étudier leurs travaux dans le cadre d’un mémoire de Mastrer II intitulé: « Narration et participation dans la performance théâtrale anglaise contemporaine, à partir de l’étude des travaux des compagnies Action Hero, Forced Entertainment et Lone Twin (2010-2011) ». Elle présente l’initiateur de ce collectif, l’écrivain Tim Etchells dont l’écriture très narrative correspond bien à ce que tente de traduire le collectif dans ses prestations scéniques. L’Espace multimédia gantner possède dans sa collection d’œuvres numériques, Nightwalks, un cédérom conçu par Force Entertainment en 1999. L’occasion pour nous de lire un court extrait de la notice d’œuvre en complément du point de vue d’Estelle.

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    Nous lui demandons pour terminer de nous conseiller un ouvrage récent : elle cite « Conversation Pieces : Community and Communication in Modern Art » de Grant Kester, professeur d’Histoire de l’art à l’université de San Diego en Californie.

    Bibliographie : Disponibles à la médiathèque :

    Artistes cités dans la conférence :
    -Sound in Z : Experiments in Sound and Electronic Music in Early 20th Century Russia [texte imprimé] / Smirnoff, Andreï; Deller, Jeremy, Préfacier, etc.. – Londres : Sound and Music, 2013. – 281 p.: ill.; 24 cm. ISBN 978-3-86560-706-5.

    -Thomas Hirschhorn,  »Musée précaire Albinet » : quartier du Landy, Aubervilliers, 2004 [texte imprimé] / Hirschhorn, Thomas, Auteur; Désanges, Guillaume, Auteur; Laboratoires d’Aubervilliers, Editeur scientifique. – Paris : X. Barral, impr. 2005. – 1 vol. (non paginé [ca 390] p.): nombreuses ill. en noir et en coul., fac-sim.; 28 cm. En appendice,  »Avant-après », entretiens avec Thomas Hirschhorn par Guillaume Désanges réalisés en avril et août 2004
    Bibliogr., 2 p. – ISBN 978-2-915150-03-2

    Ouvrages généraux sur le sujet (du plus récent au plus ancien) :
    -Artivisme : art, action politique et résistance culturelle [texte imprimé] / Lemoine, Stéphanie, Auteur; Ouardi, Samira, Auteur. – Paris : Alternatives, 2010. – 1 vol. (240 p.); 28 x 22 cm.
    ISBN 978-2-86227-658-8

    Art contemporain et lien social [texte imprimé] / Moulène, Claire, Auteur. – Paris : Ed. Cercle d’art, impr. 2007. – 1 vol. (125 p.): ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul.; 21 cm. – (Imaginaire, mode d’emploi) . Bibliogr., 1 p. . – ISBN 978-2-7022-0828-1

    Art et démocratie : peuples de l’art [texte imprimé] / Zask, Joëlle, Auteur. – Paris : Presses Universitaires de France – PUF, 2003. – 220 p.; 20 x 14 cm. – (Fondements de la politique. Intervention philosophique) . ISBN 978-2-13-053643-7

    Texte, photographies et entretien : Fabien Vélasquez

    Remerciements : Estelle Zhong, École d’art de Belfort et Florent Wong.

  • La bibliothèque en vadrouille n° 62

    Lieu : Grenoble -> Belfort, par téléphone
    Date : 2 novembre 2015

    Les conseils de Christophe Sibieude, co-fondateur de Short-edition.com

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    Nous avons profité d’un passage à Grenoble fin octobre pour tester l’une des bornes / distributeur d’histoires courtes, à lire sans attendre. Nous avons parmi les tickets imprimés selon 3 critères (1, 3 ou 5 minutes) reçu un texte de Géraldine Blanc intitulé : « Instants croqués : la boîte à musique ».
    Clin d’œil aux métiers du livre, ce texte est aussi disponible en ligne sur le site de la société Short édition.

    Revenus à Belfort, nous avons souhaité prendre un moment pour converser avec l’un des fondateurs de cette jeune entreprise grenobloise : Christophe Sibieude revient sur la genèse de ce projet innovant qui place l’écrit et la lecture au cœur de l’espace public.
    Nous évoquons avec lui, les actions pionnières de groupes d’artistes tel UNTEL qui investissent la rue depuis le milieu des années 70.

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    Petite revue de presse : nous reproduisons ici deux articles parus dans :

    • Récreamag – du 16 Sept. au 18 Nov. 2015 / n° 32
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      short-edition

     

    Christophe en fin d’entretien, nous livre un conseil de lecture : il s’agit d’un ouvrage qui l’a marqué enfant, paru en 1970 : Jonathan Livingston le goéland de Richard Bach.
    Disponible à la médiathèque départementale en deux exemplaires.
    Un livre célèbre dans le monde entier régulièrement réédité, comme en témoigne cette récente version grand format de novembre 2015…. Rien d’étonnant alors, de trouver un site entièrement dédié à la littérature jeunesse au catalogue de cette jeune PME.
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    Texte et Entretien : F. Vélasquez
    Photographies : DR.

  • La bibliothèque en vadrouille n°61

    Lieu : Belfort
    Date : 5 décembre 2015
    Heure : du déjeuner

    Les conseils de Benoît Forgeard

    C’est le jour de la sortie en salle de GAZ DE France, dernier film et premier long métrage de Benoît Forgeard que nous publions ce second billet de l’année 2016.
    Nous avions eu la chance de rencontrer Benoît en décembre dernier à l’occasion de l’avant première de son film projeté au Festival EntreVues.

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    Dans la France des années 2020, Michel Battement, l’éminence grise du chef de l’état, doit d’urgence remonter la cote de popularité du président Bird afin d’empêcher la chute imminente du régime. Au fin fond des sous-sols surchargés de l’Élysée, il organise une consultation secrète, en compagnie des meilleurs cerveaux du pays.

    Un film qui interroge la parole politique, le langage des cercles communicants face à la l’incarnation du pouvoir. La dimension technologique n’est pas la seule originalité de ce récit d’anticipation mais il nous a parus intéressant d’isoler ici un fragment de l’entretien de Benoît donné à Michel Moisan, son cardiologue pour illustrer cet aspect.

    MM : Vous auriez pu raconter cette histoire dans une forme plus réaliste. Pourquoi opter pour une forme de déréalisation, via l’usage du fond vert et de décors en 3D ?

    BF : Le cinéma me semble trop souvent inféodé à ce qu’on appelle le réel. Or, il n’a jamais été question de cela. Le cinéma est affaire de représentation. Cela va peut-être vous étonner, eu égard à l’aspect artificiel de mon film, mais je ne cherche rien d’autre que la vérité. C’est pourquoi je me méfie de ce que vous appelez le réel. J’opère donc une transposition, afin de provoquer l’émergence de choses nouvelles. Au-delà de ça, je suis sensible à ce que raconte un décor virtuel sur la dématérialisation du monde. Le décor de la salle où se tient la réunion secrète au début du film, ne pèse que quelques mégaoctets. Mais si cette salle existe vraiment, les gens qui s’y croisent, pèsent-ils beaucoup plus lourd ? Enfin, il serait dommage que le recours au fond vert soit l’apanage de Hollywood.

    Quelques minutes avant son retour à Paris et à l’heure du le déjeuner, nous avons pu réaliser un entretien de 13 minutes.

    Petite conversation zigzagante où sont successivement convoqués Christian Salmon, Alain Fleischer, le Fresnoy, Marcel Duchamp, Benjamin Nuel, Roland Barthes et Laurent Binet…

    Nous avons souhaité faire réagir Benoit à deux fragments d’ouvrages : d’abord  » Ces histoires qui nous gouvernent. De Sarkozy à Obama » de Christian Salmon et puis « L’impératif utopique : Souvenir d’un pédagogue » [Disponible à la médiathèque : ADA FLE] d’Alain Fleischer.

    Benoit après les Beaux arts de Rouen a poursuivi ses études au Fresnoy à Tourcoing, un lieu où il a pu réaliser de nombreux films dont Antivirus dont il nous dit quelques mots.

    L’évocation de la plaque « EAU & GAZ à tous les étages » donne l’occasion de citer Marcel Duchamp qui en 1959 réalisa l’une de ses dernières boites au titre éponyme.

    Benoit salue également Benjamin Nuel, l’un des artistes de la collection d’œuvres d’art numériques de l’Espace multimédia gantner dont il apprécie l’inventivité notamment dans sa série HOTEL.

    Pour clore la discussion, Benoit tire de son sac, La Septième fonction du langage, un livre drôle et décalé qui enquête sur la mort de Roland Barthes.

    Ajoutons que Benoit participe à l’émission 28 minutes sur Arte chaque vendredi en proposant une chronique La dérive des continents dont voici deux exemples :
    La dégradation des œuvres d’art

    Trouve un nom à ta région

    A noter : il existe un DVD édité par Shellac « Le cinéma mystérieux » qui compile l’ensemble des courts métrages de Benoît : Steve André, Laikapark épisode 0, Laikapark épisode 2, La course nue, Belle-Île-en-Mer, L’Antivirus, Respect et Coloscopia.

    En bonus, nous indiquons un programme radiophonique diffusé le 11 janvier en soirée : Backstage n°20, un programme durant lequel fut dégustée une galette maison et personnalisée…

    La bande originale du film signée Bertand Burgalat est disponible chez Tricatel.

    Bibliographie : Christian Salmon

    Disponibles à la médiathèque :

    • cérémonie cannibale (La) : de la performance politique [texte imprimé] / Salmon, Christian, Auteur. – Paris : Pluriel, DL 2014. – 1 vol. (154 p.): ill., couv. ill.; 18 cm. – (Pluriel) .
      ISBN 978-2-8185-0392-8
    • Cinema Komunisto [document projeté ou vidéo] / Turajlic, Mila, Monteur; Choukroun, Jacques; Salmon, Christian, Auteur d’une citation ou d’extraits. – Paris : Les Mutins de Pangée, 2014. – 1 DVD 2 couches sur une simple face (01 h 41 mn): 16/9 compatible 4/3, n. et b. et coul., (PAL), Son. (Stéréo; français)+ livret d’accompagnement.
    • Storytelling [texte imprimé] / Bardiot, Clarisse, Directeur de publication, rédacteur en chef; Le Phénix, Editeur scientifique; Daurier, Romaric, Directeur de publication, rédacteur en chef; Jallon, Hugues; Salmon, Christian; Prévieux, Julien; Duyckaerts, Eric; Pennequin, Charles; Picon-Vallin, Béatrice; Savouret, Alain, Personne honorée; Garcia, Rodrigo; Dupé, Benjamin. – Paris : Oeil d’or (l’) ; Valenciennes : Subjectile, impr. 2014. – 1 vol. (117 p.): ill. en coul, couv. ill.; 24 cm. – (Formes & figures; 3)
    • Joie tragique : les formes élémentaires de la vie électronique [texte imprimé] / Susca, Vincenzo, Auteur; Salmon, Christian, Préfacier, etc.; Bruzziches, Arianna, Traducteur. – Paris : CNRS éd., impr. 2011. – 1 vol. (264 p.): couv. ill. en coul.; 22 cm. Bibliogr. p. 233-253. Filmogr. p. 255-256. Webliogr. p. 257-259 . – ISBN 978-2-271-07010-4
    • Storytelling : la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits [texte imprimé] / Salmon, Christian, Auteur. – Paris : Découverte (la), impr. 2007. – 1 vol. (239 p.); 22 cm.
      Bibliogr. p. 229-235 . – ISBN 978-2-7071-4955-8
    • Verbicide : du bon usage des cerveaux humains disponibles [texte imprimé] / Salmon, Christian, Auteur. – Ed. réactualisée. – Arles : Actes Sud ; [Montréal] : Leméac, impr. 2007. – 1 vol. (118 p.): couv. ill. en coul.; 18 cm. – (Babel; 804) . ISBN 978-2-7427-6305-4
  • La bibliothèque en vadrouille n°60

    Lieu : Vescemont, Salle communale
    Date : 4 novembre 2015
    Heure : entre 22 et 22 :15

    Les conseils de Lætitia Chalandon

    La seizième édition du Mois du Documentaire a mis en avant le sport sous divers aspects.
    La séance inaugurale proposait aux premiers spectateurs de découvrir le film de Lætitia Chalandon, une jeune réalisatrice travaillant dans la région lyonnaise.

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    René Vernadet, l’œil qui précédait l’exploit / 2014 – France – 52 min
    Grand prix au festival international du film de montagne d’Autrans

    René Vernadet, cinéaste et alpiniste, est l’une des dernières personnes encore en vie ayant vécu de l’intérieur l’âge d’or de l’alpinisme français et ayant participé à le filmer. Souvent oublié au profit des grandes figures qu’il a captées, il a donné ses lettres de noblesses au cinéma et au documentaire de montagne. Ce petit homme, désormais âgé de 86 ans, a une énergie de fer et un sourire magnétique. Le temps d’une journée, il revient sur le terrain qu’il aura parcouru toute sa vie. Au cœur du massif du Mont Blanc, il se souvient et raconte avec délice ce qu’il a partagé durant ses exploits sportifs, cinématographiques et humains. Son récit est accompagné par de nombreuses images d’archives ainsi que par les écrits de ses compagnons de cordées, aujourd’hui disparus.

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    René Vernadet est un cinéaste dont le travail pionnier est aujourd’hui reconnu. « Les horizons gagnés » (1974) avec l’alpiniste Gaston Rebuffat est un de ses films emblématiques.

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    C’est quelques minutes après la fin du débat ayant suivi la projection que nous avons pu discuter un moment avec elle : l’occasion de revenir sur le génie bricoleur de René Vernadet, inventeur de l’hélivision, de nommer un écrivain-dessinateur-cinéaste qu’elle apprécie Samivel et d’évoquer la personne de Yak Rivais, un auteur bien connu en littérature jeunesse, avec lequel elle est en train de bâtir un nouveau projet de film-portrait.
    Elle recommande d’ailleurs de lire La grammaire impertinente – parue une première fois en 1989 et réactualisé en 2008 par les éditions Retz. Un retour aux sources pour cette réalisatrice qui a longtemps travaillé pour la chaine éducative et jeunesse « Cap Canal » et dont l’intérêt pour la pédagogie ne s’est jamais altéré.

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    Bibliographie : Samivel et Yak Rivais
    Disponibles à l’Espace multimédia gantner, à la médiathèque :

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    • Samivel : l’âme du monde [texte imprimé] / Fondation du château de Saint-Maurice, Auteur. – Paris : Hoëbeke, impr. 2007. – 1 vol. (139 p.): ill. en noir et en coul., couv. et jaquette ill. en coul.; 32 cm.

    Publ. à l’occasion de l’exposition  »Il y a 100 ans naissait Samivel, illustrateur, écrivain, cinéaste » présentée du 31 mars au 30 septembre 2007 au château de Saint-Maurice (Suisse) et organisée par la Fondation du Château de Saint-Maurice en collaboration avec la Musée d’ethnographie de Genève
    Bibliogr. p. 138-139 . – ISBN 978-2-84230-280-1

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    • 36 références dans les collections départementales de Y. Rivais dont :

    Faix, 9/10. Faix : « La narration vous change la vie » [texte imprimé] / Saint-ève, Hubert, Directeur de publication, rédacteur en chef; Meier, Richard, Auteur; Helissen, Alain, Auteur; Dachy, Marc, Auteur; Gattinoni, Christian, Artiste; Cortanze, Gérard de, Auteur; Hubaut, Joël, Auteur; Compagnon, Antoine, Auteur; Rivais, Yak, Auteur; Snyers, Alain, Auteur; Noël, Bernard, Auteur; Bobillot, Jean-Pierre, Auteur; Demarcq, Jacques, Auteur; Frontier, Alain, Auteur; Deguy, Michel, Auteur; Novarina, Valère, Auteur; Giroud, Michel, Auteur; Darol, Guy, Auteur. – Metz : Faix, 1981. – 151 p.: ill. en coul.; 20 cm.

    A noter : Libération a fait paraître les 23 et 24 janvier 2016, un supplément de VIII pages intitulé Contes d’hiver. On y retrouve des textes de Jean-Christophe Rufin, Gérard Guerrier, Sylvain Tesson, Jacques Weber ou Dominique Potard.

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    Texte et entretien : Fabien Vélasquez
    Photographies : DR
    Remerciements à Laëtitia, Laurence (Bibliothèque de Vescemont) et Gilles Barthélemy (Médiathèque départementale).

  • La Bibliothèque en vadrouille n° 59

    Lieu : médiathèque de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes)
    Date : 10 décembre 2015
    Heure : entre 9h et 17h

     

     

    Organisée par la Bpi, le réseau de lecture publique de la CASA, l’ARL PACA et l’ABF PACA, cette journée d’études s’inscrit dans le cadre du cycle « Partager des savoirs, faire société : les bibliothèques dans la cité ».

    La journée d’études se déroulait donc à Villeneuve-Loubet au Pôle culturel Auguste Escoffier, qui accueille l’une des cinq médiathèques du réseau de la CASA avec Antibes (deux médiathèques), Biot et Valbonne.
    La médiathèque de Villeneuve-Loubet a la particularité d’être le pôle thématique cuisine, en raison de sa proximité avec le musée d’art culinaire – Fondation Escoffier, l’enfant du pays.

    Extrait de la note d’intention rédigée en amont de la journée d’étude :

    « Le numérique a largement contribué à un mouvement plus général qui incite tout un chacun à prendre une part active dans des processus collectifs de partage des savoir-faire et de co-construction. Les bibliothèques, de plus en plus, s’inscrivent dans cette dynamique et construisent de nouvelles formes de solidarité comme de sociabilité, avec une gamme d’objectifs qui va de l’inclusion sociale au développement économique d’un territoire en passant par divers projets élaborés via des living lab, fablab, makerspace etc. Pourquoi et comment la bibliothèque peut-elle se positionner, avec quels partenaires, autours de quels projets, dans quels dispositifs, avec quelles compétences ?.

    La technopole de Sophia Antipolis fondée en 1969 par Pierre Laffitte a encore recruté en 2014, 3000 emplois. Elle accueille plusieurs entreprises mondiales, par exemple le leader chinois de la téléphonie mobile et Bosch Atomotive comme l’a rappelé en introduction le Directeur général des services de la Communauté d’agglomération Sophia Antpolis. A la suite de cette évocation, nous est venu à l’esprit le très beau texte de Jacques Lacarrière paru en 1989 dans Le Bel aujourd’hui (reparu en 2015) intitulé tout simplement Une technopole qui pour l’auteur de L’Eté grec est « une ville où l’on apprivoise le futur.» Telle était en quelque sorte la question posée en ce 10 décembre concernant le futur des bibliothèques qui deviennent de plus en plus des lieux laissant une plus grande place aux usages des publics, usages participatifs et coopératifs.

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    Petit tour de table de quelques unes des interventions et collecte de conseils de lecture auprès de deux collègues invités à s’exprimer en matinée.

    • Les Systèmes Urbains Cognitifs  et le Tiers lieu

    Nous avons pris un moment pour échanger avec Raphaël Besson, qui a forgé dans une thèse la notion de Systèmes Urbains Cognitifs et fondateur en 2013 du bureau d’études Villes Innovations basé entre Grenoble et Madrid. De nombreuses publications disponibles sur ce site.

    Il nous invite à lire Yann Moulier Boutang, « Le Capitalisme cognitif : la nouvelle grande transformation », un ouvrage de 2007 (réédité en 2008) qui selon lui s’avère une lecture clé pour le sujet.

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    Il ajoute que le court texte de Lorca « Jeu et théorie du duende » (mai 2008, éd. Allia) peut aussi compléter d’une manière originale ce qui irrigue la notion de tiers lieu.

    • Medialab Prado

    Nous rencontrons aussi Silvia Nanclares qui a présenté le travail du Medialab Prado, un équipement municipal madrilène, laboratoire citoyen de production, de recherche et de diffusion de projets culturels œuvrant dans le champ de l’expérimentation et de l’apprentissage collaboratif propres aux réseaux numériques. Silvia nous cite César Rendueles, un sociologue dont le travail a été remarqué en 2013 à l’occasion de la parution de « Sociofobia : El cambio político en la era de la utopía digital ». – Fiche wikipédia de l’auteur, ainsi que son compte twitter. Lors de sa communication, Silvia a projeté plusieurs diapositives présentant le collectif #bookcamping, dans l’une d’elles, un dessin d’un groupe de personnes lisant nous a attirés l’œil : il a été réalisé par Maria Castello Solbes.

     

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    • La bibliothèque de Kista en Suède

    Elisabeth Aquilonius a présenté le projet d’établissement de la bibliothèque de Kista en Suède qui présente la particularité de se déployer sur 2400 m2 sur un seul niveau avec peu de murs. Cette bibliothèque est ouverte 362 jours par an. Elle a remporté en 2015, le prix IFLA de la bibliothèque publique de l’année. Son aménagement est spacieux, dans certains endroits de la médiathèque, des hamacs sont à la disposition du public.

    • Les bibliothèques numériques de référence

    L’après-midi a débuté par la présentation des bibliothèques numériques de référence, un label piloté par le Ministère de la Culture, initié en mars 2010 sous l’impulsion de Frédéric Mitterand. Cécile Quéffelec a dressé un état des lieux des bibliothèques faisant parties de ce réseau : ainsi Aix en Provence, Bordeaux, Brest, Caen Agglomération, Conseil départemental du Pas-de-Calais, Plaine Commune, Grand Troyes ont été retenus en 2015.

    • La MECA de Pertuis, un chantier intermédia, vivant, ouvert

    La présentation de Véronique Vassiliou, chef de projet pour la construction de la médiathèque intercommunale du Pertuis a donné lieu à un exposé très intéressant. Citant dès le début de sa communication Dick Higgins, l’artiste, théoricien et éditeur américain (1938-1998), cette référence l’a conduite à dénommer la future médiathèque MECA (contraction de diathèque des Carmes), pour bien rendre compte de la dimension poreuse contenue dans le concept d’Higgins (textes, voix, sons, gestes, sonorités et contamination réciproque et dynamique de ces divers médiums). Le chantier est attentivement suivi par Véronique qui veille à ce que chaque espace soit susceptible d’accueillir des pratiques émergentes.

    • créativité et innovation à La Casa : quand recherche, entrepreneuriat et culture s’entremêlent

    Marie-Helène Cazalet, directrice de la lecture publique de la Casa et Jean-Marie Audoli, directeur du business Pôle CASA ont dialogué autour des entrecroisements entre créativité et innovation. Le projet de Datagramme co-réalisé avec l’INRIA a été présenté sous la forme d’un petit film explicitant l’intérêt de ce jeu destiné à initier les plus jeunes à la programmation. Un jeu créé par Inria (Laure Guion, Christine Leininger, Lola Kovacic, Nathalie Lacaux) avec le soutien de Cap’Maths et le travail graphique et de gameplay de Âme en Science. L’occasion d’évoquer la parution d’un livre « Lire, écrire, compter, coder » qui milite pour un enseignement du code aux jeunes générations.
    Dans le même souci d’introduire une forme innovante d’art dans la médiathèque : la présence en 2013 de Jean-Claude Meynard, plasticien fractaliste a suscité l’intérêt de visiteurs curieux de découvrir un art dont certains des représentants fondateurs (1997) sont aujourd’hui des artistes numériques confirmés.

    • Développement numérique en médiathèques : nécessaire et indispensable implication des agents

    Lionel Dujol, chargé du développement numérique des médiathèques de l’agglomération Valence Romans Sud Rhône-Alpes a rappelé une idée clé pour une meilleure imprégnation du numérique : « on ne peut pas développer de services innovants si les équipes ne sont pas la première passerelle vers cela. » De là, découle la mise en place d’outils pensés pour que le bibliothécaire participe en élaborant des contenus accessibles à tous, collègues et usagers, tel le blog Everitouheque.

    • l’Entente numérique

    Ce sont ensuite Carol Giordano et Fabien Fabre qui sont venus présenter l’Entente numérique, un catalogue de formations à la culture numérique destinées aux bibliothécaires et autres professionnels de la culture.
    Le catalogue devrait être finalisé début 2016 et diffusé progressivement auprès de services formation de diverses collectivités. Carol et Fabien ont cité un exemple de projet qui associe des compétences élargies : la malinette, projet également soutenu par l’Espace multimédia gantner sous la forme d’une résidence en mars 2015. Lire et écoutez les conseils des membres de ce projet sur ce même blog : billet n° 4 dans la série in situ.

    La médiathèque proposait une exposition de livres d’artistes d’Anne-Marie Lorin ainsi qu’un choix d’ouvrages de l’illustratrice tchèque Kveta Pacovska, pionnière née en 1928.

    Bibliographie : Disponibles à l’espace multimédia :

    • Capitalisme cognitif (Le) : la nouvelle grande transformation [texte imprimé] / Moulier Boutang, Yann, Auteur. – Paris : Ed. Amsterdam, impr. 2007. – 1 vol. (245 p.): graph.; 21 cm. – (Multitudes-idées) . Bibliogr. p. 235-245 . – ISBN 978-2-915547-48-1
    • Postface : un journal critique de l’avant-garde [texte imprimé] / Higgins, Dick, Auteur; Feuillie, Nicolas, Traducteur. – [Dijon] : Presses du réel (les), impr. 2006. – 1 vol. (185 p.): couv. ill.; 17 cm. – (écart absolu poche (L’)) . ISBN 978-2-84066-110-8
    • Lire, écrire, compter, coder [texte imprimé] / Bardeau, Frédéric, Auteur; Danet, Nicolas, Auteur. – Limoges : Fyp éditions, 2014. – 1 vol. (157 p.): illustrations en noir et blanc; 19 x 13 cm. ISBN 978-2-364-05110-2
    • La bibliothèque in situ n° 16 [blog] En quoi les biens communs concernent-ils les bibliothèques ?
      Journée d’études ABF Franche-Comté, 6 octobre 2015

    Texte et entretien : Fabien Vélasquez
    Photographies : issues des communications des intervenants pour certaines des reproductions.
    Remerciements à tous les intervenants, la BPI et les médiathèques de la CASA pour leur accueil chaleureux.

  • La bibliothèque en vadrouille n° 58

    Date : 4 décembre 2015
    Lieu : cinéma Pathé, Festival EntreVues, Belfort.
    Heure : entre 12h30 et 13h15
    Durée : 23 min 58 sec (en deux parties)

    Les conseils de Franssou Prenant

    Invitée dans le cadre de la projection de son dernier film Bienvenue à Madagascar, la bibliothèque en vadrouille a eu la chance de pouvoir dialoguer avec Franssou Prenant, « un des foyers secrets de la cinématographie d’auteur en France » d’après Nicole Brenez.
    Rencontre avec une cinéaste résolument attachée à l’art cinématographique et à la vie tout simplement. Oeuvrière/ouvrière des images, elle est multiple, à la fois réalisatrice, scénariste, monteuse, actrice, opératrice, muse…

    Son film figure deux fois au Palmarès du Festival :

    Prix d’Aide à la distribution Ciné +

    Prix Eurocks One+One

    Une vingtaine de minutes en zigzags autour de ses lectures et de quelques uns de ses films.
    Un entretien qui complète celui que nous avions eu par courriel en amont de la projection de son film, paru dans le blog du festival EntreVues.

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    Pour débuter l’entretien, nous lui soumettons ce bref propos :
    « Franssou Prenant est une cinéaste qui prend des notes en permanence, des notes écrites, des notes filmées en super 8, qui envoie des lettres et des cartes postales. Un jour, un sujet s’impose à elle et elle s’engage dans sa fabrication comme si elle engageait une partie de tennis avec le spectateur, en montant toujours au filet. Quand on monte au filet, on rate des balles, mais le geste est toujours impressionnant. » in autourdu1ermai.fr

    Un de ses amis dit aussi qu’elle « monte aux barricades ». Cette expression nous conduit inévitablement à évoquer Mourir à Trente ans, le film réalisé par Romain Goupil en 1982, pour lequel Franssou fut monteuse avec Romain.

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    La suite de l’entretien est l’occasion d’évoquer plusieurs de ses lectures : Rachid Mimouni, René Schérer et Fourier, Spinoza et Constantin Cavafy (dont elle a mis en image le poème « Reviens souvent et prends-moi, sensation bien-aimée »)

    A propos de l’auteur algérien Mimouni découvert dans les années 2000 à Alger, elle a presque tout lu, elle se souvient en particulier d’un ouvrage au titre étonnement prémonitoire au regard des tragiques attentats sur la planète perpétrés au nom d’une religion : De la barbarie en général et de l’intégrisme en particulier, (éd. Le Pré aux clercs, 1992). A lire, le compte rendu-recension intitulé « Les Voltaire d’Alger » de Gilles Anquetil paru dans le Nouvel Observateur du 4 au 10 juin 1992, n° 1439 : p. 133 et 134.

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    « Le monde est tout entier dans chacun de ces points de vue, et n’existe nulle part ailleurs que dans leur entrecroisement. Il y est, selon le mot-concept choisi par Deleuze, plié. Tous coexistent, sont « compossibles » dans le langage de Leibniz qui s’impose ici. Le plan de l’utopie est celui de ces compossibilités, qui sont toutefois de principe seulement, sans avoir trouvé le mécanisme de leur accord. » in : Utopies nomades : René Schérer, les presses du réel, 2009.

    Franssou a signé en 2007, Le Jeu de l´Oie du Professeur Poilibus, un film de 2h30 dans lequel René Schérer est très présent. Proche du penseur depuis l’age de 14 ans, Franssou suit cet homme dans son quotidien : « Voilà donc que la philosophie n’est plus un langage d’initiés et se développe au delà des écrits, des chaires et des séminaires, accessible à tous, elle peut être pratiquée par et avec, les enfants, les femmes, les noirs, les paysans, les vieillards, les oies, et même les adultes. Découvrir (la variété), Résister (aux pouvoirs et aux infamies).»

    Avant de clore la discussion, Franssou nous dit quelques mots du film Pastorale d’Iosseliani qu’elle s’apprêtait à revoir en salle, dans le cadre de la Fabbrica.

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    A noter : à partir du 18 décembre, la Cinémathèque Française à Paris, consacre une rétrospective joliment intitulée « Franssou Prenant, reviens souvent » dont voici le programme : site de la cinémathèque.

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    Bibliographie : dans les collections départementales :

    • Daney et le tennis

    – amateur de tennis (L’) : critiques [parues dans  »Libération »] 1980-1990 [texte imprimé] / Daney, Serge; Lindon, Mathieu, Préfacier, etc.. – Paris : P.O.L., 1994. – 271 p.: couv. ill.; 21 cm.

    Disponible à l’Espace multimédia gantner

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    • Goupil :

    – Mourir à trente [30] ans [document projeté ou vidéo] / Goupil, Romain, Monteur. – MK2, cop. 1982. – 1 DVD vidéo (2 h 23 min.): 4/3, coul. (PAL), son. (Dolby digital).
    Disponible à la médiathèque départementale : en prêt en ce moment à la médiathèque d’ EGUENIGUE (90).

    • Mimouni :

    – Honneur de la tribu (L’) : roman [texte imprimé] / Mimouni, Rachid. – Paris : R. Laffont, 1989. – 215 p.; 21 cm.
    Disponible à la médiathèque départementale

    • Schérer

    – Utopies nomades [texte imprimé] / Schérer, René, Auteur. – Dijon : Presses du réel (les), impr. 2009. – 1 vol. (216 p.); 17 cm. – (Relectures).
    Disponible à l’Espace multimédia gantner

    • Cinéma d’avant-garde :

    – Cinémas d’avant-garde [texte imprimé] / Brenez, Nicole, Auteur. – Paris : Cahiers du Cinéma ; Sceren-Cndp, DL 2006. – 1 vol. (95 p.): ill., couv. ill. en coul.; 19 cm. – (petits cahiers (Les))
    Disponible à l’Espace multimédia gantner

    – Cinéma, politique : trois tables rondes [texte imprimé] / Godard, Jean-Luc, Autre; Brenez, Nicole, Editeur scientifique; Arnoldy, Edouard, Editeur scientifique; Straub, Jean-Marie; Ossang, Frédéric-Jacques; Carasco, Raymonde; Vidor, King; Fuller, Samuel; Rocha, Glauber; Clémenti, Pierre; Grandrieux, Philippe; Hanoun, Marcel; Fatmi, Mounir. – Bruxelles : Labor, cop. 2005. – 1 vol. (117 p.); 24 cm. – (Images).
    Disponible à l’Espace multimédia gantner

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    Remerciements chaleureux à Franssou, ainsi qu’à Marie Holweck (rédactrice en chef du Journal d’Entrevues)
    Photographies : Vincent Courtois – EntreVues, Festival International du Film de Belfort
    Texte et entretien : Fabien Vélasquez

     

  • La bibliothèque en vadrouille n° 57

    Lieu : Abords du Cinéma Pathé, Festival Entrevues
    Date : 1er décembre 2015
    Heure entre 19 :45 et 19 :52

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    Les conseils de Véronique Hubert

    C’est avec un grand plaisir que nous avons retrouvé Véronique Hubert, une artiste habituée du Festival Entrevues. Elle est l’auteure de FAGM, l’une des 54 œuvres de la collection d’œuvres d’art numériques initiée en 2004 à l’espace multimédia gantner.

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    Nous avons souhaité évoqué avec Véronique le projet Une page débuté en février 2015 qui consiste à faire lire à des personnes qu’elle a déjà invitées dans l’une de ses soirées, une page à haute voix.

    Lecture réalisée chez la personne, souvent non loin de sa bibliothèque…

    A ce jour 5 livraisons : N°1, N°2, N°3 et N°4 : Paul Armand Gette, Pascal Lièvre, Ghislain Mollet-Viéville, Béatrice Cussol et Tsuneko Taniuchi.

    A quelques heures, du début de son set, il nous a paru intéressant de demander à Véronique quel serait le texte qu’elle aimerait lire : elle cite sans hésiter Griselis Réal (1929-2005), une prostituée et romancière dont elle apprécie beaucoup l’écriture.

    La médiathèque de Delle possède dans ses collections, un de ses ouvrages : Le noir est une couleur (éditions Verticales, 2005).

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    C’est à partir de minuit, le public plus nombreux à la Poudrière que la fée emplie d’une énergie tourbillonnante a mené le bal : images rythmées collectées depuis de nombreuses années et sons pop se succédant pour le plus grand bonheur de danseurs sur une piste éclairée par le reflet des vidéos . Parmi les projections, on a aperçu quelques fragments d’Alibi (2011), une vidéo réalisée en partie à Belfort lors d’une résidence jumelée avec les Musées de Belfort, le centre chorégraphique et l’espace multimédia.

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    Texte, photographies et entretien : Fabien Vélasquez

  • La bibliothèque en vadrouille n° 56

    Date : 25 novembre 2015
    Lieu : Librairie La Marmite à mots, Belfort
    Heure : entre 21 :00 et 21 : 05

    Les conseils de Carole Fives
    Les petites fugues dans le Territoire de Belfort # 3/3

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    Carole Fives est née dans le Pas-de-Calais et vit aujourd’hui à Lyon, où elle partage son temps entre les arts plastiques et la littérature.
    Caroline, libraire à la marmite à mots a débuté en présentant Carole comme étant une personne ayant beaucoup de cordes à son arc. La discussion s’est poursuivie de manière très spontanée, entrecoupée de quelques lectures.

    Durant le verre de l’amitié et les dédicaces, nous avons souhaité discuter écriture et art avec Carole, puisque celle-ci enseignait il y a peu de temps encore  à l’école d’art de Tourcoing.

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    Nous lui demandons dans la prolongation d’une journée d’études tenue à Cergy les 16, 17 et 18 novembre dernier (où plusieurs auteurs sont intervenus : François Bon, Jérôme Mauche ou Carla Demierre entre autres) de nous donner son point de vue sur les entrelacements entre art et littérature. Elle incite à ce que l’étude des auteurs contemporains soit davantage prise en compte par l’Université à l’image de ce que l’on observe dans le monde anglo-saxon avec le creative writing (l’écriture créative) qu’elle aime expérimenter lors de workshops ou ateliers d’écriture, en utilisant des auteurs tels Charles Pennequin, Valérie Mrejen ou Marie Darrieussecq.

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    Nous lui suggérons ensuite de découvrir deux ouvrages qui ont aussi pour cadre une école d’art, lieu cher à l’auteure de Modèle vivant ou C’est dimanche et je n’y suis pour rien, il s’agit de Good Vibrations de Brice Matthieussent et de Faire dépression d’Yves Tenret.

    C’est ensuite à Carole de nous livrer ses coups de cœurs : elle invite à relire tout Nathalie Sarraute, en particulier Tu ne t’aimes pas (1989) et apprécie la peinture de Marc Desgrandchamps.

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    Bibliographie : disponibles à la médiathèque départementale :

    • C’est dimanche et je n’y suis pour rien : roman [texte imprimé] / Fives, Carole, Auteur. – [Paris] : Gallimard, DL 2014. – 1 vol. (151 p.); 19 cm. – (L’arbalète) . – Paris : Ecole des loisirs, 2014. – 1 vol. (32 p.): illustrations en couleur; 22 x 31 cm. – (Pastel) .
    • Modèle vivant [texte imprimé] / Fives, Carole, Auteur. – Paris : Ecole des loisirs (l’), 2014. – 1 vol. (94 p.); 19 x 13 cm. – (Médium)
    • Honte de tout [texte imprimé] / Fives, Carole, Auteur. – Paris : T. Magnier, 2013. – 1 vol. (150 p.); 16 x 14 cm. – (Nouvelles) .
    • Est-ce que la maîtresse dort à l’école ? [texte imprimé] / Fives, Carole, Auteur; Le Touzé,
    • Dans les jupes de maman [texte imprimé] / Fives, Carole, Auteur; Monfreid, Dorothée de, Illustrateur. – Paris : Ed. Sarbacane, 2012. – 1 vol. (40 p.): illustrations en noir et en couleur; 28 x 19 cm Anne-Isabelle, Illustrateur.

    Texte et entretien : Fabien Vélasquez
    Remerciements : Carole Fives, Caroline pour la modération du débat, Cécile pour les photographies, Denis pour la lecture spontanée, David du CRL et les 4 autres personnes présentes.

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  • La bibliothèque en vadrouille n° 55

    Lieu : Auxelles-Haut
    Date : 20 novembre 2015
    Heure : entre 21 :30 et 21 :40

    Les conseils de Fabrice Humbert
    Les petites fugues dans le Territoire de Belfort # 2/3

    Dans le cadre des petites fugues, la médiathèque d’Auxelles-Haut recevait Fabrice Humbert pour un moment de discussion autour de ses 6 ouvrages parus à ce jour.
    François Fendeleur qui animé cette causerie (terme cher à Colette ou Bachelard) a souligné qu’il suffisait de présenter Fabrice en rappelant simplement qu’il enseigne la littérature au Lycée franco-allemand de Buc, dans les Yvelines. Pour connaître d’autres détails de sa vie, le lecteur pourra lire Autoportraits en noir et blanc et Biographie d’un inconnu. Lire un extrait ici.

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    Fabrice Humbert s’est ensuite prêté très gentiment à l’exercice de l’entretien après une séance de dédicace très prisée : nous lui avons demandé de s’exprimer sur l’importance de l’éducation. Il insiste sur le rôle de l’école qui doit aider tous les élèves à grandir et en particulier en banlieue. A ce titre, un ouvrage peut être intéressant à citer, en lien avec ce sujet : « Homère et Shakespeare en banlieue ».

    Publié en 2009, ce livre témoigne d’une expérience menée en banlieue par Augustin d’ Humière, professeur et initiateur d’un réseau de solidarité avec les lycéens.
    Fabrice Humbert commente ensuite la notion d’utopie au regard de son dernier ouvrage Éden utopie, publié chez Gallimard, en 2015.

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    A noter : Fabrice Humbert signe L’enfant poisson (p. X du Libération « Demain la terre », spécial CLIMAT DES ECRIVAINS supplément à l’édition du 26 novembre 2015. Texte dans lequel on peut lire : « Une ville entière. Une ville happée par les eaux, comme les villes du Déluge, comme les villes disparues de la mythologie. »

    La soirée s’est poursuivie autour d’un verre et de quelques mignardises préparées par l’auberge Le coin de la Stole.

    Bibliographie – Disponible à la médiathèque départementale :

    • Eden utopie : roman [texte imprimé] / Humbert, Fabrice, Auteur. – Paris : Gallimard, 2015. – 1 vol. (277 p.); 21 x 14 cm. – (Blanche) .
    • Avant la chute : roman [texte imprimé] / Humbert, Fabrice, Auteur. – Paris : Passage (le), 2012. – 1 vol. (276 p.); 21 x 14 cm. – (Littérature) .
    • fortune de Sila (La) : roman [texte imprimé] / Humbert, Fabrice, Auteur. – Paris : Passage (le), 2010. – 1 vol. (316 p.); 21 cm
    • origine de la violence (L’) : roman [texte imprimé] / Humbert, Fabrice, Auteur. – Paris : Passage (le), 2008. – 314 p.; 21 x 14 cm. – (Littérature) .Remerciements : François Fendeleur et Fabrice Humbert

     

  • La bibliothèque en vadrouille n°54

    Lieu : Essert (90850)
    Date : 17 novembre 2015
    Heure : entre 20:45 et 20:51

    Les petites fugues dans le Territoire de Belfort # 1/3

    Pour l’une des premières rencontres du festival Les Petites fugues, deux médiathèques (Essert et Foussemagne) ont reçu à Essert l’auteure lilloise, qui a inauguré la série de 5 rencontres publiques prévues dans le Territoire.

    La rencontre a été animée de manière originale par Catherine et Nathalie, les bibliothécaires qui ont préparé des fiches illustrées pour structurer la conversation autour du livre Dans son propre rôle ainsi qu’un choix de lectures proposées par Nicole, une des bénévoles – lectures devant aider l’auteure à débattre d’un thème contenu dans l’extrait lu.

    C’est à l’issue d’une séance de dédicaces, que nous avons pu prendre quelques minutes en compagnie de l’auteure (4 références dans le fonds départemental). Elle a très gentiment réagi à la lecture de deux extraits de « Holden, mon frère », récit plein d’humour qui constitue une ode à la bibliothèque considérée par l’auteure comme emblématique d’ « un lieu d’épanouissement, de découverte de soi et d’ouverture aux autres. »

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    Fanny nous dit quelques mots d’un futur roman à paraître en février 2016 aux (éditions) La Contre-Allée : Tombeau de Pamela Sauvage, un roman dont la mise en page joue un rôle déterminant.

    Extrait de la Quatrième de couverture :
    « Vestige de cet outil révolutionnaire que l’on appelait alors le livre, le Tombeau de Pamela Sauvage contient les portraits de 23 existences témoignant d’un temps révolu, le nôtre. Dans un monde futur que l’on devine plus ou moins proche, une voix philologue commente et observe ce que révèle de notre époque ces existences à peine ébauchées, sans possible narration et où l’extraordinaire n’a pas eu cours. Ces existences s’avèrent être liées selon l’effet du petit monde, hypothèse reprise par Stanley Milgram selon laquelle chacun de nous serait relié à n’importe quel autre individu par une courte chaîne de relations sociales. »

    Fanny nous incite à lire les nombreux ouvrages de son amie Nathalie Kuperman qui écrit à la fois pour la jeunesse et pour les adultes. Elle préconise particulièrement la lecture de J’ai renvoyé Marta (2007).

    Elle nous invite ensuite à découvrir un auteur américain Stewart O’Nan qui est également édité à l’Olivier et notamment Emily (Disponible à Belfort et Delle).
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    Elle poursuit en suggérant de jeter un œil très attentif, sur le travail d’une jeune auteure (1985) à suivre : Emmanuelle Richard qui a fait paraître en 2014, La légèreté et en 2010, Selon Faustin.

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    Enfin, c’est une lecture plus délicate et pesante qu’elle veut nous faire connaître à travers Petite Vie, un texte de son ami Patrick Varetz, édité chez POL (2015).

    Fanny Chiarello assurant la voix et la guitare dans le groupe de musique tOYySessiOn, (aujourd’hui dissous), nous lui avons demandé un son qui correspondrait à l’air du moment, un son de circonstance (peut-être lumineux en ces temps obscurs…) : « Si les américains ont souvent l’habitude dans des moments où l’on a besoin d’être accompagné dans la tristesse d’écouter l’Adagio pour cordes (1936) de Samuel Barber, je citerai un groupe de rock montréalais : A Silver Mt. Zion et leur morceau : Sisters! Brothers! Small Boats of Fire Are Falling from the Sky!« 

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    Texte et entretien : Fabien Vélasquez
    Photographies : médiathèque d’Essert
    Remerciements : Fanny Chiarello, Nathalie Majkowski (Essert) et Catherine Lanzini (Foussemagne) et le CRL.