Auteur/autrice : fabien

  • La bibliothèque en vadrouille n°32

    Lieu : CCN VIA DANSE (Belfort)

    Date : 20 avril 2015

    Heure : entre 22 et 22:15

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    Les conseils de Etienne Cuppens et Sarah Crépin
    (cie La BaZooKa) et d’une spectatrice amatrice de danse, Cécile

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    Un reportage de Jean-Michel Ogier mis en ligne le 13 novembre 2014 sur culturebox.

    Rencontre avec Etienne Cuppens et Sarah Crépin, quelques minutes après la répétition publique d’une étape de travail de leur création Stravinsky Motel 

    Un homme, une femme, un piano, deux pianistes et un œil quelque part…
    Stravinsky Motel pose la question du couple, de sa capacité à être ensemble, à cohabiter, à se partager l’espace et le tempo, la possibilité de s’alimenter pour se réinventer.De l’intrigue sur « Petrouchka » au « Sacre du printemps » martelé par les pas des « danses sportives », les corps des protagonistes évoluent avec fièvre et joie vers une direction commune. Une oscillation entre le raisonnable et le délirant, le détournement et le tour de magie.
    Les deux musiques pour ballet d’Igor Stravinsky, Petrouchka et le Sacre du Printemps, dans les versions originales du compositeur pour piano « quatre mains », sont jouées en direct et confrontées à la musique, aux sons et aux dialogues de deux monuments du cinéma américain: Psychose et la Nuit du Chasseur.

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    Stravinsky-Motel

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    La BaZooKa est née en 2002 de l’association d’Étienne Cuppens et Sarah Crépin. Ensemble, ils conçoivent des spectacles à caractère chorégraphique avec des obsessions récurrentes comme l’identité, la mémoire et la fiction. Dans une esthétique influencée par le graphisme et le rock, leurs pièces ont souvent recours à des dispositifs optiques qui redistribuent la place du spectateur. Ils commencent par inventer un personnage fantasmagorique, La BaZooKa, icône disco bancale dont on suit les aventures au cours des sept premières créations comme une suite d’épisodes signés à quatre mains.

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    Après des études de danse classique et contemporaine au conservatoire de Grenoble et d’une année au CNDC d’Angers, Sarah Crépin  a été l’interprète de François Raffinot, Joanne Leighton, Myriam Naisy, Xavier Lot, Anja Hempel, Fabrice Lambert, Razerka Ben-Sadia-Lavant et Hervé Robbe…

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    Étienne Cuppens est créateur sonore pour le spectacle vivant, il a réalisé différents univers pour le spectacle vivant et le cinéma. Il a collaboré avec François Raffinot, Pierre Doussaint, Isabelle Duboulloz, Aude Vermeil, Hervé Robbe, Thierry Langlois, Emmanuelle Vo-Dinh, Yvan Duruz et Arnaud Troali

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    Trois conseils de lecture et une citation

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    • Cécile, assidue du CCN nous glisse un conseil de lecture inspiré de ce 19h qu’elle vient de découvrir : Le toucher de la hanche de Jacques Gamblin.
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    • Nous rencontrons ensuite Etienne Cuppens nous livre quelques clés sur l’univers sonore de cette création, et se souvient d’une chanson des Rolling Stones qui a déclenché en lui adolescent une prise de conscience de ce moment où la musique peut soudainement devenir « autre chose ».
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    Il réagit ensuite au récent décès de Günter Grass, Le tambour, un livre fantastique, avec une seconde partie peu visible dans la version filmée extrêmement troublante sur la musique, la folie de l’engagement, une fresque fabuleuse, à lire ou relire absolument.

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    • C’est ensuite au tour de Sarah Crépin de se prêter au jeu de la discussion : Elle explique comment l’archive nourrit sa pratique et nous recommande ensuite la lecture de Michel Houellebecq, La carte et le territoire, « très touchée par ce livre qui met en scène les cartes Michelin.» Elle ajoute être sensible à cet objet.
      Lire à ce sujet, l’entretien paru dans le numéro 78 -Juillet/août 2015 de Mouvement (pages 56 à 63) entre Michel Houellebecq et Marc Lathuillière qui conversent avec Michel Poivert..

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    • Au moment de quitter le ccn, Nicolas Chaigneau (le second danseur sur la création avec Sarah) observe l’architecture et trouve l’édifice de l’avenue de l’Espérance à l’image de sa fondatrice, «  doux et exigent  » Deux beaux adjectifs que ce danseur formule en se souvenant d’un stage effectué avec Odile Duboc, il y a quelques années et qui découvrait le lieu pour la première fois.

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    Texte et entretiens : Fabien Vélasquez
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    Voir aussi l’article la bibliothèque en vadrouille n°33 qui aborde une matière proche : le bal

  • La bibliothèque en vadrouille n°31

    Lieu : Ecole d’art Jacot

    Date : 4 juin 2015

    Heure : entre 22h et 22h30

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    Les conseils de Valérie Jouve

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    A l’occasion d’une soirée de projection de films à l’école d’art Jacot, la veille de l’ouverture de l’exposition « La Terre nous est étroite, regard croisés sur la Palestine » présentée au 19, nous avons pu nous entretenir avec Valérie Jouve qui a très généreusement pris quelques minutes pour réagir à quelques impressions nées de la vision de son film Grand littoral (2003) [lire à cet égard le texte de Valérie Jouve, pages 45, 46 et 47 dans ce dossier élaboré par la galerie Xippas, disponible en ligne].

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    Valérie Jouve en discussion avec les artistes de l’expo visible au 19, un portrait de Valérie avec Philippe Cyrulnik.

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    Elle évoque la dimension chorégraphique présente dans son travail particulièrement dans ce film, elle réagit ensuite à deux mots qui balisent la discussion : résistance et oppression.

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    Non à l’appauvrissement des cultures

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    Le quotidien brutal dans lequel se trouvent les artistes palestiniens est très éloigné du contexte européen de l’art contemporain. Sur cette terre étroite, les artistes se doivent de prendre position et de participer d’une certaine résistance.

    Valérie nous confie ensuite un souvenir : une femme amérindienne de 85 ans rencontrée en Palestine, lui dit lors d’une conversation très paisible, fluide et nourrissante que son peuple est occupé depuis 800 ans. Cette évocation en nous déclenche la remémoration du très bel ouvrage paru en 1974, Pieds nus sur la terre sacrée de T. C. McLuhan [Disponible à la médiathèque départementale : cote 392.097 PIE].

    A son tour, Valérie nous recommande de relire tout Franz Fanon [Ecoutez le reportage multimédia mis en ligne le 5 décembre 2011 : Frantz Fanon, la pensée et l’action sur France culture.com] ainsi que La Sorcière, de Jules Michelet.

    « Ce livre très ancien (1862), contient déjà la non acceptation de celui qui est différent : cela a déjà débuté chez nous par la poursuite de ces gens qui étaient des guérisseurs et pas obligatoirement des sorciers au sens du mal et du mauvais œil part, mais qui étaient aussi des médecins qui soignaient par des plantes. Nous nous sommes déjà amputés dans nos pays de cette part de savoir qui ne correspondait pas obligatoirement à la rationalité voulue dans notre pensée occidentale, qui fait de nous des handicapés qui ne savent pas entendre les conseils ou les pensées des gens d’autres cultures. »

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    Un autre entretien avec Valérie Jouve dans le rendez-vous du 23 Juin dernier.

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    Expositions :

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    A voir l’exposition à Montbéliard, au 19 jusqu’au 23 août

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    A Paris, au Jeu de Paume, jusqu’au 27 septembre 2015

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    Bibliographie (Disponible à l’Espace multimédia)

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    Valérie Jouve figure parmi les contributrices du numéro 5 de la revue de l’Isba « Ailleurs » :

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    D’ailleurs. [Texte imprimé] : Puisqu’on vous dit que c’est possible / Laurent Devèze ; Stéphanie Jamet-Chavigny ; Ahmed Bouanani ; Dork Zabunyan ; Paul Ardenne ; Nicole Brenez ; Christine Van Assche ; Frank Georgi ; Isaac Julien ; Halida Boughriet ; Lei Wei ; Guillaume Le Gall ; Valérie Jouve ; Bruno Serralongue. – Graulhet (81) : ISBA, 2015. – 1 vol. (179 p.) : illustrations en couleur ; 25 x 17 cm.
    Bibliogr.
    Contient : « L’orient de Jugurtha « / Laurent Devèze.  » Introduction « .  » De l’affaire Lip aux révolutions arabes « / Stéphanie Jamet-Chavigny ; Mathieu Laurette ; Philippe Terrier-Hermann.  » Vivre la lutte, incarner l’utopie  » : les conflits Lip et leurs représentations, 1973-1981 / Frank Georgi.  » A propos de Chris Marker, Issac Julien, Erkan Ozgen, Khalida Boughriet, Liu Wei « / Entretien avec Christine Van Assche.  » Retour d’expérience « / Bruno Serralongue.  » Paysage social et lyrisme photographique « / Guillaume Le Gall.  » Le mirage d’Ahmed Bouanani « / Touda Bouanani.  » La septième porte ou Une histoire du cinéma au Maroc de 1907 à 1986 « / Ahmed Bouanani.  » Traversée « / Valérie Jouve.  » soulèvement arabes et logiques iconographiques « / Dork Zabunyan.  » La représentation artistiques du travail au XX° et XXI° siècle « / Paul Ardenne.  » Modes de représentation  » : L’enjeu de la représentation du travail, de la fabrication et du savoir-faire dans le système contemporain de la mode / Pascalm Gautrand.  » « Parce qu’ils ont beaucoup travaillé  » : Trois représentations filmiques / Nicole Brenez.  » Werker 10, community Darkroom « / Marc Roig Blesa. -ISBN 978-2-9518588-4-8 (br. sous jaquette) : 12 EUR
    * Titre général : D’ailleurs ; 5
    * Sujets :
    Lip. ** Critique et interprétation
    Art ** Périodiques
    Beat generation ** Influence
    Conflits sociaux
    Utopies
    Tanger (Maroc) ** Influence

    * Résumé : Ce symposium s’inscrit dans le champ de réflexion autour de la figure de l’artiste citoyen en s’appuyant également sur l’histoire bisontine nourrie des utopies sociales et de sa mémoire ouvrière. À l’occasion de la célébration en 2013 du 40e anniversaire de  » L’Affaire Lip « , l’équipe de recherche Contrat Social travaille à une mise en perspective de cette lutte et de sa médiatisation – notamment grâce au film de Chris Marker auquel est emprunté le titre du symposium – en regard de l’actualité internationale depuis les révolutions arabes jusqu’au différentes actions des Indignés ou Occupy Wall Street. Tanger, ville marquée par son passé colonial dont l’image exotique fut véhiculée par les productions cinématographiques occidentales de la première moitié du XXe siècle. Ville en marge qui a fasciné la Beat Generation et aujourd’hui ville à l’urbanisme galopant sur laquelle le renouveau du cinéma marocain donne une vision critique, nourrie des réalités sociales.
    ** Exemplaire (s) : Livre (No 2819250113) : ESPACE GANTNER, section Adulte, AA MAR . Note : Don de l’ISBA

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    Texte, entretien et photographies à l’école d’art Jacot : Fabien Vélasquez

    Crédit photo pour les vues d’exposition : le 19

  • La bibliothèque en vadrouille n°30

    Festival de la Revue à Lyon

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    Lieu : Ecole des Beaux arts de Lyon

    Date : 5 juin 2015

    Heure : entre 14h et 23h

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    Court et intense passage à Lyon pour la seconde journée du festival de la revue initiée par l’association « Livraisons – des revues en Rhône-Alpes ».

    La librairie du festival était installée entre l’amphithéâtre et à proximité de la cantine des étudiants était assurée par Fabrice Sivignon (le col porteur/Le plaisir du texte).

    De nombreux ouvrages à la vente furent présentés sur quatre tables-vitrine.

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    Plusieurs rencontres au fil de cette journée dense, véritable zigzag.

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    • La fosse aux ours

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    Pierre-Jean Balzan, le fondateur des éditions La fosse aux ours évoque en quelques mots l’ouvrage coédité en 2009 avec les éditions à plus d’un titre, François Maspero et les paysages humains, autour du parcours éditorial de (L’occasion pour lui d’évoquer ce grand éditeur disparu en avril 2015).

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    Fosseauxours

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    Il nous recommande de lire Mario Rigoni Stern, qui est la grande fierté du catalogue, un auteur qui fut le témoin du XX siècle en danger, alter égo italien des Genevoix et Jünger.

    Pierre-Jean nous fait part également d’un autre coup de cœur : l’ouvrage d’Eduardo Barrios, L’enfant qui devint fou d’amour, paru en 1915 et édité en 1998 durant les débuts de la maison.

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    De Rigoni Stern : Ouvrages disponibles à Delle (pour les 3) et Belfort (pour les 2 premiers) :

    La Dernière partie de cartes [Texte imprimé] / Mario Rigoni Stern. – La Fosse aux ours, 2003
    Hommes, bois, abeilles [Texte imprimé] / Mario Rigoni Stern ; Monique Baccelli. – La Fosse aux ours, 2001
    Le Poète secret / Mario Rigoni Stern. – La Fosse aux ours, 2005

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    Profitant de la participation d’Alexis Dedieu à la table ronde intitulée « La revue, un médium singulier », nous avons rencontré ce jeune éditeur, qui a pu nous dire quelques mots de la revue numérique qu’il co-anime avec Mariana Lerner.

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    Alexis cite Tango, la revue de Jean-Louis Ducournau, à la périodicité élastique : 4 numéros parus entre octobre 1983 et le printemps 2012

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    • Anne Alvaro et le Roman des revues

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    Après la carte blanche donnée à la revue TACET (Dir. rédaction. Matthieu Saladin) et à la performance-conférence de Nicolas Debade, nous avons pu échanger quelques mots avec la comédienne Anne Alvaro.

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    Elle a très aimablement acceptée l’invitation lancée par son ami Philippe Morier-Genoud à lire des fragments du Roman des revues de Mathieu Bénézet.

    Entrecoupée par quelques rafales de vent au moment de l’entretien, réalisé dans la cour de l’école d’art, sa voix reconnaissable entre toutes nous charme à nouveau.

    Elle explique d’abord en quelques mots comment le choix des extraits lus s’est effectué, puis réagit de manière très spontanée à la conférence à laquelle elle vient d’assister et enfin elle nous incite à découvrir la revue Grumeaux (Disponible cote AEE GRU) ainsi que Louise Erdrich dont elle affectionne particulièrement Ce qui a dévoré nos cœurs, paru en France en 2007 et édité en édition de poche, en 2010.

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    • François-Marie Deyrolles

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    L’atelier contemporain

    Croisé quelques minutes avant le début de la table ronde autour de la revue TXT, François-Marie Deyrolles nous livre en quelques mots l’esprit de L’Atelier contemporain, cette revue qu’il anime qui fait dialoguer peintres et écrivains. Nous lui demandons d’évoquer l’un des auteurs de son catalogue : Bruno Krebs, qui vient de faire paraître « L’île blanche ».

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    Ateliercontemporain

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    Hors micro, François-Marie nous demande de quelle médiathèque venons-nous, heureuse coïncidence : il fut directeur du CRL de Franche Comté de 1998 à 2002, une période durant laquelle, il organisa une grande exposition Novarina, à Besançon, à Belfort et … à Bourogne, à l’Espace multimédia gantner (du 16 septembre-15 octobre 2000).

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    • Revue Talweg

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    Nous avons pu échanger quelques mots avec 2 des 3 initiatrices de cette revue que les organisateurs ont découverte à l’URDLA, Centre international estampe & livre, installé à Villeurbanne. Elles sont toutes les 3 diplômées de l’école supérieure d’art de l’image d’Epinal puis des arts déco de Strasbourg (aujourd’hui HEARS). Rencontre avec de jeunes artistes récemment revuistes qui ont osé se lancer dans une aventure éditoriale…

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    Talweg

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    Extrait de leur note liminaire :

    « Pétrole Éditions opte pour le livre, choisit la bibliothèque comme territoire de l’art. Inscrite dans le champ de la création contemporaine, la structure édite des multiples dont la forme et le contenu sont intimement liés, des livres dits « d’artiste ». Considérer le livre en tant qu’objet total, et créer ainsi un parallèle entre support et image au service du sens véhiculé. Le livre déploie un temps et un espace propres dans lesquels le lecteur se projette mentalement et physiquement, dégagé de toute immédiateté d’appréhension. Il devient un espace à habiter, à faire vivre, un parcours oscillatoire du détail vers l’ensemble. »

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    • Christian Prigent et la bibliothèque

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    Christian Prigent réagit à l’évocation d’un texte inédit qui figure dans l’ouvrage édité en 2009 Argol : « Christian Prigent, quatre temps » dans lequel, il dessine sa vision de la bibliothèque (Note prévue pour l’ouvrage de la photographe Murie Pic : Les désordres de la bibliothèque Photomontages suivi de La bibliotheca obscura de W.H.F. Talbot aux éditions Filigranes, en 2010)

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    Il nous dit ensuite quelques mots des débuts de TXT, la revue fondée en 1969 avec Jean-Luc Steinmetz.

    Enfin, c’est la lecture de Lignes qui le stimule aujourd’hui, la revue fondée par Michel Surya qui a fait paraître son 47ème numéro en mai 2015.

    A 20 :00, au cours d’une passionnante « table ronde-entretien-performance » animée par Philippe Roux, fondateur de la revue De(s)générations, l’auditoire a pu assister après une présentation de l’itinéraire Prigent à une lecture de l’auteur accompagné par Vanda Benes.

    De nombreuses archives de la revue ont été projetées dans l’auditorium.

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    • Revue De(s)générations

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    En toute fin de soirée, tard dans la nuit, nous avons pu nous entretenir avec Philippe Roux, qui avait animé quelques heures plus tôt la table ronde avec Christian Prigent de manière très personnelle faisant la part belle à ses souvenirs de lecteur autodidacte et passionné, il nous dit quelques mots de la revue dont il est le rédacteur en chef.

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    Desgeneration

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    Samedi matin, 6 juin

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    Sur le chemin de la gare : exposition à ciel ouvert dans le quartier Part-Dieu. Sur le parvis de la gare, nous découvrons une exposition-chantier autour de la reconfiguration du quartier après la destruction programmée de l’immeuble B10, où pour l’instant est installée une bâche sur laquelle est imprimé « un monumental cliché – 45 mètres de large et de 25 mètres de haut-imaginé par Philippe Ramette (qui) renverse littéralement le paysage urbain et dégage l’horizon devant la gare de la Part-Dieu. » (Dominique Poiret in Libération des 28 et 29 mars 2015 p 28/29)

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    C’est ensuite le moment de prendre le train TER pour regagner Belfort : petite litanie des villes traversées, voix de la contrôleuse SNCF

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    Ce jeune homme lit-il « Perfidia », le dernier roman de James Ellroy sur son portable ?

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    Remerciements Chaleureux :

    Catherine Goffaux, Gwilherm Perthuis, Paul Ruellan, Fabrice Sivignon et tous les bénévoles du festival.

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    Texte, photographies et entretiens : Fabien Vélasquez

  • La bibliothèque in situ n° 10

    Date : 18 juin 2015

    Heure : 18 :20

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    Les conseils de Karine Mougin, chercheuse au CNR, Maître de conférences

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    Le 18 juin dernier était organisé le premier atelier de cuisine moléculaire proposé par l’Espace multimédia gantner en écho à l’exposition SO3.

    C’est Karine Mougin de l’Institut de Science des Matériaux de Mulhouse qui a animé cet atelier.

    Nous l’avons rencontrée quelques minutes avant qu’elle ne débute l’atelier destiné aux adultes. Elle nous explique d’abord en quelques mots le principe de cet atelier et réagit ensuite à l’une des œuvres de l’exposition : la pièce d’Adam Brown et ses nanoparticules d’or qui furent utilisées dès le XVI° siècle dans la fabrication de vitraux.

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    Sa présentation a débuté par la projection de quelques planches d’information,

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    puis très vite les apprentis cuisiniers ont mis la main à la pâte…

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    Bibliographie :

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    Comme à chaque billet voici quelques rebonds documentaires que nous vous proposons de découvrir :

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    • Un livre disponible à la médiathèque départementale / site de Belfort :

    De la science aux fourneaux [Texte imprimé] / Hervé This. – Belin-« Pour la science », DL 2007. – (Bibliothèque scientifique) ISBN 978-2-84245-087-8 : 25 EUR

    Cote : 641.5 THI

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    • Un livre du fonds de l’espace multimédia gantner : « Le hasard comme maître »

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    Série des Tableaux-pièges (p 60 à 73 in Daniel Spoerri [Texte imprimé] : Le hasard comme maître / [editor Thomas Levy]. – Kerber, cop. 2003 cote AA SPO)

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    Texte et Entretien : Fabien Vélasquez

    Photographies : Présentation, Fabien Vélasquez – Atelier, Sophie Monesi

  • La bibliothèque en vadrouille n°29

    Lieu : Biarne et Dôle (39)

    Date : 12 juin 2015

    Heure : entre 9 :30 et 14 :00

    .Fab Lab et Bibliothèques, Journée d’études Accolad

    On parle de plus en plus des FabLabs dans les médias, mais passé l’effet de l’imprimante 3D, que reste-t-il réellement ? Un FabLab et une bibliothèque peuvent-ils travailler ensemble ?

    A travers l’exemple de Biarne, un village jurassien de 397 habitants, situé à un kilomètre de la Bourgogne, ce billet propose cinq courts entretiens qui constituent quelques rebonds à cette matinée de discussion dans les locaux du Fab Lab.

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    7H35 : Dans l’automobile qui nous conduit vers le Jura, le poste de radio diffuse « Services publics : vraiment pour tous ? », un reportage qui n’est pas si éloigné du sujet que la journée d’étude de l’Accolad propose de traiter à Biarne.

    Une occasion de réfléchir aux missions des bibliothèques dans un contexte de mutation du service public, en particulier sur la question de l’accès des services publics dans les zones rurales.

     

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    • Coline Blanpain

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    La bibliothèque en vadrouille a recueilli d’abord quelques mots de la première intervenante :

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    Coline Blanpain, conservateur à l’Université de Lille 1, chargée de mission Open Access, chargée de mission Evénementiel qui a rédigé en janvier 2014 un mémoire consacré à la notion de LAB en bibliothèque. Nous lui avons demandé d’évoquer ce travail en quelques mots, elle nous cite ensuite, Espace 3C, un exemple d’espace collaboratif remarquable qu’elle a pu observer pour son étude et nous recommande enfin la lecture d’un ouvrage de Stéphane Vial consacré au design publié en 2015 dans la collection « Que sais-je ? ».

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    • Pascal Minguet

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    Pascal nous dit quelques mots de l’ouvrage « FabLabs, etc. Les nouveaux lieux de fabrication numérique », publié en décembre 2014, aux éditions Eyrolles dans lequel figure un chapitre consacré au premier Fab Lab rural français installé à Biarne. Nous l’interrogeons ensuite sur cet ouvrage mythique « Raconte-moi Internet » paru au XX° siècle, en 1998, il trépigne déjà d’impatience d’écrire « Raconte-moi Les Fab-Labs ». « Il vaut mieux être le marteau que l’enclume », cet adage populaire lui sied comme un gant.

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    • Ludovic et Arnaud, deux bénévoles du Fab Lab

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    Ludovic et Arnaud sont deux bénévoles investis dans le Fab Lab de Biarne. Arnaud se souvient d’une rencontre marquante l’automne dernier lors du festival Atmosphères, durant laquelle, il a échangé avec un scientifique de renom, spécialiste de l’univers à qui, il a pu expliquer comment fonctionne un Fab Lab.

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    Ludovic insiste sur le rôle clé des réseaux sociaux pour faire exister le Fab Lab sur la toile et témoigner de la vivacité des acteurs en présence au sein de cette communauté.

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    • Alice Bertrand : « Je fais donc je suis »

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    Nous avons pu également nous entretenir avec Alice Bertrand, une collègue présente à cette journée d’étude, en charge du numérique à la médiathèque de Talant.

    Elle a rédigé un mémoire sur la philosophie du faire soi-même, intitulé « Je fais donc je suis : Apprendre do it yourself » et réalisé en 2012/2013 durant son Master International en Management Multimédia.

    Elle nous présente en quelques mots son objet de recherche et nous invite à lire deux ouvrages : La pensée sauvage » de Claude Levy-Strauss et « Makers : nouvelle révolution industrielle » de Chris Anderson

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    «  Le do it yourself remet en cause le credo de la consommation. Les gens achètent moins de choses, réparent eux-mêmes. On est aussi dans le Slow made, qui réhabilite une création prenant le temps nécessaire pour produire », observe l’historien d’art Thomas Golsenne, co-commissaire de « Bricologies », une exposition visible à la Villa Arson, à Nice jusqu’au 31 août 2015. [Propos recueilli par Le Monde, le 13/06/2015]

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    • Jeannie Amoudruz : Fab Lab et Education Populaire

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    En discutant lors du déjeuner, Jeannie, responsable de la médiathèque de Saint Lupicin (39), nous confie avoir effectué un stage dans les années 70 à la Tour 41 à Belfort, alors le siège d’une intense et créative activité sous la houlette de Michel Legrand, une figure de l’Education populaire dans le Territoire. Cette expérience lui rappelle l’état d’esprit des Fab Labs. Veuillez nous excuser pour la mauvaise qualité du son, l’entretien réalisé en extérieur fut perturbé par quelques rafales de vent.

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    Le témoignage de Jeannie fait écho aux mots de René Grillon (in Le Pays, 20 novembre 2001) qui décrit : « Inaugurée en février 1976, la Tour 41 est une ruche. On y reçoit, on y conseille, on y consulte, on y expose, on y compose, on y joue, on y crée. Les activités fourmillent avec notamment la mise en route de terrain de l’aventure, la création d’un centre de culture scientifique et la naissance de l’atelier du théâtre du Pilier animé par la forte personnalité de Marcel Guignard. Les associations dépassent la centaine, les individuels sont près d’un millier. »

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    Bibliographie :

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    Ouvrages disponibles

    • A l’Espace multimédia gantner :

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    Do it [Texte imprimé] : scénarios de la révolution / par Jerry Rubin. – Editions du Seuil, 1971. – (Combats)
    18 F

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    Système DIY [Texte imprimé] : faire soi-même à l’ère du 2.0 : boîte à outils & catalogue de projets / coordonné par Etienne Delprat. – Alternatives, impr. 2013
    ISBN 978-2-86227-803-2 : 25 EUR

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    Bricologie [texte imprimé] : La souris et le perroquet / Villa Arson (Nice). – Nice : Villa Arson, 2015. – 47 p. : ill. en coul. ; 30 cm.
    Exposition organisée dans le cadre de l’unité de recherche Bricologie de l’École nationale supérieure d’art de Nice.Index.
    Contient :  » Les noces d’art et de technique « / Thomas Golsenne.  » Artisanat « .  » Bricolage « .  » Geste « .  » Magie « .  » Processus « .  » Magie « .  » Projet « . -ISBN 978-2-913689-21-3

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    • Dans la bibliothèque professionnelle (BP) à Belfort :

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    FabLabs, etc. [Texte imprimé] : les nouveaux lieux de fabrication numérique / Camille Bosqué, Ophelia Noor, Laurent Ricard. – Eyrolles, 2014. – (Serial makers)
    ISBN 978-2-212-13938-9 : 28 EUR

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    Pour aller plus loin : plusieurs émissions sur France Culture

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    Texte, photographie et entretiens : Fabien Vélasquez

  • La bibliothèque en vadrouille n°28

    Lieu : Parc des expositions, Mulhouse (68)

    Date : 15 juin 2015

    Heure : entre 16 :30 et 19 :20

    Les conseils de lecture des artistes invités à Mulhouse 015

    Nous avons déambulé dans les allées du parc expo, à la recherche des livres laissés à proximité des stands des artistes invités. Lorsqu’il faut parfois attendre une durée indéterminée sans forcément toujours croiser un visiteur, un livre est un compagnon peu encombrant et fort précieux.

    Petit aperçu de quelques couvertures et titres glanés en ce lundi 15 juin 2015, pour Mulhouse 015, il nous fallait pas moins 15 titres pour être synchrone avec la 11ème édition de la biennale de la jeune création contemporaine.

    Petite bibliothèque idéale, glanée le 15 06 2015

     

    Jorge Luis Borges : Le livre de sable

    Carlos Castaneda* : L’herbe du diable et la petite fumée

    Cervantès : Don Quichote 1 (édition nouvelle dirigée par Jean Canavaggio)

    John Fante : La route de los angeles / bandini / demande à la poussière

    Nicolas Feuillie : Fluxus Dixit : Une anthologie vol. 1 [disponible, ADA FLU]

    Edouard Glissant** : Poème La plage noire in « Poétique de la relation »

    Knut Hamsum : La faim

    Michel Houellebecq : La possibilité d’une île

    Franz Kafka : La métamorphose

    Yves Michaud : L’art à l’état gazeux [14 autres références de cet auteur disponibles]

    Chuck Palahniuk : Peste

    Marcel Proust : A l’ombre des jeunes filles en fleurs

    Claire Rousier (dir) : Etre ensemble : Figures de la communauté en danse depuis le XX° siècle

    Bruno Schulz*** : Lettre à Witkacy Witkiewicz

    H.G. Wells : La machine à explorer le temps

    * Hasard objectif ? Dans lanuit du 15 au 16, la voix de Castaneda, sur les ondes…

    ** : référence entendue de la voix d’une visiteuse discutant avec Samuel Payet.

    *** référence citée par Raphaëlle Serre dans l’édition disponible sur son stand.

    Cette liste n’est pas sans écho avec le dossier d’artpress 2, 14 publié en 2009 : « Que lisent les artistes ? »

     

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    [Aperçu de la notice bibliographique de l’exemplaire de la médiathèque ci-dessous]

    artpress2 [texte imprimé] : Que lisent les artistes?. – 97 p. : ill. en coul ; 28 cm. – (artpress2 ; 14 – 2009)
    Contient :  » Elisabeth Ballet  » : Sur la route de Jack Kerouac.  » Gilles Barbier  » = L’homme-dé de Luke Rhinehart.  » Daniel Buren  » = Echolalies de D. Heller-Roazen.  » Pascal Convert  » = Le délire logique de Paul Nothomb.  » Patrick Corillon  » : Le baron perché d’Italo Calvino.  » Béatrice Cussol  » = Monique Wittig et l’opoponax.  » Marc Desgrandchamps  » = Modiano et la villa triste.  » Bernard Dufour  » = Pierre Guyotat, tout est dit.  » Malachi Farrel  » = De la nature humaine de Noam Chomsky et Michel Foucault.  » Gloria Friedmann  » = Lectures.  » Gérard Garouste  » = Mythologies de Roland Barthes.  » Valérie Jouve  » = un livre est un monde.  » Bertrand Lavier « / Mélomaniaque.  » Jean Le Gac  » = Un amour sans paroles de Didier Blonde.  » Annette Messager  » = Le nez dans le dico.  » Stéphane Pencréac’h  » = Stephen King à Duma Key.  » Eric Rondepierre  » = Borges et son double.  » François Rouan  » = Voie d’est = Voix d’est.  » Tatiana Trouvé  » = Il Grande Ritratto : Dino Buzzati.  » Jacques Villeglé  » = Sigmund, Marcel Claude et les autres.  » Raphaël Zarka  » = Le fleuve Alphéee de Roger ** Exemplaire (s) : Livre (No 2221990113) : ESPACE GANTNER, section Adulte,
    ALR ART

    On peut citer également en écho, le dossier du n° 26 toujours dans artpress 2 : « MAC VAL : Ce que l’art fait à la littérature », paru en 2012.

     

    « Quille géante, cheminée des fées ou, (…) tulipe pétrifiée, vasque offerte aux humeurs du ciel. »

    Toujours en déambulant dans les allées du parc expo, nous discutons un moment avec Marion Lemaître dont « Les sentinelles » (2014) nous évoquent le texte de Jacques Lacarrière dédié au Château d’eau (cf. Citation de l’intertitre, p 101 : édition JC Lattès, 1989) dans Le Bel Aujourd’hui.

    Elle ajoute alors que pour ce dessin, c’est la lecture de René Barjavel, La nuit des temps qui a déclenché l’idée du dessin.

     

    Void

    Nous avons pu aussi rencontrer VOID, un collectif bruxellois qui présentait une installation sonore. Notre regard s’est arrêté sur une édition intitulée «  Noise is full of words / Words are full of noise ». L’un des membres du collectif nous en dit deux mots

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    Vues de l’installation à Mulhouse 015

    Voir quelques autres vues de leur travail

     

     

    Texte, photographies et entretiens : Fabien Vélasquez

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    Remerciements à tous les artistes croisés,

    à ceux qui ont spontanément mis en avant leurs lectures

    et à tous les autres avec qui nous avons pu discuter un moment.

  • La bibliothèque en vadrouille n°27

    Lieu : Place de la Préfecture, en face de la salle des fêtes, Belfort

    Date : 12 juin 2015

    Heure : 18 :30

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    Les conseils de « Si tu écoutes, j’annule tout »

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    Vendredi dernier, France inter avait décentralisé trois de ses émissions à Belfort : Le Jeu des mille euros, Si tu écoutes, j’annule tout et On va déguster.

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    Enregistrée en direct de 17:05 à 18:00, nous avons pu in extremis recueillir la réaction de Charline Vanhoenacker, juste avant qu’elle ne reprenne son taxi pour la gare TGV, vers 18 :30.

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    Elle nous invite à lire :

    « Enfant terrible » de John Niven, paru en février 2015 aux éditions Sonatine.

    Disponible à l’emprunt chez nos confrères de la BM

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    A découvrir également les conseils d’André Manoukian pour la 27ème édition des Eurockéennes : réécoutez sa subtile chronique anachronique (réécoute possible de l’émission complète pendant 1000 jours à partir du 12 juin 2015, jusqu’au 7 mars 2018) et cet extrait, sa chronique isolée de l’émission complète. Il cite quelques pépites qu’il ne faudra pas manquer entre les 3,4 et 5 juillet 2015 sur la presqu’île du Malsaucy.

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    SIANNA – FAKEAR – ALABAMA SHAKES – SKIP THE USE & FRIENDS

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    Texte : Fabien Vélasquez

    Crédits photo : Lionel Vadam – L’Est Républicain

  • Bunga Bunga

    Aujourd’hui dans la rubrique insolite, le livre « BUNGA BUNGA » de l’artiste milanais Lorenzo Tricoli. Ce livre d’artiste est une série limitée, auto-publié en 2014 et tiré à environ 100 exemplaires.

     

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    C’est un recueil de portrait des 13 jeunes femmes identifiées comme ayant participées aux soirées « BUNGA BUNGA » organisées par Silvio Berlusconi impliquant des relations sexuelles tarifées. Le 14ème portrait est celui de Ruby Rubacuori de son vrai nom Karima El Mahroug, danseuse de discothèque mineure par qui le scandale – ou Rubygate – est arrivé.

     

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    Ces portraits sont divisés horizontalement en trois parties interchangeables. Cette mise en page, n’est pas sans rappeler le livre-objet de poésie combinatoire « 100 mille milliards de poèmes » de Raymond Queneau, publié en 1961, dans un autre registre…

     

     

    Cette mise en forme est une métaphore de la société de consommation actuelle mais aussi et surtout de la façon dont Silvio Berlusconi voit les femmes, comme des produits de consommation interchangeables et malléables à souhait. Avec certaines combinaisons il est même possible de supprimer le regard où le nez des jeunes femmes tout en conservant leur sourire. Négation ultime d’une humanité bafouée.

     

    Certains comme le collectionneur et galeriste Brad Feuerhelm voient en ce travail un rapprochement avec les études du professeur italien de médecine légale, co-fondateur de l’école italienne de criminologie Caesare Lambroso (1835-1909).

    En 1876 il publie « l’homme criminel » (L’Uomo delinquente) vaste recueil de conclusions anthropométriques visant à prouver que la criminalité découle du physique de l’individu et non du milieu dans lequel il évolue.

     

    Il publie ensuite « La Donna delinquente, la prostituta e la donna normale » traduit en français en 1896 sous le titre « La femme criminelle et la prostituée », il fait de la prostitution l’équivalent féminin de la criminalité, et où il écrit, phrase célèbre, « la criminelle-née est pour ainsi dire une exception à double titre, comme criminelle et comme femme (…) Elle doit donc, comme double exception, être plus monstrueuse »…

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    Ouvrage conservé dans la reserve de la médiathèque, disponible sur demande. COTE : AA TRI,

    A lire également sur le sujet « Une leçon d’anatomie Figures du corps à l’école des beaux-arts », Beaux-Arts de Paris les éditions, 2009. COTE : ADA COM

     

    Texte et photo livre : Sophie Monesi

     

     

     

  • La bibliothèque en vadrouille n°26

    Lieu : Collège de Morvillars (90)

    Date : 17 avril et 2 juin 2015

    Heure : entre midi et midi 30

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    Le conseil d’Affiche-Moilkan

     

     

    L’atelier typo : Quand ULIS devient « Uniques Linotypes pour l’Imaginaire Solaire »

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    Dans le cadre d’un projet Culture collège, plusieurs élèves du collège ont pu s’initier à la typographie / sérigraphie en compagnie de Steve l’un des fondateurs d’Affiche Moilkan.

    Steve

     

    .Nous avons profité de l’ultime séance de production le 17 avril dernier pour rencontrer Steve et son jeune stagiaire Joffrey, ainsi que deux enseignants, Lionel et Agnès.

    Chacun exprime son ressenti sur ce projet qui a fédéré les énergies et donné de belles réalisations. Le CDI a également été associé à ce stimulant projet.

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    Entretien avec Lionel Guglielmetti, enseignant classe ULIS (unités localisées pour l’inclusion scolaire)

    Entretien avec Joffrey, jeune collégien de Baume-les-Dames, en stage à Affichemoilekan :

    Entretien avec Steve, fondateur de l’atelier Affichemoilekan

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    Pour Steve, c’est peut-être le travail de Pierre Alechinsky qui lui a donné une forme de déclic pour se pencher vers ce médium qu’est la typographie.

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    Entretien avec Agnès Lloret, enseignante d’arts plastiques, à l’initiative du projet.

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    « Un bon proverbe ne frappe pas aux sourcils, mais dans les yeux. » (Russe)

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    Exposition des travaux des élèves : mardi 2 juin entre 18 et 19h au collège.

    La bibliothèque en vadrouille est retournée à la rencontre des élèves réunis lors du vernissage d’une exposition installée dans la salle d’arts plastiques du collège.

    Nous avons rencontré 3 jeunes typographes en herbe qui ont tour à tour commenté leurs réalisations.

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    La réaction d’Oussama :

    Oussama

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    La réaction de Maxime :

    Maxime

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    La réaction de Julien :

    Julien

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    En parcourant, et en voyant les affiches, il nous est revenu en mémoire, un petit livre fort instructif présent dans les collections de la médiathèque : « Morceaux exquis : il y a un corps entre nous. » (Beaux arts édition, 2011 – 47 pages)

    Un très percutant ouvrage qui fait suite à une exposition présentée à la Fondation edf, qui réfléchissait aux expressions langagières contenant un mot issu du champ lexical du corps, une démarche qui n’est pas très éloignée de la marque de fabrique d’Affiche Moilekan : Echantillons : « Un bon proverbe ne frappe pas aux sourcils, mais dans les yeux. » (Russe) / « Le prix de votre chapeau n’est pas la mesure de votre cerveau » …

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    Bibliographie : Tout autour d’Alechinsky (Disponible à l’Espace multimédia ou à la médiathèque départementale)

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    De :

    Asger Jorn [Texte imprimé] : un artiste libre / Sylvie Wuhrmann. – la Bibliothèque des arts, 2012. – (Catalogues raisonnés)

    Lunapark [Texte imprimé] ; #1 Nouvelle série janvier 2003 / Marc Dachy ; Antonin Artaud ; Brion Gysin ; John Cage ; Shigeko Kubota ; Takeisa Kosugi ; Voldemars Matvejs ; Daniil IvanoviIc Harms ; Jacques Demarcq ; Alain Borer ; Claudia Moatti ; Guy Marc Hinant ; Alain Arias-Misson ; Tristan Tzara ; Piet Mondrian ; Kurt Hermann Eduard Karl Julius Schwitters ; Ferreira Gullar ; Brion Gysin ; Raymond Hains ; Pierre Alechinsky ; Pierre Descargues ; Jean Arp ; Emmett Williams ; Laurent Jeanpierre ; Jean Malaquais ; Eugène Savitzkaya ; Mark Polizzotti ; Sylvère Lotringer ; Al Berto ; Jason Weiss. – Luna-Park, 2003

    Trou [Texte imprimé] : XVI / Association Trou ; Pierre Alechinsky ; Flip ; Ivan Theimer ; Jeanne Chevalier. – Association Trou : Editions de la prévôté, 2006
    Prises de terre [texte imprimé] : potlatch pour Noël Arnaud / Pierre Alechinsky ; Jean Suquet ; Edouard Jaguer. – Espace d’art moderne et contemporain-ARPAP, 1997

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    Sur :

    Alechinsky dans le texte [Texte imprimé] / Michel Butor, Michel Sicard. – Galilée, 1984. – (Collection écritures-figures) (Collection écritures-figures) ISBN 2-7186-0256-2 : 50 F

    Alechinsky, les traversées [Texte imprimé] / Yves Bonnefoy. – Fata Morgana, 2009
    ISBN 978-2-85194-742-0 : 14.00 EUR

    André Balthazar [texte imprimé] : L’air de rien / André Balthazar, Musée Ianchelevici ; Jean-Pierre Verheggen ; Samuel Butler ; Franco Dragone ; Claude Santerre ; Roland Breucker ; Léon Daudet ; Jean de La Bruyère ; Robert Doisneau ; Franco Dragone ; Henri Michaux ; Achille Chavée ; Lionel Vinche ; Nemesio Sanchez ; Roland D’Ursel ; Jan Voss. – Musée Ianchelevici, 2004

    Art & cinéma [DVD] : Le documentaire sur l’art en Belgique / Steven Jacobs ; Henri Storck ; Charles Dekeukeleire ; Paul Haesaerts ; Luc De Heusch. – Cinematek Royal Film Archive, 2013

    Dix ans d’art vivant [Texte imprimé] : 1955-1965 : du 3 mai au 23 juillet 1967 / Fondation Marguerite et Aimé Maeght ; François Wehrlin. – Impr. Arte Fondation Maeght, 1966

    Remarques marginales [Texte imprimé] : dits & inédits / Pierre Alechinsky. – Gallimard, 1997
    ISBN 2-07-074926-6 : 95 F

    Le surréalisme en héritage [Texte imprimé] : les avant-gardes après 1945 / colloque de Cerisy-la-Salle, 2-12 août 2006. – l’Age d’homme, impr. 2008
    ISBN 978-2-8251-3834-2 : 28 EUR
    * Titre général : Mélusine ; (2008)28

    Le tour du jour en quatre-vingts mondes [Texte imprimé] / Julio Cortazar. – Gallimard, 1980. – (Du monde entier)
    49,80 F

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    Texte, entretien et photos : Fabien Velasquez

     

  • La bibliothèque en vadrouille n°25

    Lieu : Kunsthalle Mulhouse

    Date : 14 avril 2015

    Heure : entre midi et midi 10

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    Le conseil de Roxane, médiatrice à propos de la pièce de Thu Van Tran

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    La traduction est partout, sous toutes les formes, elle n’est ni une science, ni un instinct, elle communique la pensée, elle fait voyager. Presque la même chose est une tentative de comprendre l’autre. Cette exposition se fie aux expériences et s’inscrit pleinement dans l’organisation d’un questionnement que soumet Umberto Eco dans « Dire presque la même chose » un essai sur ses expériences de traduction. Selon lui, traduire ne permet pas de dire la même chose, mais au mieux, presque la même chose. Et il poursuit en soulignant que c’est dans le presque que réside toute la complexité de la tâche. Ce presque, central mais indéfini, s’impose comme un adverbe élastique et extensible à utiliser sous « l’enseigne de la négociation ». Et c’est là le cœur de toute tentative de traduction. Quelle amplitude accorde-t-on au presque ? Traduire peut s’appliquer à toute forme de langage, écrit, plastique, sonore et chacune détient un périmètre de négociation qui lui est propre.

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    A l’issue de la visite de l’exposition consacrée à la traduction, nous en avons profité pour discuter un moment autour de l’œuvre de Thu Van Tran. Rencontre avec Roxane

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    « Le livre et la transcription plastique d’ouvrages à forte connotation oppressive, notamment coloniale, traversent la démarche de l’artiste, qui vient d’achever la traduction libre d’Heart of Darkness de Joseph Conrad, projet ayant donné lieu à un ensemble de pièces nouvelles. »

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    (Garance Chabert, curateur, directrice de la Villa du Parc à Annemasse)

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    Sa traduction, sous le titre Au plus profond du noir a donné lieu à l’édition de 1500 exemplaires visibles dans l’installation présentée à Mulhouse. La médiathèque en vadrouille a récupéré un exemplaire pour son fonds – section livres d’artistes.

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    Bibliographie :

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    Au plus profond du noir [texte imprimé] = Heart of Darkness / Joseph Conrad. – Mulhouse : La Kunsthalle, 2015. – 128 et 112 p. ; 18 cm.
    La version anglaise provient de Heart of darkness de Joseph Conrad [guntenberg.org] édité le 9 janvier 2006. Traduction subjective de l’artiste à l’occasion de l’exposition « Presque la même chose », présentée du 12 février au 10 mai 2015 à la Kunsthalle de Mulhouse. Livres sur palette en bois d’hévéa. 1197ème exemplaire sur 1500.

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    Résumé : Au plus profond du noir s’avère être la pièce (installation+livre d’artiste) la plus fusionnelle avec l’oeuvre d’un grand écrivain (Conrad), puisque l’artiste s’en prend ici au corpus littéraire lui-même et à ses voies de diffusion à partir de son socle langagier, à savoir la traduction : Thu Van Tran a écrit sa propre version du récit, dans une langue simple, avec ses mots à elle. Le désir d’appropriation se double ici d’une volonté de franchir les barrières de l’érudition et de la distinction habituellement associées au chef-d’oeuvre. (Patrice Joly in 02 n°67). Cote AA TRA

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    Autres ouvrages sur la traduction disponibles à la médiathèque  (du plus récent au plus ancien) :

    Le poisson et le bananier [Texte imprimé] : l’histoire fabuleuse de la traduction / David Bellos. – Flammarion, impr. 2012
    ISBN 978-2-08-125624-8 : 22,90 EUR – Cote : ALR BEL

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    Pour comprendre la traduction [Texte imprimé] / Irena Kristeva. – L’Harmattan, 2009. – (Espaces littéraires)
    ISBN 978-2-296-09132-0 : 21.50 EUR – Cote : 418.02 KRI, médiathèque départementale

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    Voyage à Tartu & retour [Texte imprimé] ; suivi de Poésie & anthropologie ; et de Quelques remarques sur l’art de la traduction / Olga Sedakova. – C. Hiver, impr. 2008. – (Les rêves)
    ISBN 978-2-905471-57-4 : 13 EUR – Cote : ALR SED

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    Texte et entretien : Fabien Vélasquez

    Photos : DR