Auteur/autrice : fabien

  • La bibliothèque en vadrouille n°47

    Lieu : Conservatoire de Musique de Belfort
    Date : 7 octobre
    Heure entre 21 :30 et 21 :40
    Les conseils de François Delalande, ingénieur et compagnon du GRM

    En marge du 1er colloque international « Éducation, création et numérique » organisé les 7, 8 et 9 octobre 2015 dans le cadre d’ Ariane # (Projet régional numérique et artistique) à Sochaux, Montbéliard et Belfort, nous avons rencontré François DELALANDE qui a pris spontanément et simplement quelques minutes pour converser autour de son long et passionnant parcours dans la recherche et la pédagogie musicale.

    L’entretien a été réalisé à l’issue du très beau programme (Boulez, Platini, Jodlowski et Saariaho) proposé dans le magnifique auditorium du nouveau Conservatoire de musique de Belfort.

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    François Delalande nous confie d’abord comment il a découvert le GRM : par l’entremise d’un livre prêté par un ami… « Traité des objets musicaux » de Pierre Schaeffer.
    Il revient ensuite sur la communication qu’il a donnée la veille lors de la première journée du colloque :

    « Création musicale des enfants et adolescents à l’âge du numérique ».
    Il poursuit en évoquant ses débuts au GRM comme stagiaire et sa rencontre avec Schaeffer qui en ayant lu son rapport de stage lui dit un jour dans un couloir : « Vous, votre place est au GRM ».
    Enfin il nous parle d’une œuvre de Bernard Parmegiani : « De Natura sonorum » autour de laquelle, a été réalisé un ouvrage expliquant la genèse de l’œuvre : L’envers d’une œuvre, De Natura Sonorum de Bernard Parmegiani . Pièce disponible en cd : Edition Mego

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    Bibliographie :
    Écoutez une conférence donnée par François Delalande en juin 2004 au Centre de Recherches sur les Arts et le Langage : « Avatars de la mélodie dans les musiques concrètes et acousmatiques« .

    Disponibles à l’Espace multimédia :

     

    • Sur le GRM :

     

    – GRM, Groupe de recherches musicales (Le) : cinquante ans d’histoire [texte imprimé] / Gayou, Evelyne, Auteur. – [Paris] : Fayard, impr. 2007.

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    – Archive GRM [enregistrement sonore musical] / Hodeir, André; Ensemble TM+; Les Percussions de Strasbourg; Boulez, Pierre; Barraqué, Jean; Milhaud, Darius; Haubenstock-Ramati, Roman; Sauguet, Henri; Varèse, Edgard; Boucourechliev, André; Ballif, Claude; Xenakis, Iannis; Messiaen, Olivier; Schaeffer, Pierre; Rollin, Monique; Philippot, Michel; Athuys, Philippe; Ferrari, Luc; Mâche, François-Bernard; Chamass-Kyrou, Mireille; Malec, Ivo; Carson, Philippe; Tamba, Akira; Ferreyra, Beatriz; Savouret, Alain; Bayle, François; Kaufmann, Dieter; Risset, Jean-Claude; Smalley, Denis; Racot, Gilles; Geslin, Yann; Mailliard, Bénédict; Schwarz, Jean; Dhomont, Francis; Parmegiani, Bernard; Parmerud, Ake; Dufour, Denis; Cuniot, Laurent; Vaggione, Horacio; Stohl, Frédéric; Teruggi, Daniel; Gonzales-Arroyo, Ramon; Redolfi, Michel; Wyatt, Robert; Portal, Michel; Vian, Boris; Cler, Caroline; Cohen-Solal, Robert; Reibel, Guy; Canton, Edgardo; Tardieu, Jean; Mouloudji, Marcel; Zanési, Christian. – [s.d.]. – 5 d.c.+ 1 livret 79 pages + 4 livrets 30 pages + 1 livret 22 pages.

    • De Schaeffer :

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    -Revue musicale (Paris. 1920) (La), (1977)303-305. De la musique concrète à la musique même [texte imprimé] / Schaeffer, Pierre, Auteur; Brunet, Sophie, Editeur scientifique. – Paris :  »La Revue musicale », 1977. – 252 p.: ill., couv. ill.; 27 cm. (en réserve)

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    -Logique de l’usage (La) : Essai sur les machines à communiquer [texte imprimé] / Perriault, Jacques; Schaeffer, Pierre. – [Paris] : Flammarion, 1989. – 253 p.: ill.; 22 cm.

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    -Oreille oubliée (L’) [texte imprimé] / Pigeat, Jean-Paul, Commissaire d’exposition; Dufilho, Jacques, Auteur du commentaire; France. Ministère de l’environnement, Auteur; Schafer, R. Murray; Serres, Michel; Schaeffer, Pierre; Chion, Michel; Lista, Giovanni; Frize, Nicolas; Crépeau, Michel; Blanquart, Paul; Dreyfus, Catherine; Mouret, Jacques; Augoyard, Jean-François; Busnel, René-Guy; Gratiot-Alphandéry, Hélène; Dandrel, Louis; Matabon, Louis; Favre, Georges. – Paris : Centre Georges Pompidou, 1982. – 120 p.: ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul.; 24 cm.

    [exposition, Paris, 28 octobre 1982-3 janvier 1983, Galerie du C.C.I.]

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    -Traité des objets musicaux [texte imprimé] / Schaeffer, Pierre, Auteur. – Réimpr.. – Paris : Seuil, 1997. – 700 p.; 21 cm. – (Pierres vives)

    • De Parmegiani

    De natura sonorum : Version intégrale [enregistrement sonore musical] / Parmegiani, Bernard. – INA / GRM, 2001 (P). – 1 d.c.+ livret.

    Cote : 3.54 PAR

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    Violostries [enregistrement sonore musical] / Parmegiani, Bernard. – INA – GRM, 2003 (P). – 2 d.c.+ livret.

    Cote 3.54 PAR

    Billet antérieur du Blog n° 2 : Carte blanche à l’E.M.I (dont les musiciens ont interprété le programme cité dans le présent billet) – à l’Espace multimédia le 15 février 2015.

    Et d’autres références dans le fonds documentaire de nos confrères du Centre de ressources Conservatoire de musique de Montbéliard :

    Texte et entretien : Fabien Vélasquez

    Remerciement à François Delalande

    Photos : DR.

     

  • La bibliothèque in situ n° 14

    Le 4 octobre

    Entre 20 et 21:30

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    L’Espace multimédia gantner recevait dimanche 4 octobre deux musiciens invités un petit mois avant le début de l’exposition Apparitions/Révélations. Magnifiques préludes à cette exposition prévue en novembre, les deux sets donnés à Bourogne ont fait résonner de subtils échos sonores et lumineux.

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    SITUATIONIST CINEMA

    Rencontre avec Greg Pope  qui revient sur les origines de son collectif Loophole Cinema, fondé à la fin des années 80, dans la poursuite du Cinéma Situationniste de Debord.
    Résidant en Norvège depuis quelques années, Greg nous souffle à l’oreille le nom d’un artiste avec lequel il travaille et dont il apprécie l’énergie : Lasse Marhaug.
    Greg nous fait découvrir la revue Personal Best, fanzine débuté en 2011 (2 numéros à ce jour) qui porte le sous titre suivant : « Noise, music & Beyond ».

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    LIGHT BULB MUSIC

    Nous rencontrons ensuite Michael Vorfeld venu présenter « Glühlampenmusik », un étonnant instrument qui s’attache à faire entendre le son de l’électricité.

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    Nous profitons de quelques minutes de pause après sa performance pour lui montrer le catalogue Malcom Legrice et notamment, une reproduction de la pièce Castle I (1966, 22’ n/b) – pages 320-321 du catalogue édité en février 2015. Voir un court extrait de la vidéo : ici.
    Enfin Michael nous incite à découvrir l’ouvrage Echtzeitmusik berlin édité chez Wolke Verlag sous la direction de Burkhard Beins, un musicien qui s’est produit à Bourogne au cours de la saison 2005/2006.

    Michael Vorfeld se produira le 24 octobre, dans le cadre du Festival Densités à Fresnes-en-Woëvre

    ( Meuse)

    Texte, photographies* et entretiens : Fabien Vélasquez (* : première galerie concernant Michael Vorfeld)

    Photographies : Samuel Carnovali

  • La bibliothèque en vadrouille n° 46

    Lieu : Grenoble, rue Saint Laurent, galerie Alterart

    Date : 03 mai 2015

    Heure : dans l’après-midi

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    Les conseils de Martine Arnaud-Goddet

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    « L’ÉLECTRONIQUE ET LA PEINTURE SONT COMME L’ARBRE ET LA MONTAGNE;

    CE SONT DEUX MODES DE REPRODUIRE L’IMAGE DU MONDE »

    WOLF VOSTELL (inédit en français)

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    Martine Arnaud-Goddet, auteur-réalisatrice de documentaires, a produit une quinzaine de films depuis 1991. Elle produit des films en mode associatif, qui sont toujours centrés sur l’humain et rendent compte d’un rapport entre l’intime et le réel. Elle réalise par ailleurs des vidéos en collaboration avec d’autres artistes, musiciens, danseurs, metteurs en scène.

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    L’arbre

    « Au tout début l’Arbre c’est un arbre inaccessible. Là-haut, bien au-dessus de la route ennuyeuse, gigantesque à mon regard d’enfant collé contre la vitre arrière de la voiture familiale, c’est un arbre solitaire. C’est un arbre majuscule. Aux fils du temps il est devenu l’Arbre. Il a accompagné chacun de mes trajets de mon village à Grenoble quand mes parents m’emmenaient à mes rendez-vous réguliers chez l’ophtalmologue; la vision étonnée de l’Arbre me consolait de la crainte de la consultation.

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    Chantal Morel, metteuse en scène et amie de Martine, croisée dans la rue réagit à cette installation vidéo et pense immédiatement au texte de Philippe JaccottetLe cerisier (in Cahier de verdure, 1990) dont voici un extrait :

    « Il se produisait donc une espèce de métamorphose : ce sol qui devenait de la lumière; ce blé qui évoquait l’acier. En même temps, c’était comme si les contraires se rapprochaient, se fondaient, dans ce moment, lui-même, de transition du jour à la nuit où la lune, telle une vestale, allait venir relayer le soleil athlétique. Ainsi nous trouvions-nous reconduits, non pas d’une poigne autoritaire ou par le fouet de la foudre, mais sous une pression presque imperceptible et tendre comme une caresse, très loin en arrière dans le temps, et tout au fond de nous, vers cet âge imaginaire où le plus proche et le plus lointain étaient encore liés, de sorte que le monde offrait les apparences rassurantes d’une maison ou même, quelquefois, d’un temple, et la vie celles d’une musique. »

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    De la même manière, quelques jours après, nous découvrons à la bibliothèque d’études de Grenoble, via une très belle exposition-hommage, la poétesse Suzanne Renaud et notamment ce poème Le tilleul, que nous souhaitons tout comme l’amie de Martine, lui adresser en guise d’écho.

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    Le hasard des discussions…. De Grenoble à Montbéliard

    Nous apprenons que Martine a été invitée à Montbéliard au CICV pour montrer son film TAKAMAKA II – île de Mars (qui a reçu le Prix Fnac concours jeunes auteurs, au festival VIDEOFORMES en 1991). Cette évocation est l’occasion pour Martine de se souvenir de cette résidence dans le Pays de Montbéliard dans les années 90. S’intéressant à la mémoire ouvrière et industrielle, ce passage sur les terres de Peugeot ne l’a pas laissée indifférente.

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    Comme le suggère cette série « la bibliothèque en vadrouille », Martine cite Penone, un artiste dont elle apprécie le travail et dont nous avait déjà parlé Pascal Kober, le rédacteur en chef de la revue l’Alpe, en mars lors d’une visite aux éditions Glénat.

    Bibliographie disponible dans le billet 11 de cette série.

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    Texte et entretien : Fabien Vélasquez

    Photographies : Martine Arnaud-Goddet

  • La bibliothèque en vadrouille n° 45

    Lieu : Montbéliard, Artothèque de l’Ascap

    Date : Vendredi 18 septembre 2015

    Heure : entre 19 et 21:00

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    Les conseils de 3 auteurs des éditions du goudron et des plumes

    A l’occasion du vernissage de l’exposition J’OSeeeeeeeeeeeeee consacrée aux éditions jurassiennes du goudron et des plumes, nous avons pu rencontrer trois des auteurs/artistes du catalogue de cette dynamique maison d’édition qui fête ses dix ans.

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    Retour aux sources :

    En 2005, depuis la création des éditions une double préoccupation les anime ;

    ? d’une part éditer des coffrets d’artistes et des livres de bibliophilie

    ? d’autre part inviter des artistes. La maison est ouverte sans distinction aux auteurs de textes comme aux auteurs d’images. On ne dit pas «  illustrateurs  » c’est un mot qui trahit leur recherche.

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    Cette exposition a pu être organisée par la magie des rencontres, un alliage de curiosités partagées. Dans l’art contemporain on parle de curator/curatrice (commissaire d’exposition) pour désigner celui ou celle qui a l’idée d’une exposition puis en permet la réalisation. Véritable passeuse, Josiane Bataillard, l’une des auteurs au goudron et des plumes, est à l’initiative de la rencontre entre Patricia et Romain Crelier et Pascale Kieffer, responsable de l’artothèque. Pourtant géographiquement éloignées, c’est autour d’une table, lors d’un déjeuner, que ces singularités jumelles, se sont fait écho. Artistes et ami-e-s réunis pour cette première française des éditions du goudron et des plumes, exposition à découvrir jusqu’au 31 octobre. Visites individuelles et avec des groupes.

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    ? Fiévrier, Fragments d’un autoportrait de jeunesse avec thermomètre 

    Nous avons d’abord pu discuter avec Audrey Devaud et Robert Frund qui coréalisent Fiévrier, un magnifique livre d’artiste dont nous avons pu découvrir une maquette et quelques lithographies terminées en regard des aquarelles du projet.

    «  Un herbier compte des fleurs. Un cendrier, des cendres. Un fiévrier recense les fièvres qui font en nous monter la maladie. Les fièvres nous font une fleur en nous désherbant.  »

    « Finalement racontées et aussi bien le seront-elles, les choses ne vaudront que par la subtile brisure qu’elles auront fait voir : des vies empoisonnées par l’amour qu’on leur a porté, qui fut trop faible. »

    Josiane Bataillard en quelques lignes a su condenser ce travail à quatre mains : «  Un éclat de ce texte lumineux où les   illusions et la réalité s’affrontent, la fièvre embrase le corps et arase l’esprit. Pour l’accompagner, dix lithographies d’Audrey Devaud qui expriment les tensions primordiales qui taraudent la jeunesse de l’humain et la jeunesse de l’humanité. On est dans le combat et l’ajustement de forces primitives et vitales, dans un acharnement silencieux qui se délie en allant vers la lumière.  »

    Cet ouvrage nous a fait vite penser à un autre livre d’artiste réalisé en 1968 par Asger Jorn et Noël Arnaud : La langue verte et la cuite (éditions J-J Pauvert, 348 pages). Un livre dont nous avions découvert maintes anecdotes et informations grâce à Etienne Cornevin venu à Bourogne en parler dans le cadre d’un Voyage en Automne, organisé en 2012 par l’Accolad.

    Ensuite, Robert nous a indiqué trouver dans l’esprit du livre réalisé avec Audrey, des échos possibles avec un film de Jim Jarmusch, sorti en 1985, Stranger Than Paradis.

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    Ecoutez la discussion avec Audrey et Robert :

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    ? Le noir en cage

    Nous avons ensuite fait la connaissance de Cécile Pardi qui a réalisé avec Patricia Crelier, le très beau Le noir en cage, dont nous avons lu un extrait. Cécile nous révèle dans quel contexte elle a écrit ce texte il y déjà de nombreuses années, trace d’un rêve conté par son fils aujourd’hui resurgi et sublimé. Josiane Bataillard  commente : «  sur la page de chauds et somptueux découpages entre la couleur sienne et le noir, varient de la nuit qui tombe au jour qui paraît. L’enfant, grâce à son costume d’aigle a conjuré ses peurs et traversé la nuit.  »

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    Ecoutez la discussion avec Cécile

    Habitante de Bâle, Cécile se souvient de l’un de ses derniers coups de cœur de lecture, découvert à la bibliothèque de Saint-Louis : L’homme-sœur de Patrick Lapeyre (Prix du Livre inter, 2004) dont les premières pages l’ont embarquée dans une lecture qu’elle n’a pas oubliée.

    Ouvrage disponible dans sa version imprimée à la médiathèque de Delle : cote R LAP H et dans sa version lue (audio) – par François Morel à la médiathèque départementale : cote  : R LAP H (cd)

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    ? Exposer dans une artothèque, un espace propice aux accrochages insolites

    Nous rencontrons enfin Pascale Kieffer, la responsable des l’artothèque qui nous confie en fin de vernissage quelques mots. Elle nous conte quelques anecdotes du montage de cette exposition, qui est aussi la première à l’étranger de cette maison d’édition basée à Chevenez, près de Porrentruy, à seulement 34,9 kil (kilomètres) de l’artothèque, de l’autre côté de la frontière.

    Elle précise enfin les dates des ateliers organisés en lien avec l’exposition.

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    Ecoutez Pascale Kieffer

    Nous espérons pouvoir nous rendre très vite en Suisse recueillir quelques mots de Patricia et Romain que nous n’avons pas voulu trop solliciter durant le vernissage.

    Bientôt, un quatrième entretien à écouter dans ce billet…

    En ce 4 octobre, poursuite du billet débuté lors du vernissage de l’exposition à Montbéliard : Rencontre avec Patricia et Romain Crelier, fondateurs de la maison d’édition.

    Étonnante simultanéité

    Parti peu avant 10 heures de Belfort pour le Jura suisse où est implantée la maison d’édition, la radio accompagne notre chemin en cette belle matinée d’octobre. Dans le poste, c’est la voix de Frédéric Pajak (un auteur franco-suisse), invité de l’émission Remède à la mélancolie qui rythme notre avancement sur la route champêtre et ensoleillée en direction de Chevenez.
    Une fois arrivé, nous comptons cet épisode à Patricia qui nous attend au dehors.

    Très vite, l’évocation du nom de Pajak lui rappelle l’ouvrage monumental édité en 2010 : Le Livre libre : Essai sur le livre d’artiste, dans lequel figure une notice dédiée à leur ouvrage réalisé avec Alexandre Voisard et Jacques Bélat.

    Nous visitons l’atelier des éditions et découvrons les outils précieux pour mener à bien cette entreprise éditoriale singulière, artisanale et indépendante : presse typographique (FAG control), tiroirs de caractères, presse à bras,…

    J’ose

    Nous débutons l’entretien au son des cloches du village, tintement idéal pour lire un court extrait du recueil « J’ose » d’Henri Chopin (un poète accueilli en 2005 à Bourogne / J’ose ! – défier-, édition Francesco Conz, 2002) à Patricia et Romain, en guise de dédicace.
    Patricia nous dit quelques mots des futurs ateliers qui se tiendront à l’artothèque le 17 octobre.

    Romain se souvient du moment où il a récupéré sa presse FAG control, opérant ainsi une véritable sauvegarde patrimoniale de machines qui étaient destinées à l’abandon.
    Enfin, Patricia nous offre un petit morceau de Jean Tardieu (Un mot pour un autre, 1951), une lecture délicieusement absurde qui l’enchante toujours.

     

     

     

    De la fabrication à l’impression, à travers l’exemple d’une affiche militante réalisée par Philippe Queloz.

    Bibliographie :

    Un livre en écho à l’exposition :

    L’art du livre 2 : la microédition et les livres d’artistes (arts plastiques et visuels) [texte imprimé] / Communauté française de Belgique; Foulon, Pierre-Jean; Godefroid, Jean-Louis; Löwenthal, Xavier. – Bruxelles : Atelier du livre, 2009. – 312 p.: ill. en coul.; 21cm.

    Paru à l’occasion d’une exposition à la Maison de la Culture de Tournai du 21 mars au 31 mai 2009 ISBN 978-2-930446-06-6

    Ce troisième volume de la Collection de Répertoires d’Art et de Design : l’Art du Livre 2, a pour objectif de renforcer la mise en valeur de cette activité spécifique et de contribuer à une meilleure visibilité de la petite édition auprès des professionnels de la chaîne du livre. La sélection des éditeurs a été confiée à un comité scientifique de membres extérieurs choisis pour leur expérience développée dans le domaine de l’édition ainsi que de membres du Service des Arts plastiques.
    Contient : Microédition et arts plastiques en Communauté française de Belgique de 1960 à nos jours / Pierre-Jean Foulon
    Tous (micro-) éditeurs ? / Jean-louis Godefroid

    Vers d’autres lectures ; La bande dessinée alternative en Belgique francophone / Xavier Löwenthal

    Cote : ADA FOU

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    Texte, photographies et entretien : Fabien Vélasquez

    Remerciements chaleureux à Josiane Bataillard (pour ses mots écrits à l‘occasion du vernissage), à l’artothèque de l’Ascap, aux auteurs rencontrés et à Patricia et Romain Crelier.

  • La bibliothèque en vadrouille n° 44

    Lieu : Serre-les-Sapins (Doubs)

    Date : 14 janvier 2015

    Heure : entre 11 et 11 :10

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    Les conseils de Pascale Marc, luminothérapeute

    Prolongement au billet consacré à l’exposition L’humen, la bibliothèque en vadrouille rencontre aujourd’hui Pascale Marc. Après l’angle scientifique et artistique, c’est une autre dimension de la lumière qui est évoquée : ses vertus apaisantes.

    Elle nous explique comment fonctionne la lampe qu’elle utilise pour des séances de luminothérapie et chromothérapie.

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    Ensuite, Pascale nous recommande la lecture de l’ouvrage de Dominique Bourdin, paru en 2007 et intitulé : «  Le langage secret des couleurs ».

    Nous reproduisons ici quelques pages de l’ouvrage en guise de feuilletage…

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    Bibliographie – Disponible à la médiathèque de Delle :

    Chromothérapie et luminothérapie : se soigner par les couleurs et la lumière

    Jean-Pierre Couwenbergh

    Eyrolles 2005

    Cote : 615.83 COU

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    Texte, photographies et entretien : Fabien Vélasquez

  • La bibliothèque en vadrouille n° 43

    Lieu : Altkirch, Crac Alsace
    Date : 18 juin 2015
    Heure : entre 21 et 21h10
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    Le conseil de Filipa Oliveira, directrice du Forum Eugénio de Almeida au Portugal
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    A l’occasion du vernissage de l’exposition « Bonne chance pour vos tentatives naturelles, combinées, attractives et véridiques en deux expositions » le 18 juin dernier, nous avions pris un moment pour nous extraire de la foule afin de discuter avec Filipa Oliveiracommissaire avec Elfi Turpin de cette exposition.
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    Disponible et spontanée, Filipa nous dit quelques mots sur l’artiste Marinella Senatore dont nous avons eu grand plaisir à découvrir le film (25 minutes) sur l’école de la danse narrative, une forme artistique itinérante qu’elle a fondée.
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    Marinella Senatore (née en 1977 à Cava dei Tirreni, Italie, vit et travaille à Londres et Berlin), qui se définit comme une « artiste visuelle », expérimente diverses formes d’expression comme la performance, le théâtre, la danse et le chant. Sa pratique se caractérise par la participation du public, dans une expérimentation avec la puissance créatrice de la « foule » qui engage un dialogue entre l’histoire, la culture et les structures sociales.
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    Un ouvrage bilingue (anglais/italien) intitulé Building Communities, paru à l’occasion d’une exposition en Italie en 2013/2014 retrace la genèse de cette singulière école.
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    L’exposition visible quelques jours encore, jusqu’au dimanche 20 septembre a souhaité associer « des artistes qui inscrivent leurs pratiques dans une logique de coopération et d’échange avec des champs sociaux, géographiques, ou économiques hétérogènes, tentant à l’échelle d’un centre d’art d’interroger les modalités, les conditions et autres enjeux de la production artistique ».
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    Extrait du texte introductif reproduit dans l’édition bilingue, réalisée dans un format (30×38 cm) :
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    Si le titre de cette exposition s’inspire de Charles Fourier et de quelques aspects de sa théorie des attractions passionnées, c’est que, pour reprendre ses termes, nous avons papillonné, lui empruntant librement des mots qui pourraient nous être utiles. Par exemple, dans la langue fouriériste, le mot véridique renvoie au commerce « véridique et social » des phalanstériens qui s’oppose au commerce mensonger des civilisés. Le commerce véridique repose sur un système coopératif qui supprime tout intermédiaire spéculatif entre la production et la distribution des denrées et des biens manufacturés. Mais ce n’est pas tout, ni le sujet. Car nous entendons ici le terme commerce dans son acception sémantique la plus large : à savoir le « commerce comme échange » pouvant désigner la mise en circulation de propos, de connaissances ou d’idées établissant une communication réciproque et produisant ainsi des relations humaines qui nous plongent dans le plaisir du rapport à l’autre.

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    Bibliographie

    Plusieurs ouvrages autour/ET de Charles Fourier dans la médiathèque :

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    De Fourier  (6) :

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    • Fourier, Charles. Théorie des quatre mouvements et des destinées générales ; suivi de Le nouveau monde amoureux. [Dijon] : Presses du réel (les), 1998. 685 p. (écart absolu (L’))
    • Fourier, Charles. nouveau monde industriel et sociétaire ou Invention du procédé d’industrie attrayante et naturelle distribuée en séries passionnées (Le). Dijon : Presses du réel, 2001. 522 p. (écart absolu (L’))
    • Fourier, Charles. Théorie de l’unité universelle, 1. Théorie de l’unité universelle. Dijon : Presses du réel, 2001. 655 p. (écart absolu (L’))
    • Fourier, Charles. Théorie de l’unité universelle, 2. Théorie de l’unité universelle. Dijon : Presses du réel, 2001. 862 p. (écart absolu (L’))
    • Fourier, Charles, Malecot, André. Du libre arbitre. Bordeaux : éd. des Saints Calus, 2003. 142 p.-[1] p. en dépl. (Bibliotheca fritillaria)
    • Fourier, Charles. opéra et la cuisine (L’). [Paris] : Gallimard, impr. 2006. 1 vol. (82 p.) (cabinet des lettrés (Le))

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    Autour de Fourier  (15) :

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    • Michel Butor. Aix-en-Provence : Arc (L’), 1969. 104 p. (arc (L’) ; 39)
    • Bruckner, Pascal. Paris : Seuil, 1975. 190 p. (Collections Microcosme. Ecrivains de toujours ; 98)
    • Desroche, Henri. société festive (La) : du fouriérisme écrit aux fouriérismes pratiqués. Paris : Editions du Seuil, 1975. 1 vol. (413 p.) (Collection Esprit. La Cité prochaine)
    • Deluy, Henri, Balpe, Jean-Pierre. action poétique : la cuisine. Paris : Action poétique, 1976. 200 p. (action poétique ; 65)
    • Debout-Oleszkiewicz, Simone. utopie de Charles Fourier (L’). [Dijon] : Presses du réel (les), 1998. 271 p. (écart absolu (L’))
    • Ucciani, Louis. Charles Fourier ou La peur de la raison. Paris : Kimé, 2000. 191 p. (Philosophie, épistémologie)
    • Tacussel, Patrick. imaginaire radical (L’) : les mondes possibles et l’esprit utopique selon Charles Fourier. [Dijon] : Presses du réel (les), impr. 2007. 1 vol. (303 p.) (écart absolu (L’))
    • Chosson, Nicole, Verdet, Martin, Trassaert, Annie. Charles Fourier : l’illusion réelle, par Simone Debout. Paris : De Terre neuve. 1 DVD (01 h 40 mn), 2008
    • Schérer, René. Utopies nomades. Dijon : Presses du réel (les), impr. 2009. 1 vol. (216 p.) (Relectures)
    • Guigon, Emmanuel. écart absolu, Charles Fourier (L’) : [exposition, Besançon, Musée des beaux-arts et d’archéologie, 29 janvier-26 avril 2010]. Dijon : Presses du réel (les), impr. 2010. 1 vol. (255 p.)
    • Perrier, Florent. Walter Benjamin : lecteur de Charles Fourier. Cléron : Revue de l’Association d’Etudes Fouriéristes, 2010. 159 p. (Cahiers Charles Fourier ; 21)

     

    • Familistère de Guise (Le) ; Un Palais social : Panorama illustré d’une utopie réalisée. 80 p., 2010

     

    • D’ailleurs, 2. D’ailleurs. : Utopies. Ornans (Doubs) : ERBA, 2010. 1 vol. (176 p.)
    • Macherey, Pierre. De l’utopie ! [Le Havre] : De l’incidence éd., DL 2011. 1 vol. (556 p.)
    • Collet, Michel, Mobile, album-international, 3. Mobile, album-international. Besançon : Montagne froide, 2014. 1 vol. (223 p.)

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    Agenda

    Projection du film La performance des saint-simoniens
    de Louise Hervé & Chloé Maillet

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    Le Dimanche 20 septembre à 16:30

    À l’occasion du finissage de l’exposition Bonne chance pour vos tentatives naturelles, combinées, attractives et véridiques en deux expositions, Louise Hervé et Chloé Maillet présentent la suite et fin du film La Performance des saint-simoniens dont le tournage s’est déroulé cet été à Aspach à l’issue d’une semaine de workshop au CRAC Alsace.

    Ce dernier chapitre de La Performance des saint-simoniens est réalisé en collaboration avec l’artiste Matteo Rubbi invité à recréer sa performance Sistema Solare – pour laquelle il a convié un groupe d’étudiants et de jeunes artistes issus de la HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin) à prendre la place des planètes du système solaire et à accorder leurs mouvements à ceux de la terre et des astres. Pour cette recréation particulière, Matteo Rubbi, Louise Hervé et Chloé Maillet ont travaillé à partir d’un contexte historique précis, celui des saint-simoniens qui avaient imaginé un dispositif comparable dans les années 1830 afin de mettre en relation le peuple et les étoiles. Ils ont élaboré ensemble un autre système solaire, utopique, loin dans le temps et dans l’espace, dans lequel les mouvements des planètes comme les relations entre les hommes seraient différents – travail qui a donné lieu à une performance collective qui s’intègre au film Spectacles sans objet. « Si Jean-Jacques Rousseau est hostile au théâtre, comme il l’écrit dans sa Lettre à d’Alembert, il ne refuse pas pour autant toute forme de spectacle en République. Mais il doit s’agir d’un spectacle sans objet, sans public, ou plutôt dans lequel les spectateurs sont acteurs eux-mêmes. En bref, une forme de performance participative », expliquent Louise Hervé et Chloé Maillet.
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    Texte, Photographies* et entretien : Fabien Vélasquez

    * : Les visuels illustrant le film de Marinella Senatore sont des photographies réalisées durant le vernissage.

  • La bibliothèque en vadrouille, Numéro Spécial

    Numéro spécial Voyages en automne sept, oct, nov, déc 2015
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    Accolad
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    La médiathèque de l’Espace multimédia gantner s’associe à cette nouvelle édition de cette manifestation coordonnée par l’Accolad en proposant durant les quatre mois de l’événement, la présentation de ressources documentaires en écho à la thématique de l’édition 2015.
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    « Repérons les langues de nos  textes anciens et modernes, l’inventivité des écrivains de Rabelais à Queneau… Relevons l’origine des langues avant Rousseau, des hiéroglyphes aux glossolalies. Jouons avec les langues imaginaires, elles-mêmes exploitées par le cinéma. La Langue, une aventure à l’introspection. Partir à la recherche d’une langue parfaite selon Umberto Eco, ou s’interroger sur l’origine des langues et de leur évolution. La Franche-Comté est un terrain propice de réflexion, n’accueille-t-elle pas le musée de l’espéranto à Gray ? Connaissez-vous l’Arpitan ? Deux pistes de réflexions sont ouvertes et se croisent. L’une peut s’appuyer sur la mémoire et ce qui construit nos curiosités identitaires, l’autre sur un mode d’expression telles que les langues écrites et parlées. »

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    Septembre

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    Ce mois-ci : présentation d’une exposition qui se tiendra en novembre à Labomedia à Orléans :
    «Le cabinet de curiosités des langues de France ».
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    Fin août, nous avions rencontré Cécile Babiole à l’occasion du tournage d’un podcast sur le métier de projectionniste.
    Nous avions pu lui demander de présenter en quelques mots ce projet sur lequel elle travaille en ce moment.
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    Projet dont Robin Lambert donne un aperçu dans son billet paru le 31 juillet dernier sur le site Makery.
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    Extraits :
    Dans une salle plus calme au même étage, l’artiste Cécile Babiole travaille non pas sur un, mais sur trois projets de linguistique qu’elle développera sous forme d’installations. Le premier, le «distributeur de mots» SPELL, affichera une lettre d’un mot remarquable pioché dans le vocabulaire arabe des jeunes enfants d’immigrés d’une cité du nord de la ville. Le second présentera l’argot des collèges de ces mêmes jeunes, et le troisième sera une installation sonore sur les « disfluences », ces accidents du flux de la parole (« euh… », « hmm… »).
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    « À chaque fois que je viens ici, j’avance énormément », raconte Cécile Babiole, qui travaille sur ce triptyque en collaboration avec Olivier Baude, linguiste de l’université d’Orléans. Les trois installations seront présentées lors du Cabinet de curiosité des langues de France, le 6 novembre prochain, au théâtre d’Orléans.
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    En écho à ce projet en cours, nous recommandons l’écoute de cette émission de radio :
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    Fantôme d’la langue ou Qu’est-ce qui fantôme ta langue ?
    Diffusée le 2 septembre dernier à 23 heures
    Réalisation : Lise-Marie Barré et Annabelle Brouard
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    Ce documentaire sonore va explorer des formes de langage qui échappent de manière volontaire ou involontaire à la « normalité ».

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    Octobre

    Le conseil de Claude-Laurent François

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    De passage à Luxeuil-les-Bains, le 3 octobre dernier dans le cadre des journées d’études consacrées à l’écriture cursive organisées en écho au 14ème Centenaire de la mort de St Colomban, nous avons rencontré Claude-Laurent François, ancien professeur de graphisme à l’école d’art de Besançon (ISBA).
    Il nous suggère la lecture d’un ouvrage qu’il a très souvent recommandé à ses étudiants :

    « Dessiner grâce au cerveau droit » de Betty Edwards est un ouvrage passionnant paru en 1979 qu’il nous invite à découvrir.

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    L’écriture dite de Luxeuil a été élaborée dans le monastère de Luxeuil fondé par Colomban, moine irlandais, à la fin du VIe siècle. En simplifiant l’écriture de la chancellerie royale les copistes de Luxeuil l’ont rendue propre à la rédaction, non plus uniquement de missives et de diplômes d’origine régalienne, mais de livres écrits pour la première fois en cursive.
    Cette forme d’écriture originale demeure l’un des jalons de la paléographie occidentale.

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    Légende : Quelques vues de l’exposition « De Colomban à Luxeuil, de Luxeuil à l’Europe . Des manuscrits en héritage (VII° – XVII° s)  » au musée de la tour des échevins jusqu’au 30 octobre 2015.

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    Il réagit ensuite à propos de l’intervention de Marc Smith, à la question de la juste distance nécessaire pour profiter de manière dynamique et interactive des interventions proposées dans l’abbaye durant deux journées, où d’éminents chercheurs et calligraphes se sont succédé : DOMINIQUE BARBET-MASSIN, DAVID GANZ, TIMOTHY O’NEILL, MARC SMITH, LAURENT RÉBÉNA, BRUNO GIGAREL, THOMAS HUOT-MARCHAND ET FRANCIS RAMEL.

    Enfin, il adresse un clin d’œil aux Rencontres Internationales de Typographie de Lure à Lurs et à l’association A toute à Lure/Allure fondée avec un ancien collègue de l’école d’art…

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    Bibliographie au 7 octobre : 5  documents disponibles, à consulter sur place ou empruntables.
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    • Un dvd : L’Hôte, Gilles. Umberto Eco (Le). Paris : Doriane Films. 1 DVD (01 h 10 mn) (Collège de France)
    • Un livre d’artiste : Martel, André. Djingine du théophéles (La) : avec les  » corps de dames  » de Jean Dubuffet. Paris : Cheval d’attaque, 1975. Non paginé.
    • Une conférence pour les enfants : Bailly, Jean-Christophe. pays des animots (Le) : petite conférence sur le langage. Paris : Bayard, 2004. 70 p. (petites conférences (Les))
    • Un essai : Herrenschmidt, Clarisse. Trois écritures (Les) : langue, nombre, code. [Paris] : Gallimard, impr. 2007. 1 vol. (VII-510 p.) (Bibliothèque des sciences humaines)
    • Un manifeste : Bardeau, Frédéric, Danet, Nicolas. Lire, écrire, compter, coder. Limoges : Fyp éditions, 2014. 1 vol. (157 p.)

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    Texte, photographies et entretiens : Fabien Vélasquez
    Photographies : DR. pour le billet de septembre.

  • La bibliothèque en vadrouille n°42

    Lieu : Elne (Pyrénées Orientales, 66)
    Date : 6 août 2015
    Heure : entre 16 : 00 et 16 : 20
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    Les conseils de Zeillim
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    De passage au Mas d’Avall, pour rendre visite aux éditions voix que nous avions connues en 2005 lors de l’organisation de l’exposition Henri Chopin, nous nous arrêtons devant la bâtisse voisine de Zeillim, un artiste dont l’extérieur de l’atelier ne passe pas inaperçu : une façade colorée (volets peints) attire l’œil du visiteur…
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    Ecoutez le petit entretien réalisé dans son atelier.

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    Architecte de formation, Zeillim est aujourd’hui peintre à plein temps. Appréciant beaucoup la radio, en particulier l’émission « ça peut pas faire de mal », il sait travailler en musique ou en sonorités : son atelier-bureau est rempli de citations inscrites aux murs comme autant de maximes inspirantes pour convoquer un souvenir ou une idée.
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    C’est tout naturellement qu’il cite Boris Vian, comme une de ses lectures fétiches.
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    Zeillim nous a offert une édition coréalisée avec la poétesse catalane Marie-Thérèse Bernabé Garrido.  Avec une maquette à la fois anarchique et organisée, « Antr’e2 » s’apparente à une promenade littéraire et graphique.
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    Ce livre bilingue qui a désormais rejoint les collections de la médiathèque, est à découvrir dans la section « Poésie plastique ».
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    Nous vous proposons de visionner ce court film autour d’une exposition récente de Zeillim, visible sur Culturebox.
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    Bibliographie : 6 documents « sortis » du fonds documentaire, en prolongement à cette discussion avec Zeillim comme autant d’échos à l’activité débordante et pleine de curiosité de Boris Vian.
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    • Vian traducteur :

    Les Joueurs du A [Texte imprimé] / Alfred Elton Van Vogt ; traducteur, Boris Vian. – Paris : J’ai lu, 1977.
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    • Vian pamphlétaire

    Traité de civisme [Texte imprimé] / Boris Vian ; éditeur scientifique, Guy Laforet. – Union générale d’éditions, 1987. – 267 p. ; 18 cm. – (10/18 ; 1885) – ISBN 2-264-01076-2

    * Résumé : C’est en 1950 que Boris Vian conçut le projet de ce Traité de civisme. jusqu’à sa mort, il ne cessa plus d’accumuler les notes, les réflexions, les citations en vue de sa rédaction, qu’il n’eut pas le temps de mener à bien. En dépit de son titre solennel, il ne s’agit nullement d’un de ces canulars dont se montrait friand l’auteur de J’irai cracher sur vos tombes et de L’Equarrissage pour tous. S’appuyant sur d’immenses lectures, Vian y traite des grands thèmes sociaux et politiques du siècle, progrès, travail, inégalités, guerre, totalitarismes… Ses valeurs sont celles qu’exprime son œuvre de poète, de romancier, de compositeur ou de dramaturge : révolte devant l’exploitation et la violence, idéal d’égalité et de paix, goût du bonheur partagé. Grâce au patient travail de Guy Laforêt, qui a réuni et commenté ces textes, c’est une véritable biographie intellectuelle de Boris Vian qui nous est aujourd’hui offerte.
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    • Les derniers instants de Vian en BD

    Piscine Molitor [Texte imprimé] / [dessins de] Cailleaux ; [scénario de] Bourhis. – [Marcinelle] ; [Paris] : Dupuis, DL 2009. – 1 vol. (72 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 31 cm. – (Aire libre, 0774-5702)
    ISBN 978-2-8001-4408-5 (rel.) : 15,50 EUR
    * Résumé : Boris Vian était cardiaque ; il considérait que nager en apnée était bon pour son cur. Pourtant, ce matin du 23 juin 1959, au bord de la piscine Molitor, il lui reste seulement quelques heures à vivre. Hervé Bourhis raconte les derniers instants de ce créateur protéiforme, plongeant dans son passé au plus profond de ses doutes, de ses passions, de ses amours, de ses joies. Avec élégance et sensibilité, le dessin de Christian Cailleaux restitue ici trente-neuf années d’une vie fascinante.
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    • Vian dessinateur

    Dessins d’écrivains [Texte imprimé] / préf. de Pierre Belfond. – [Paris] : éd. du Chêne, 2003. – 174 p. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 16 x 22 cm.
    Contient un choix de textes de divers auteurs.
    ISBN 2-84277-489-2 (rel.) : 26,90 EUR
    * Sujets :
    Apollinaire, Guillaume (1880-1918) ** Dessin
    Audiberti, Jacques (1899-1965) ** Dessin
    Baudelaire, Charles (1821-1867) ** Dessin
    Breton, André (1896-1966) ** Dessin
    Burroughs, William Seward (1914-1997) ** Dessin
    Butor, Michel (1926-….) ** Dessin
    Cocteau, Jean (1889-1963) ** Dessin
    Colette (1873-1954) ** Dessin
    Desnos, Robert (1900-1945) ** Dessin
    Eluard, Paul (1895-1952) ** Dessin
    Genet, Jean (1910-1986) ** Dessin
    Goncourt, Edmond de (1822-1896) ** Dessin
    Hugo, Victor (1802-1885) ** Dessin
    Ionesco, Eugène (1909-1994) ** Dessin
    Lamartine, Alphonse de (1790-1869) ** Dessin
    Malraux, André (1901-1976) ** Dessin
    Maupassant, Guy de (1850-1893) ** Dessin
    Mérimée, Prosper (1803-1870) ** Dessin
    Michaux, Henri (1899-1984) ** Dessin
    Miller, Henry (1891-1980) ** Dessin
    Musset, Alfred de (1810-1857) ** Dessin
    Noël, Bernard (1930-….) ** Dessin
    Prévert, Jacques (1900-1977) ** Dessin
    Proust, Marcel (1871-1922) ** Dessin
    Queneau, Raymond (1903-1976) ** Dessin
    Rimbaud, Arthur (1854-1891) ** Dessin
    Sand, George (1804-1876) ** Dessin
    Tzara, Tristan (1896-1963) ** Dessin
    Verlaine, Paul (1844-1896) ** Dessin
    Vian, Boris (1920-1959) ** Dessin
    Farrère, Claude (1876-1957) ** Dessin
    Mac Orlan, Pierre (1883-1970) ** Dessin
    Béalu, Marcel (1908-1993) ** Dessin
    Bourgeade, Pierre (1927-2009) ** Dessin
    Cau, Jean (1925-1993) ** Dessin
    Crevel, René (1900-1935) ** Dessin
    Daumal, René (1908-1944) ** Dessin
    Durrell, Lawrence (1912-1990) ** Dessin
    Féval, Paul (1816-1887) ** Dessin
    Fromentin, Eugène (1820-1876) ** Dessin
    Gautier, Théophile (1811-1872) ** Dessin
    Jacob, Max (1876-1944) ** Dessin
    Klingsor, Tristan (1874-1966) ** Dessin
    Laforgue, Jules (1860-1887) ** Dessin
    Morand, Paul (1888-1976) ** Dessin
    Pinget, Robert (1919-1997) ** Dessin
    Salmon, André (1881-1969) ** Dessin
    Pavic, Milorad (1929-2009) ** Dessin
    Martin Du Gard, Maurice (1896-1970) ** Dessin
    Ecrivains artistes
    * Résumé : Présente une sélection de dessins d’écrivains collectionnés par P. Belfond, couvrant le XIXe et le XXe siècle, de G. Sand à Ionesco et de Proust à Cocteau. Ces dessins, accompagnés d’extraits de textes de leurs auteurs et présentés par ordre chronologique, offrent une large palette de techniques : dessins, gouaches, aquarelles, huiles, collages, crayonnés…
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    • Vian et le cinéma

    Cinéma, science-fiction [Texte imprimé] / par Boris Vian ; préface et notes par Noël Arnaud. – Paris : Union générale d’éditions, 1980. – 215 p. : couv. ill. en coul. ; 18 cm. – (:10-18 :+Dix-dix-huit+ ; 1404)
    Recueil de textes extraits pour la plupart de diverses revues et publications, 1946-1958.
    ISBN 2-264-00326-X (Br.)
    * Résumé : A l’affût de modes nouveaux de création, Boris Vian s’intéressa durant l’après-guerre au cinéma et à la science-fiction. Ce livre rassemble ses chroniques.
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    • Le colloque de Cerisy sur Vian

    Boris Vian [texte imprimé] : 2 : Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, [Colloque, 23 juillet-2 août 1976] / direction Noël Arnaud, Henri Baudin… – Paris : Union Générale d’Edition, 1977. – 511 p. ; 18 cm. – (10 / 18)
    Couverture de Pierre Bernard : Autoportrait de Boris Vian.
    ISBN 2-264-00807-5 (erroné)
    http://www.ccic-cerisy.asso.fr/vian2TM77.html

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    Texte, Photographies et entretien
     : Fabien Vélasquez
    Remerciements : Zeillim et son épouse.

  • La bibliothèque en vadrouille n°41

    Lieu : Le Granit, Galerie du théâtre et La Poudrière (Belfort)
    Date : 4 et 30 septembre 2015
    Heure : entre 22 : 00 et 22 : 20
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    Les conseils de Chloé Poizat , Gianpaolo Pagni et les membres de Lady Boy
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    Vernissage

    Nous avons rencontré ces deux artistes plasticiens à l’issue du vernissage de l’exposition intitulée Nos pièces montées visible au Granit jusqu’au 30 septembre.
    Un foisonnement (dédale de dessins, volumes, éditions, livres d’artistes) est soigneusement installé dans la galerie du Granit.
    L’originalité de ce travail vient du fait que les deux plasticiens et illustrateurs ont tenté une expérience débutée en 2011 consistant à partager une même feuille de papier selon un protocole particulier décrit plus bas.
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    Extrait de la note d’intention décrivant l’exposition sur le site du Granit :
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    Gianpaolo Pagni et Chloé Poizat, qui nous accompagnent toute cette saison en signant le visuel de notre programme, sont tous les deux artistes plasticiens et illustrateurs, vivant ensemble et partageant le même atelier. En août 2011, ils décident d’entreprendre un travail commun sur une même feuille de papier ayant comme règle de commencer le dessin à tour de rôle. Chloé dessine au stylo-encre et Gianpaolo aux tampons. Nos Pièces Montées : c’est jouer avec le dessin de l’autre, le métamorphoser, se l’approprier, se défier, accepter de ne pas terminer son dessin, qu’il change de direction, qu’il soit sauvage. C’est une conversation graphique entre deux dessinateurs, le mariage de deux univers. Gianpaolo utilise les tampons comme des outils lui permettant d’explorer la multiplication du geste et du signe. Il compose comme un vocabulaire qui s’adapte à chaque nouvelle œuvre. Lié au souvenir, à la trace, il travaille souvent par recouvrement voire effacement en détournant des supports variés.
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    Lors du vernissage Chloé et Gianpaolo ont pu dédicacer leur livre paru aux éditions Cornélius. Une maison d’édition fort intéressante que nous avions eu l’occasion de connaître à l’occasion de l’exposition Bofa présentée en 2013 à la bibliothèque municipale (Voir le billet du blog rédigé à l’époque).
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    Après un repas très chaleureux durant lequel la dizaine de convives réunis par Pierre Soignon ont pu échanger et discuter activement, nous avons pris un moment pour converser avec Chloé et Gianpaolo à l’extérieur dans l’un des escaliers internes du Granit menant des bureaux à la salle de danse surplombant la Savoureuse, panorama toujours apprécié des non belfortains, invités de la galerie et du théâtre. Un bel échange au cours duquel furent évoqués maints sujets :
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    L’origine de cette exposition (et son titre), le couple [Nous avons posé une question inspirée de la lecture d’une série (n° 1,2, 3, 4 et 5) parue dans Libération cet été, intitulée «HEUREUX EN MÉNINGES» : En quoi le couple stimule la création ?]

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    Enfin, nous demandons à chacun la rituelle question d’une lecture-source, inspirante pour leur travail, c’est Gianpolo qui s’y colle qui cite l’imagerie populaire à travers l’exemple de sa collection de vignettes Panini, célèbres portraits de footballeurs regroupés dans des albums, complétés et collectionnés depuis la fin des années 70, qui sont devenus aujourd’hui des cimetières de têtes…
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    Gage de complicité, Chloé souffle à Gianpaolo le nom de Georges Pérec, comme une référence fondamentale sous-jacente au travail de Gianpaolo qui nous révèle (nous ne le savions pas) que le célèbre Je me souviens de Pérec est une adaptation d’un procédé inventé par un artiste américain Joe Brainard (1941-1994).
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    C’est ensuite Chloé qui se livre à l’exercice : elle cite spontanément un roman de H.G. Wells qui est véritablement une clé de lecture pour l’exposition : « L’Île du docteur Moreau », publié en 1886.
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    Elle ajoute et précise avoir aussi été marquée par la méthode de travail de Sebald, cet auteur allemand qui travaille avec beaucoup de documents, potentiellement déclencheurs d’idées. « Ce rite de la promenade » lié à cet auteur ou bien encore à Robert Walser.
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    Enfin Chloé nous a expliqué qu’elle a l’habitude de noter rigoureusement des listes de mots au fur et à mesure de ses lectures pour en faire ensuite des tableaux de mots.
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    Notons également, qu’elle a réalisé plusieurs éditions avec la très originale maison Derrière la salle de bains, un éditeur qui investit de manière remarquable et soignée le champ de la microédition.
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    A noter dans vos agendas, le 30 septembre à 18 : 30, un concert qualifié d’Odyssée gainsbourienne par la Poudrière qui invite Ladyboy / Olivier Hazemann pour lequel Chloé et Gianpaolo ont réalisé une pochette et une vidéo d’animation..

    .Le mouvement perpétuel

    Prolongement au billet débuté le 4 septembre dernier : retrouvailles en ce 30 septembre avec Gianpaolo Pagni dont nous avons découvert tout récemment la contribution à Perpetuum mobile, un ouvrage (fort intéressant pour le fonds spécialisé) que l’on doit à un touche à touche, singulier « fou littéraire » considéré comme un pionnier de la poésie phonétique : Paul Scheerbart (1863-1915).
    Ce dernier a passé deux ans à tenter de réaliser un mobile dont le mouvement serait perpétuel, expérience dont il rend compte avec humour et philosophie dans ce petit ouvrage. Publié en Allemagne en 1910, le texte de Perpetuum Mobile a paru pour la première fois en français dans la revue Bizarre, aux éditions Jean-Jacques Pauvert, en juillet 1958. Pour la réédition (2014) chez Zones sensibles, un éditeur bruxellois très soucieux du livre (lire leur manifeste), Gianpaolo a conçu la couverture et réalisé un pop up.

    Chloé et Gianpaolo ont ensuite gentiment dédicacé (en ajoutant un dessin et un tampon originaux pour la médiathèque) dans Livres Uniks, le catalogue collectif publié à l’occasion de l’exposition visible du 13 mars au 13 juin 2015 à Topographie de l’art.

    • Lady Boy project : un Objet Scénique Non Identifié (OSNI)

    A l’issue du concert dans la loge, nous rencontrons Olivier (chant et textes) et Xavier (vidéo), tous deux réagissent à la première présentation de cette forme hybride, alliant chant, projection vidéo (films d’animations et dessins numérisés) et illustration sonore (violoncelle, piano, batterie et objets sonores).

    Olivier nous dit quelques mots sur une édition artisanale conçue dont Chloé Poizat a assuré la coordination : un très original disque objet : L’album en série limitée avec un livret sous forme de leporello ainsi qu’une clé USB de 2GO contenant l’album au complet (en MP3 et AIFF: format CD) avec un player, les textes ainsi que le clip de « Ma prestigieuse ».
    Cette édition traduit à la fois un goût de la délicatesse et l’envie de vouloir fabriquer un objet à la fois matériel (livret) et immatériel (fichier mp3).

     

    • Benjamin, musicien, éditeur basque, ami de Mathieu Messagier, le franc-comtois

      Nous rencontrons ensuite Benjamin qui a joué avec Lady Boy.Également poète et éditeur, il nous montre une planche réalisée la veille chez lui, avant de prendre la route de Belfort.

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    Nous apprenons très vite, que Benjamin est un proche de Mathieu Messagier qu’il a connu via Nicolas Sornaga (le cinéaste, auteur du dernier des immobiles) : il a d’ailleurs édité un récent recueil de Mathieu, intitulé « L’handicapé des mers des Sud et autres poèmes sans fin », microédition que Benjamin va faire parvenir bientôt à la médiathèque. [déjà 9 textes de ce poète et le film cité disponibles dans les collections]

    Il nous suggère deux conseils de lectures insolites, entre humour et dérision…

    • Louise, violoncelliste et lectrice

    Nous faisons enfin la connaissance de Louise, jeune violoncelliste venue rejoindre Lady Boy pour la première fois. Cette prestation collective « métissée », vécue dans un cadre intimiste fut pour elle, inspirante et mémorable. Elle nous confie ensuite, une manière particulière de répéter ses gammes qu’elle a expérimentée dans le passé.

    Puis, elle recommande la lecture de l’Œuvre de Zola et de Du domaine des Murmures de Carole Martinez.

    Bibliographie : 5 références disponibles à la médiathèque ou en ligne :
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    • Cursif. [Texte imprimé]. 1, Le dessin dans tous ses états / Patrick Descamps ; Savine Faupin ; Mâkhi Xenakis. – Arles (Bouches-du-Rhône) : Analogues, 2011. – 1 vol. (127 p.) : illustrations en noir et en couleur ; 24 x 20 cm.
      Publié à l’occasion du programme Dessiner-Tracer organisé dans 20 musées dans le Nord-Pas de Calais, la Picardie et la Belgique, de l’automne 2011 à l’automne 2012.

    Résumé : Un état des lieux du dessin dans les collections publiques belges et françaises, de la dimension patrimoniale à la création la plus contemporaine : la revue accompagnant la manifestation Dessiner-Tracer (un programme de 40 expositions dans une vingtaine d’institutions, s’appuyant sur l’inventaire des collections publiques de dessin).
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    • L’homme invisible [Texte imprimé] / H.G. Wells ; ill. de J.M. Folon ; [trad. par Achille Laurent]. – [Paris] : Ed. du Chêne, 1994. – 190 p. : ill. en coul. ; 27 cm.
      ISBN 2-85108-835-1 (br.) : 149 F

    Résumé : Sous le pinceau de Folon, le héros invisible prend une dimension quasi fantasmagorique.
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    • « Regarde de tous tes yeux, regarde » [Texte imprimé] : l’art contemporain de Georges Perec : [exposition, Nantes, Musée des beaux-arts, 27 juin-12 octobre 2008, Dole, Musée des beaux-arts, 21 novembre 2008-21 février 2009] / [catalogue par Blandine Chavanne, Jean-Pierre Salgas, André Rouillé, et al.]. – [Nantes] : Joseph K. : Musée des beaux-arts de Nantes ; [Dole] : Musée des beaux-arts de Dole, DL 2008. – 1 vol. (126 p.) : ill. en noir et en coul., jaquette ill. ; 22 cm.
      Contient :  » Le Centre Georges Perec « / Jean-Pierre Salgas.  » L’art d’après la photographie « / André Rouillé.  » Le «romans» de l’artiste contemporain « / Jean-Luc Joly.  » Georges Perec  » = une autobiographie desmodromique / Bernard Magné.  » L’écriture photographique de Georges Perec  » = suivi de 39 polaroïds / Christelle Reggiani ; Georges Perec.  » Duchamp à l’Oulipo « / Marcel Bénabou. -ISBN 978-2-910686-50-5 (br.) : 20 EUR
      Résumé : A l’occasion du 30e anniversaire de la publication du roman de George Perec, La vie mode d’emploi, le Musée des Beaux Arts de Dole propose une lecture perecquienne de l’art contemporain de ces quarante dernières années.
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    • A noter également : dans son numéro 27 (Automne 2012, 174 pages), la revue AREA a consacré un large dossier à la question – dossier intitulé Le couple à l’œuvre.
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    • Nous renvoyons également le lecteur vers deux billets plus anciens et dont le sujet est aussi lié au dessin et à l’illustration : le coup de cœur de Gaëlle Partouche, libraire à Grenoble autour de l’expo-chantier Les Cahiers dessinés et le travail en cours ayant donné lieu à une résidence à l’Espace multimédia, avec le dessinateur Johanny Melloul et ses invités.
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    Textes, photographies et entretien : Fabien Vélasquez
    Remerciements : Pierre Soignon, Chloé et Gianpaolo et tous les membres de Lady Boy.

  • La bibliothèque en vadrouille n°40

    Lieu : La Nef, Le Noirmont (Jura suisse)
    Date : 3 septembre 2015
    Heure : entre 20 :00 et 23 :00
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    Les conseils de Libero Zuppiroli et de Christiane Grimm, co-auteur avec ses photographies des
    Traité des couleur, Traité de la lumière, Traité de la matière.
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    Nous avons pu à l’issue de sa brillante conférence, nous entretenir un court instant avec Libero Zuppéroli, un éminent professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, physicien de formation qui est venu se demander : « Quelle lumière célébrons-nous ici ? »

    Une conférence proposée dans le cadre de l’expostion « L’Humen » visible jusqu’au 20 septembre 2015.
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    Devant un auditoire nombreux, cet attachant pédagogue a clairement exposé ses idées en disant immédiatement que la lumière est un objet complexe qui peut recouvrir plusieurs sens : physique, métaphysique (spirituel), philosophique (vérité), géométrique, militaire (le « rayon de la mort » dans le vocabulaire de la science-fiction) et technologique.
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    Puisant de nombreux exemples issus de l’observation quotidienne ou de planches tirées de vieux manuels de physique, il a étayé de son propos de manière vivante et passionnée.
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    Il cite de nombreux auteurs qu’il affectionne : les pionniers méconnus : L’Abbé Georges Lemaître ou le général Dufour et des auteurs plus évidents tels Bachelard ou Char, (dont il a lu une magnifique interprétation du Tableau de Georges de La Tour, Job et sa femme, vers 1640-1645). Char dont Libero semble avoir « hérité » quelques sonorités proches du timbre de voix méridional du capitaine Alexandre.

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    Nous avons donc demandé à Libero de nous dire quelques mots sur ses traités édités aux Presses universitaires polytechniques romandes. Il nous recommande ensuite la lecture de trois textes considérés comme fondamentaux pour toute personne s’intéressant à la science :

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    A la fin de l’entretien, nous lui rappelons le nom deux artistes cités antérieurement dans un programme radiophonique datant de 2012, Rothko et Turrell.
    « Oui, Turrell a fait de très grands travaux surtout dans le domaine de la lumière diffuse et Rothko des bains de couleurs dans lesquels on peut s’immerger subtilement.»

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    Nous rencontrons ensuite Christiane Grimm, photographe et co-auteur des traités cités précédemment par Libéro.

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    Nous l’interrogeons sur la nature singulière du lien qui unit deux chercheurs participant chacun à sa manière à la perpétuation du cosmos au présent : quand art et science se rencontrent. Elle explique comment chacun se nourrit de l’autre discipline dans un incessant et constructif dialogue. Christiane nous recommande la lecture de George Didi-Huberman à travers deux textes qui firent l’effet d’une « bombe » sur elle : Ecorce et L’Homme qui marchait dans la couleur qui est un essai sur le travail de James Turrell dont nous venons de parler avec Libero.

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    En guise de bonus

    • Un Post Scriptum gaphique : nous avons pu également rencontrer Hervé, le technicien de la Nef avec lequel nous avons discuté un court moment. Nous avons ainsi appris l’existence d’une jeune revue jurassienne (3 numéros parus à ce jour : Numéros 0, 1 et 2 ; le 3 est en préparation). Il s’agit du « Kalaripayat », une revue de comics créée à l’initiative de Julien Theurillat. Hervé nous décrit en quelques mots la ligne éditoriale de la revue et sa forme.
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    • Post Scriptum sonore : quelques secondes avec André Décosterd qui explique le fonctionnement de son installation à une visiteuse. Quelques vues de ?-ton, la nouvelle installation conçue avec son frère Michel.
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    Les frères Décosterd ont fondé Cod.Act, nous les avions rencontré en mai au moment du Fimu : Ecoutez l’entretien réalisé à cette occasion.

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    Bibliographie : Ouvrages disponibles à la médiathèque

    La Nef a édité un petit catalogue bilingue, en 800 exemplaires. Il contient de belles reproductions de l’exposition, les notices des œuvres et des éléments biographiques sur chaque artiste, ainsi qu’un texte de Libero Zuppiroli. Nous avons reçu un exemplaire en don de la part des commissaires de l’exposition

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    • Sur les couleurs et la perception :
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    Traité des couleurs [Texte imprimé] : accompagné de trois essais théoriques / Goethe. – « Triades », 1980. ISBN 2-85248-084-0
    Le pays des aveugles [Texte imprimé] : et autres récits d’anticipation / Herbert George Wells. – Gallimard, 2000. – (Collection Folio bilingue ; 88)
    ISBN 2-07-041140-0
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    • Sur James Turrell (du plus récent au plus ancien)
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    James Turrell [Texte imprimé] : the Wolfsburg project : [Ausstellung, Kunstmuseum Wolfsburg, 24. Oktober 2009 bis 5. April 2010] / Kunstmuseum Wolfsburg. – Hatje Cantz, cop. 2009
    ISBN 978-3-7757-2455-5. -ISBN 3775724559

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    Passageways
    [DVD] Carine Asscher, réal. – Centre national d’art et de culture Georges Pompidou [éd., distrib.], [DL 2006]
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    James Turrell Projection Works 1966-69 / David Anfam, James Turrell. – Michael Hue-Williams Fine Art, 2004
    ISBN 1-900829-16-9
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    James Turrell [Texte imprimé] / Almine Rech. – A. Rech : éd. Images modernes, DL 2005. – (Rencontres ; 9)
    ISBN 2-913355-28-5
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    James Turrell : ADN automotive design network [DVD] / Gilles Coudert ; Sébastien Pluot, réal. – a.p.r.e.s production, 2005. – (Kaleidoscope)
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    James Turrell / Instituto Valenciano Arte Moderno. – Generalidad De Valencia, 2004
    ISBN 84-482-3952-0
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    Texte, entretiens et photographies : Fabien Vélasquez

    Remerciements : Christiane et Libero, Eric Rihs, Hervé Guisolan et toute l’équipe de la Nef. Ainsi qu’aux frères Décosterd.