Auteur/autrice : fabien

  • La bibliothèque in situ n° 46

    Date : le 31 mars 2019
    Lieu : Bourogne, Festival SONIC PROTEST
    Heure : entre 19:00 et 19:15

     

    Entretien avec Suzanne CIANI

     

    Pendant qu’elle rangeait ses câbles et son synthétiseur, La bibliothèque in situ a souhaité converser avec Suzanne Ciani, pianiste & compositrice de musique électronique. Un court entretien au cours duquel nous abordons trois points clés : un disque favori, son lien avec Philipp Glass et son rôle de passeuse (transmetteuse) aux jeunes générations. Elle avait donné auparavant, un concert devant une assistance nombreuse et attentive.

    C’est via le livre paru en 2002 aux éditions Dilecta, que s’engage la conversation autour de Philipp Glass :

    Einstein on the Beach [texte imprimé] / Wilson, Robert, Artiste; Glass, Philip, Compositeur. – Paris : Editions Dilecta, 2012. – 160 p.: ill. en noir; 28,5 x 20 cm. ISBN 979-10-90490-04-8

    Disponible à la médiathèque. Cote : AMS WIL

    Légende : Set de S. Ciani et portrait de Suzanne avec le livre Einstein on the Beach

    0

    Première partie de l’entretien audio (en anglais) :

    0

    – Ravie de vous rencontrer ! Bonjour Fabien !

    Première question :

    – Je dois dire que musicalement, je viens plutôt d’une culture classique, et mon disque préféré, c’était les Variations Goldberg par Glenn Gould. Je trouve que sa manière de jouer avait quelque chose de très numérique, si on peut dire : son rythme était tellement précis, il jouait presque comme une machine. Et j’adorais sa manière de ne pas essayer d’embellir son jeu ou d’y ajouter du sentiment ; il laissait simplement la musique advenir. Et je crois que dans mon approche de la musique électronique, il y a ça aussi : la musique électronique permet d’avoir ce rythme très rigoureux, et j’aime cette précision. J’aime laisser la musique advenir à travers la machine.

    Seconde partie de l’entretien audio (en anglais) :

    0

    Deuxième question :

    – J’adore Philip Glass ; pour moi, il a vraiment cette espèce de conscience électronique. Il n’utilise pas les synthétiseurs et les instruments électroniques comme moi. Il demande à des êtres humains de jouer comme des machines. Il y a vraiment une influence de la machine… Enfin, il y avait ça à l’époque Baroque aussi, où les choses étaient très mécanistes, allez savoir pourquoi. En tout cas, Philip Glass trouve l’émotion, bizarrement, dans une musique absolument non-émotionnelle. Il utilise des motifs mélodiques, mais sans avoir une approche classique de la mélodie, et pourtant, dans le tissu de tous ces contrepoints qu’il met en œuvre, l’émotion ressort. Et je trouve que sa musique, associée à des éléments visuels, comme des films ou de l’opéra, est bien plus puissante. Ça amène une autre dimension à sa musique.

    Troisième question :

    Il me tient particulièrement à cœur aujourd’hui de faire le passage de témoin entre le passé, quand les systèmes analogiques modulaires sont apparus  – car j’ai travaillé avec Don Buchla, j’ai joué du Buchla… Et Don Buchla est mort, il y a deux ans ; et je veux communiquer cela aux jeunes générations qui s’intéressent à la musique électronique modulaire et qui jouent avec des modules eurorack par exemple, j’aimerais qu’ils puissent revenir à la source et voir ce que cet inventeur de génie a fait, pour que plus tard, ça compte pour eux. Un jour, quand cette jeune fille aura ses instruments et qu’elle les jouera, elle aura une conscience bien plus subtile de ce qu’on peut en faire.

    NDLR : Cette jeune fille est une étudiante de l’ISBA qui a pu jouer sur le synthétiseur de Suzanne.

    Revue de Presse

     

    Texte, entretien et Photographies : Fabien Vélasquez

    Traduction de l’entretien : Marie Verry

     

  • La bibliothèque en vadrouille n° 134

    Lieu : EAC (les halles), Porrentruy
    Date : Dimanche 31 mars 2019
    Heure : entre 15 et 16h

     

    Rencontre avec Stefan Banz

    Entretien : 9’48

    A l’occasion du finissage de We have been in truth, l’exposition de Stefan Banz aux Halles, à Porrentruy, nous avons pu nous entretenir avec Stefan Banz, artiste-éditeur. Il a bien voulu pour La bibliothèque en vadrouille nous conter la genèse de KMD – Kunsthalle Marcel Duchamp, dénommé « le plus petit musée du monde« , cofondé il y a 10 ans avec Caroline Bachmann. Le 21 février à l’Espace Renfer, il avait donné une stimulante conférence-enquête, dans laquelle il révélait comment en travaillant sur Marcel Duchamp, il avait pu attester que la chute d’eau du Forestay près de Chexbres sur les bords du Lac Léman, était celle qui avait inspiré Duchamp pour sa célèbre pièce « Étant donnés : 1) la chute d’eau 2) le gaz d’éclairage … » ( 1946-1966).

    0

    Légende : Durant la conférence de Stefan à l’Espace Renfer, le 21/02/2019.

    0

    Un petit livre fort bien réalisé, publié par les éditions art&fictions en mai 2017 : « La chute d’eau, le lac et le plus petit musée du monde. Conversation avec Caroline Bachmann et Stefan Banz » de Françoise Jaunin, permettra à celles et ceux qui n’ont pu assister à la conférence d’en avoir un synthétique résumé.

    Légende : Lecteurs devant la table des éditions de la KMD.

     

    Nous évoquons ensuite avec Stefan et en quelques mots, l’aventure de la Kunsthalle de Lucerne fondée avec trois amis (dont Bruno Müller-Meyer, présent lors du finissage, en Ajoie).

     

    Bibliographie :

    et très nombreux autres documents (24 occurrences auteur, 29 sujets et 111 en recherche plein texte dans le catalogue) autour de Duchamp dans le fonds documentaire et ce podcast vidéo de Michel Giroud et Eric Bernaud, produit par l’EMG en 2009.

    Légende : Verre de l’amitié dans la cour des Halles, une édition de la KMD et une vue générale de l’exposition.

    0

    Textes, Photographies et entretien : Fabien Vélasquez
    Remerciements : S. Banz, P. Queloz et l’équipe de la Bibliothèque Cantonale du Jura / Espace Renfer.

  • La bibliothèque in situ n°45

    Date : 5 février 2019
    Heure : entre 16h35 et 16h45

    Borborygme : Cie Sterno Circo Occipito

     

    La bibliothèque in situ a pu échanger quelques instants après la séance scolaire donnée devant les Petites et Moyennes Sections de Maternelle de l’école de Bourogne. Entretien croisé avec Léa (régie) et Coline (cirque, jeu).

    0

    0

    Cette compagnie installée à Toulouse, en tournée depuis plusieurs semaines (Kingersheim, Bourogne puis Chalon-en –Champagne, Auterive, Rodez, …) fait donc une halte deux jours durant, dans le Territoire de Belfort, après le Haut-Rhin et avant la Marne.

    « Objet de l’association : favoriser, développer et promouvoir les arts du cirque et tous les autres moyens susceptibles de concourir à la réalisation de son objet social» La lecture de cet extrait des statuts de l’association, donne une indication sur la dimension sociologique que la compagnie souhaite aborder via des propositions pluridisciplinaires : en témoigne le sous-titre du spectacle «  corde lisse, danse, vidéo ». Coline en présentant la démarche de la compagnie, cite le GdRa* et José Montalvo comme étant des propositions l’ayant marquée.

    « Ce projet de création est le premier spectacle dont je suis à l’initiative.
    L’envie de cette création est née en 2013, après la naissance de ma fille, avec la volonté féroce d’élargir tant mes influences que ma pratique artistique.
    C’est ainsi que le solo m’est apparu comme une évidence, me permettant une approche plus « fusionnelle » avec le public. » (Coline Garcia)

    0

    La discussion se poursuit par l’énumération d’une liste subjective, maladroitement griffonnée durant le spectacle -(Liste non exhaustive d’impressions & images entraperçues):

    Dents

    Tresse

    « J’ai des oreilles »

    Ombres

    Salopette bleue

    Collant

    Sous-vêtements

    « Elle grossit »

    Mime

    Gargouillis

    Mouette projetée

    Pomme

    Squelette

    Corps

    Tissus

    Organes

    Cœur

    1,2, 3 soleils

    « Dans mon corps, je sens qu’il y a de la tempête »

    Danse des Grimaces

    Neige

    « Bulles qui éclatent »

    « Il sourit »

    Les dix minutes s’achèvent par le partage de conseil de lectures et de ressources diverses : Coline convoque l’ouvrage de Katy Couperie, Dictionnaire fou du corps (Magnier, 2012) et l’ouvrage de Michel Odoul, Dismoi où tu as mal, je te dirai pourquoi (Albin Michel, 2003 & 2018).

    Nous évoquons avec Léa et Coline, le film de Jonas Mekas Notes on the circus (1966), plongée réaliste dans l’univers du cirque Barnum : qui évoque à Coline, le spectacle éponyme de Ivan Mosjoukine.

    Le spectacle s’achève par la célèbre et pétaradante chanson de Gaston OuvrardJe n’suis pas bien portant, dite dans des voix enfantines.

    Des échos, des voix enfantines justement rencontrées quelques minutes après la séance tout public du lendemain (06/02/2019) : Ombeline et Gabin nous disent quelques mots…

    Ombeline :

    Gabin :

    Légende : Avec le billet d’entrée du spectacle, Gabin a réalisé un fort joli bateau en pliage, qui glisse sur le programme du Festival Atlantide, reçu par la Poste, depuis Nantes…

    0

    *  : GdRA (depuis 2007) réunit un Anthropologue formé aux sciences humaines à l’EHESS, Christophe Rulhes insufflant ces disciplines dans les enquêtes qui nourrissent les écritures du collectif . Le GdRA admire ainsi la Personne, les communautés, l’ordinaire et l’expérience quotidienne qu’il insère dans ses histoires. Pour un théâtre pluriel et sans limites ou frontières, adressé à tout un chacun, se voulant ludique, sociologique, réflexif, ouvert dans ses processus et ses actions diverses.

    Bibliographie :

    Textes, entretien : Fabien Vélasquez
    Photographies : Samuel Carnovali
    Remerciements : Léa & Coline et les autres membres de la compagnie Sterno Circo Occipito

  • La bibliothèque en vadrouille n° 133

    Lieu : Liège, Belgique
    Dates : 1 et 2 décembre 2018
    Heures : en continu ou presque de 10h à 17h…

    ***

    Furetons Fourmillons aux Fugueurs du Livre! FFF!

    0

    Billet dédié à Eric Duyckaerts (1953-2019)

    0

    De passage en Belgique début décembre, La Bibliothèque en vadrouille a pu passer deux jours au cœur des Fugueurs du Livre, un salon du livre des PETITS éditeurs au grand CURTIUS. Dans la ville natale de Simenon (1903-1989), nous avons découvert également une incroyable & foisonnante librairie … Boulevard de la Constitution 3 : A l’enseigne du commissaire Maigret!

    Rencontre avec divers éditeurs et agitateurs de la scène artistique et littéraire liégeoise. Ce salon dont la 6e édition se tenait en ce début décembre, est une émanation des activités du comptoir asbl, une librairie très active installée au 20 rue Neuvice.

    ***

    0

    Étape # 1 : une certaine gaité

    0

    Rencontre avec Greg, un membre des éditions d’une certaine gaité, qui évoque la revue C4 et notamment le numéro en cours consacré au Cirque Divers, une mythique institution culturelle de la ville qui 22 ans durant (de 1977 à 1999) expérimenta toutes les audaces artistiques et marqua profondément plusieurs générations de liégeois. Plusieurs témoins rencontrés durant ce week end, évoqueront ce joyeux cirque emblématique : André Stas, Guy Jungblut (Yellow Now) et Benjamin Monti, entre autres.

    0

    0

    Étape # 2 : DÉRIVATIONS

    Rencontre avec l’un des participants à la revue semestrielle DÉRIVATIONS (2005) qui nous explique la ligne éditoriale de cette édition soignée et bien ancrée dans son territoire.

    0

    0

    Étape # 3 : Rencontre avec Hugues Robaye (MAYAK)

    Légende : Halte sur le stand de la revue Mayak

    MaYaK (phare) est une revue-livre annuelle (culture (vivifiante !), solitude (fertile…), société (possible ?)) dont un des objectifs est de relier différentes formes de savoir : arts, sciences, sciences humaines, artisanat, travail de la terre, travail social…Décloisonner et demander à des chercheurs issus de ces domaines variés de s’exprimer sur une thématique de société. Un échange spontané et chaleureux avec Hugues qui nous a offert pour la bibliothèque, les deux numéros intitulés Traditions Modernités (parus en 2008). Le numéro 2 contient « La terre du Caire« , un texte de Christoph Bruneel …. Rendez-vous à l’étape 8!

    0

    0

    Étape # 4 : Échange avec Thierry Horguelin (auteur et membre de Espace Livres & Création)

    La conversation avec Thierry a débuté grâce à la vision d’un livre de la compagne de Pierre Garnier sur son stand édité aux éditions L’herbe qui tremble en 2011. Un éditeur où Thierry est aussi directeur de la collection D’autre part. Évocation du livre de La poésie concrète : soixante ans après : Francis Edeline, édité en 2016, à l’occasion d’une exposition à La Maison du Livre, à Saint-Gilles, en Belgique.

    0

    0

    Étape # 5 : Jean-Michel Bragard :

    Légende : Jean-Michel discutant avec Alain Poncet (La Clé à molette) et la couverture du Temps mêlés.

    0

    Rencontre du hasard, en quittant Greg (Halte 1), nous avions lu par hasard, un poème reproduit dans le numéro C4 … signé Jean-Michel Bragard. Nous le retrouvons plus tard, sur le stand Espace Livres & Création et débutons un échange tout azimuts : rendez-vous pris pour une conversation, plus au calme, au café qui permettra d’évoquer plusieurs facettes de celui dont la carte de visite mentionne trois activités insolites: « Géologue de salon, Poète de Terrain et Flûtiste à 16h ». Évocation de son Alphabestiaire (Daily Bul, 1998) ou bien encore La première machine à lire les « Cent mille milliards de poèmes »: un véritable jackpot littéraire! » / conçue avec Robert Kayser (photogr. de Jean-Michel Sarlet et Martine Bovy) parue in N ° spécial de : « Temps mêlés. Documents Queneau », ISSN 0775-9444, 61-64, 1994.

    0

    0

     

    Étape # 6 : Sérieusement Formidable : André Stas, une bière et un entretien fleuve….

    Légende : André, généreux conteur et trois de ses ouvrages publiés aux éditions Cactus inébranlable

    Entretien vidéo en ligne.

    « Glen Baxter et Peter Greenaway furent invités à Liège, tous deux à leurs tous débuts ».

    Générosité et partage tels furent les ingrédients indispensables à la longévité du Cirque divers. Écrivain & pataphysicien, l’œuvre d’André s’exprime sur des supports variés (collage, écritures). Au cirque Divers, 300 manifestations furent organisées en moyenne chaque année. Des artistes et des vagabonds se côtoyaient : (Y fût organisé un séminaire comment devenir un clochard), Fruits de saison, constitua une originale programmation pour des personnes n’ayant jamais été montrées auparavant : Patrick Corillon y exposa par exemple ses premiers travaux. Près de 18 minutes de conversation à bâtons rompus avec une Grenaille(s) errante(s)!

    Entretien 1ère partie :

    Entretien 2ème partie :

    0

    Étape # 7 : Rencontre avec Didier (les Éts. Decoux)

    0

    Didier Decoux est licencié en philologie romane et aussi en arts plastiques, option dessin. Pendant une vingtaine d’années, il compose entre création plastique personnelle et sensibilisation à l’art dans le contexte socioculturel. En 2006, il fonde les Éts. Decoux, petite entreprise dédiée au livre d’artiste. Petit survol de quelques unes des éditions en présence dont une que la médiathèque avait déjà en partie…

    0

     

    Étape # 8: Conversation avec Christophe Bruneel, un poète et musicien co-animateur des éditons L’Âne qui butine avec Anne Letoré.

    0

    Discussion autour du double vinyle unique édité en 2007 autour de la figure de Schwitters. Un élégant et coloré double 33 T., qui présente des morceaux où les paramètres musicaux sont, pour la plupart, soumis à l’intuition. On pourrait qualifier les musiciens de défricheurs de sons poétiques, d’exécuteurs de musiques non définies, ou encore de traducteurs d’une matière sonore à exploiter. Un amalgame de turbulence et de tranquillité, de complexité et de simplicité… Vinyle disponible à la médiathèque.

    0

     

    Étape # 9: Yellow Now : Souvenirs souvenirs avec Guy Jungblut…

    0

    Réalisé à l’étage du Grand Curtius, cet entretien de 10 minutes avec le fondateur des éditions Yellow Now permet de retracer les grandes étapes d’une maison d’édition qui poursuit un travail de qualité depuis de nombreuses années, aidée par de nombreux directeurs de collections fidèles et prospectifs. Nous évoquons l’ouvrage « Les jardins du paradoxe : Regards sur le Cirque Divers à Liège », 2018 (448 pages) que l’on doit à Jean-Michel Botquin.

    Retrouvez également une courte vidéo sur le même sujet.

    0

    0

    Étape # 10 : Entretien avec Benjamin Monti, l’un des organisateurs du salon

    0

    Auteur lui-même et l’une des chevilles ouvrière du comptoir, Benjamin prend quelques instants pour resituer les origines d’un salon qui célèbre déjà en cette fin d’année 2018, sa 6è édition. Nous évoquons avec lui, le cirque divers bien que né 15 ans avant sa fermeture, il en connaît moult détails et anecdotes savoureuses. Benjamin Monti a fait paraître en avril 2018 aux Angoumoisinses éditions M. Waknine, Histoires naturelles.

    0

     

    Bibliographie : Généralités et Artistes liégeois

    •  Libres échanges : une histoire des avant-gardes au pays de Liège de 1939 à 1980 [texte imprimé] / Renwart, Marc, Auteur; Edeline, Francis, Artiste; Pirenne, Maurice Henri, Artiste; Lindekens, René, Artiste; Certigny, Henry, Artiste. – Crisnée (Belgique) : Yellow now, 2001. – 1 vol. (195 p.): illustrations en noir et en couleur; 25 x 17 cm.
    • art en Belgique depuis 1975 (L’) [texte imprimé] / Bex, Florent; Busine, Laurent. – Bruxelles : Mercatorfonds; Europalia, 2001. – 438 p.: ill.; 33 cm. ISBN 978-90-6153-506-5
    • Aperçus de l’art belge après ’45 [texte imprimé] / Elias, Willem, Auteur. – Gent [Belgique] : Snoeck, DL 2008. – 1 vol. (280 p.): ill. en coul.; 25 cm. ISBN 978-90-5349-730-2
    • J. Lizène: Petit maître liégois de la seconde moitié du XXème siècle, artiste de la médiocrité = Little late mid-20th century Master, artist of the mediocre : 30/11/90-20/1/91 [texte imprimé] / Lizène, Jacques. – Atelier 340, 1990. – 319 p. ISBN 978-90-71386-15-2

    • Un art sans identité : Jacques Charlier ; [exposition « une rétrospective », Montpellier, la Panacée, du 14 octobre 2017 au 14 janvier 2018 ; « Peintures non identifiées », Montpellier, Galerie Aperto, du 14 octobre au 4 novembre 2017, et  » Peintures en tous genres », Paris, Galerie Lara Vincy, du 17 novembre au 30 décembre 2017 [texte imprimé] / Bourriaud, Nicolas, Auteur; Riout, Denys, Auteur; Botquin, Jean-Michel, Auteur; Gielen, Denis, Auteur; Bonati, Sergio, Auteur. – Montpellier : La Panacée ; Paris : Galerie Lara Vincy, DL 2017. – 1 vol. (192 p.): ill; 25 cm.. – ISBN 978-2-490-12300-1

    Tous ces ouvrages sont disponibles à la médiathèque.

    0

    Bonus

    0

    Échos tous azimuts : Durant ces deux jours à Liège, nous avons croisé deux éditeurs nancéiens : Hiatus et Malchiodi.

    Visite de l’exposition des éditions Actes Nord à la librairie, rue Neuvice…

    Légende : suggestion d’achat pour le Pôle thématique Arbres Bois & forêt d’Auxelles-Haut : Branching Out de McCloud Zicmuse

    Corinne Clarysse : polyvalente : Restauratrice, relieuse, bibliothécaire, archiviste… 4 activités (au minimum!) en une personne ! Une des animatrices du Vecteur, à Charleroi.

     

     

     

    Lecture improvisée, joute oratoire dans l’une des allées du Grand Curtius :

    Légende : lecteur, Frédéric, revue La moitié du fourbi et à sa gauche, Valentine, Papier Machine.

    Bonus sonore :

    Anecdote du richissime libanais au Salon de L’autre Livre à Paris …

    Une anecdote savoureuse contée par Jean-Louis Massot (Les Carnets du dessert de lune).

     

    Textes, entretiens & Photographies : Fabien Vélasquez

    Remerciements chaleureux :  à Claire et Alain Poncet (La clé à molette) avec lesquels nous avons gagné Liège en automobile traversant Haute-Saône, Vosges, Lorraine, Luxembourg et Belgique… et à toutes les personnes croisées durant ce week end belge.

    Légende : à Liège, les anges ne sont pas que des sculptures, ils fréquentent aussi les épiceries…

     

    Légende : Liège et son célèbre Carré (ici photographié en rectangle)…

     

    Légende : Spécialité liégeoise : Boulets frites (de chez Lequet) et une façade décorée (Capitale européenne de Noël, 2018).

     

    Légende : La frite aime maurice à la folie & « La solidarité c’est bon pour la santé », slogan d’En marche, publication liégeoise… dit Le Journal de la mutualité chrétienne !

  • La bibliothèque en vadrouille n°132

    Date : Dimanche 9 décembre 2018
    Heure : entre 16h et 17h
    Lieu : Galerie du sauvage, Porrentruy, Canton du Jura, Suisse

    **

    Rencontre avec Dexter Maurer : La Maison hantée

    0

    En ce week end de réouverture de la ligne de train « Belfort-> Delle-> Porrentruy-> Delémont-> Bienne », il était logique de prendre le train pour fêter dignement la renaissance de cette ligne internationale! La bibliothèque en vadrouille est donc partie à la rencontre de Dexter Maurer, un jeune illustrateur jurassien dont le travail est à découvrir jusqu’au 23 décembre 2018 à Porrentruy. C’est dans le vaste décor de la galerie du sauvage (qui se déploie sur quatre niveaux) que Dexter a installé de nombreux travaux réalisés ces trois dernières années. La variété des supports utilisés saute aux yeux (dessins, tapis, tissus, affiches, vêtements, …)

    Légende : Durant le vernissage de l’exposition, le 9 novembre 2018.

    0

    A 23 ans, il a déjà œuvré pour l’Université de Harvard ou Adobe, la société créatrice de Photoshop. Dexter Maurer vit à Delémont, mais c’est à l’EPAC à Saxon qu’il a étudié. Depuis quelques années il est revenu dans le Jura et travaille en tant qu’illustrateur freelance.

     

    0

    Visite guidée en sa compagnie en trois fragments de 12 minutes environ. Nous déambulons devant les divers panneaux thématiques déclinés et offerts au regard du visiteur : l’univers est coloré, vif et puise son inspiration dans les héros de la culture populaire (dessin animés et science fiction). Dexter qui a débuté très jeune le dessin dans un environnement familial propice (son père est professeur de Dessin : un point commun avec Picasso !), aime travailler avec les contraintes qu’il aborde toujours comme une manière de ne pas se répéter et d’explorer une voie nouvelle : « Le numérique m’a libéré de certaines contraintes. Grâce à l’ordinateur, je peux revenir en arrière très facilement. Cela m’a permis d’oser plus de choses et de développer mes idées sans avoir peur de devoir tout recommencer», confie-t-il à RFJ en février 2018.

    Entretien 1#3 :

    Entretien 2#3 :

    Entretien 3#3 :

    0

    L’ultime fragment sonore nous amène à évoquer l’installation qui donne son nom à l’exposition : La maison hantée. Cette installation évoque les contes d’Halloween et les ambiances fantastiques chères aux contes & nouvelles de Poe ou Gautier. Installée au dernier étage de la galerie (sous la toiture) qui le jour de notre visite était, fortement sollicitée par une pluie et un vent perceptibles à l’oreille du visiteur, cette scénographie « vivante » se révèle être un cadre sonore idéal pour ressentir l’effet produit par les travaux rassemblés de Dexter Maurer et d’Alice Maillard. Il s’agit en effet d’une collaboration avec une jeune couturière jurassienne, qui a réalisé plusieurs pièces textiles uniques. Dexter revient sur ce dialogue avec un autre art.

    Nous lui proposons ensuite un petit exercice : feuilleter l’ouvrage de Gabriel Pomerand, Le petit philosophe de poche (paru en 1962) et de choisir par hasard, une lettre et de la commenter.
    NB : L’ouvrage se présente sois la forme d’un recueil de citations-définitions consignées par l’artiste lettriste et classées par ordre alphabétique. Dexter tombe sur la lettre H

    0

    Légende : Vue de droite : hasard ou coïncidence , une œuvre de l’exposition voisine aux Halles : « Cantonale Berne Jura 2018/2019 » (vernissage le 9/12 à 17h), en forme de H.

    0

    Remerciements : Dexter Maurer, Alice Maillard et Géraud Siegenthaler (Galerie du Sauvage)

    Texte, photographies et entretiens : Fabien Vélasquez

  • La bibliothèque en vadrouille n° 131

    Lieu : Belfort, Donation Jardot
    Date : 21 novembre 2018
    Heure : entre 19h40 et  19h50

    Rencontre avec … Corinne Barbant,
    responsable de la bibliothèque D. Bozo au LaM.

    0

    «  A mon vieil ami / le Bouddha dépenaillé / Lucide constructeur de songes / Sage architecte des Livres / avec la fierté d’avoir édifié avec lui ce petit monument sur le sable. » Le Calligraphe (1950) dédicacé par Limbour à Beaudin.

    0

    ***

    La bibliothèque en vadrouille a pu rencontrer Corinne Barbant la responsable de la Bibliothèque D. Bozo au LaM de Villeneuve d’Ascq.

    Entretien :

    0

    Légende : A toute épreuveCramer, 1958 (Éluard / Miro) et Dialogues, Tériade, 1951 (Samosate/ Laurens)

    0

    Invitée à présenter les livres d’art de la Donation Jardot, légués au LaM en 2003, en écho à l’exposition « A toute épreuve » (17 novembre 2018 au 18 février 2019), elle a donné une conférence très vivante qui a offert un panorama de cette collection qui comporte plus de 2000 de livres dont 20 sont présentés dans l’exposition (sur une centaine illustrés par Miro, Picasso, Matisse). Nous avons pu nous entretenir avec elle environ 10 minutes, au cours desquelles ont été évoqués plusieurs sujets : bref historique de la bibliothèque du LaM et des divers fonds successifs (Bozo, art brut et Jardot) intégrés depuis 1983, présentation d’exemples de valorisation des collections documentaires.

    0

    Légende : Le chant des morts, Tériade, 1948 (Reverdy / Picasso)

    0

    Cet entretien est aussi l’occasion de convoquer l’ouvrage de Pierre Assouline : L’Homme de l’art (Folio n°2018, 1989) et d’en lire un fragment à haute voix : « Au cours d’une visite au musée Camondo, rue de Monceau dans le 17e arrondissement, Maurice Jardot s’aperçoit qu’un immeuble moderne est en construction, à deux pas du parc, sur l’emplacement d’un ancien hôtel Rothschild. Il se renseigne. On peut acheter sur plan et le rez-de-chaussée, très bien agencé, vaste, bien éclairé par des fenêtres donnant sur des jardins, conviendrait tout à fait. Kahnweiller accepte non sans avoir auparavant écarté une autre proposition rue de l’Abbaye. Elle était rédhibitoire pour deux raisons : il ne veut pas ouvrir une galerie sur la rive gauche et de plus se refuse à ce qu’elle ait une vitrine sur la rue. « Je veux qu’on se déplace pour venir chez moi, je ne veux pas qu’on entre en passant devant », dit-il à Maurice Jardot. » (p. 578)

    0

    Légende : à droite, 3ème vignette : Revolving doors, 1972 (Man Ray , Turin, Luciano Anselmino)

    Tout en écoutant cette courte lecture, Corinne réfléchit à un ouvrage dont elle nous dit deux mots : Graphzine, une exposition organisée en 2014 avec la BU de Lille. Un choix qui illustre la vitalité de la microédition, un secteur éditorial qui n’est pas sans lien avec le sujet des livres d’art et des livres d’artistes.

    0

    0LégendeSur le pas (A. du Bouchet / Tal Coat), Maeght, 1959

    0

    NB : la bibliothèque du LAM a été totalement pensée dès la construction du bâtiment et correspond à une volonté du couple Masurel, à l’initiative du musée en 1979, imaginé par l’architecte Roland Simounet en 1983.

    Bibliographie : Un journal de l’exposition (A5 relié : 25 pages couleur) est disponible à l’entrée de la Donation

    Remerciements : Corinne Barbant, Marc Verdure et toute l’équipe des Musées de Belfort.

    Texte, photographies et entretien : Fabien Vélasquez

  • La bibliothèque en vadrouille N °130

    Date : 13/11/2018
    Lieu : Belfort, EAB
    Heure : entre 18h et 21h

     

    Mois du DOC : Christophe LOIZILLON

    Légende : Présentation de la séance, Jean-Marie Boizeau (à gauche) dit le mot de bienvenue.

    ***

    Dans le cadre du Mois du Doc, l’EAB invitait Christophe Loizillon pour une projection de trois de ses films. La séance a débuté par CORPUS CORPUS, une courte pause a permis au réalisateur de répondre à quelques questions du public.

    Échange avec le public :
    0

    0
    La projection de quelques extraits de Homo Animala suivi avec quelques séquences commentées sur le fil par Christophe Loizillon. La séance s’est achevée par la diffusion d’Homo Végétal, un film qui faisait écho au nouveau projet pédagogique de l’école Jardins Suspendus.

    La bibliothèque en vadrouille s’est installée à la fin de la projection dans la bibliothèque de l’école, pour s’entretenir avec Loizillon et revenir en quelques mots sur son travail et ses activités (Les Films du Rats entre autres). Un échange très spontané au cours duquel, sont évoqués deux ouvrages : Une question de taille d’Olivier Rey et celui de Ernst Friedrich Schumacher (Small Is Beautiful – une société à la mesure de l’homme, paru en 1973). Deux références qui font écho à l’outil de travail imaginé par Christophe et son associé, Santiago Amigorena.

    0

    Entretien :
    0

    0

    Légende : Extraits de Homo animal (1 et 2) & Homo vegetal (3).

    « Faire des films quoi qu’il arrive », avec l’aide de la télévision (France 2) ou sans, tel est le credo des Films du rat, qui œuvrent à une échelle artisanale, aux antipodes du cinéma industriel. Détournant contraintes & logique du marché, le réalisateur laisse libre court à son imagination (mention « Film imaginé par » au générique de chacun de ses film) et construit des films dont les scénarii sont extrêmement écrits et détaillés. Dans cet entretien, il explique clairement ayant étudié l’économie, comment il a su trouver un modèle économique adapté au type de films produits. Sincère et passionnée, sa prise de parole devant les étudiants a témoigné d’un regard à la fois lucide, drôle et impliqué sur le statut et le rôle de l’auteur. Son recours systématique au plan-séquence en témoigne.

    Christophe Loizillon a réalisé également plusieurs portraits d’artistes : Opalka, Morellet ou Varini.

    Les films du rat ont coproduit le film éditeur de Paul Otchakovsky-Laurens (sorti en 2017, quelques mois avant le décès accidentel de son réalisateur).

    Entretien, texte & photographies : Fabien Vélasquez
    Remerciements : C. Loizillon, EAB (Barbara Puthomme et Jean-Marie Boizeau)

  • La bibliothèque en vadrouille n°129

    Date : 8 novembre 2018
    Lieu : Danjoutin, collège Mozart
    Heure : entre 22h30 et 23h45

    Danielle Jaeggi : Dans le champ des étoiles

    Légende : Présentation de la séance et début du débat, une éclipse se produit… ?

     

    La 19è édition du Mois du Doc qui se déploie durant 16 séances dans tout le Département.
    Le 8 novembre, au collège Mozart, avait la projection de Dans le champ des étoiles, un film réalisé par Danièlle Jaeggi en 2000.

    Nous avons pu nous entretenir avec elle après la projection. Entretien en zigzag.

    0

    L’entretien débute par le rappel du contexte de création du documentaire qui bien que de commande, conserve une vraie fraicheur (18 ans après !) et un ton très personnel. Cité au générique, Quentin Bajac fut l’un des conseillers scientifiques du film.

    Ce film réalisé suite à une commande du musée d’Orsay en écho de l’exposition éponyme « Dans le champ des étoiles. Les photographes et le ciel, 1850-2000 » présentée du 16 juin au 24 septembre 2000 est une passionnante traversée dans les coulisses de découvertes scientifiques concernant la photographie et l’astronomie. Un 52 minutes qui opère une remarquable synthèse en associant de nombreuses reproductions d’œuvres à la parole passionnée d’experts (Jean-Pierre Luminet, Jean Clair, Patrick Fuentes, disparu en septembre 2018).

    La littérature est aussi au cœur du récit (V. Hugo, C. Flammarion, …).

    Par l’entremise de Jean Clair et Jean-Pierre Luminet, Le film révèle le nom d’Étienne Léopold Trouvelot qui fut un foisonnant peintre-astronome dont les toiles (plus de 7000 dessins & pastels recensés) au réalisme saisissant, ont parfois atteint des degrés de représentation plus précis que la photographie. L’Observatoire de Paris a numérisé et mis en ligne plusieurs de ses photographies d’étincelles électriques et d’éclairs et Chromolithographies du soleil.

    Née en Suisse, Danielle étudia le cinéma en France (à l’IDHEC), en 1968. Nous évoquons fort logiquement le film qu’elle a réalisé il y a 50 ans, avec Ody Roos : Pano ne passera pas.

    Autre évocation : celle du film de Gérard Courant réalisé en 1991 dans sa série Couples, où l’on découvre Danielle aux côté de son mari de l’époque, le cinéaste Jean-Paul Fargier. Un film muet qui se déploie en quatre minutes, au cours desquelles se lit leur complicité d’alors.

    Danielle nous explique aussi comment fut tourné un film intitulé « Sollers et Guégan ont deux mots à se dire », une joute oratoire entre deux écrivains, amis du couple. Louis Marcorelles dans un article du Monde, du 5 décembre 1980, signe une tribune qui relate ce que le spectateur voit à l’image.

    Clin d’œil à la thématique du film de Danielle, juste avant d’arriver, vers 20h15, nous avons trouvé dans une boîte aux livres située à côté de la médiathèque, Une femme comme moi de Malaparte dans la belle édition La petite ourse (Lausanne), écho à la ville de naissance de D.Jaeggi, dont nous recopions ce passage :

    « La montagne déchiquetée et rude, sillonnée de rides profondes, était plongée dans une lumière sidérale, froide et crue qui, à l’endroit où les rochers de lave font place aux forêts de genets et aux vignobles, devenait plus douce et se condensait en une ombre pâle, illuminée çà et là par la verte splendeur des vignes. » (p.17)

    En fin de conversation, Danielle nous recommande la découverte du travail de David Dufresne, un cinéaste qui a notamment produit deux réalisations multimédia : L’infiltré et Hanna, La Rouge. Elle apprécie le travail de ce pionner de l’interactivité au cinéma, qui fût l’un des initiateurs d’UPIAN célébré en 2010 (il y a 8 ans), lors du Mois du Doc où avait été présentée une réalisation à l’Espace multimédia Gantner (Prison Valley, l’un de leurs webdocs).

    Bonus… Entrevues, Souvenirs Souvenirs…

    Petit son additionnel, à quelques jours de l’ouverture d’Entrevues, Danielle se souvient avec émotion et bonheur, de son invitation comme jury, la même  année qu’Alain Cavalier, où elle découvrit aux côtés de Janine Bazin, des cinéastes comme Biette, Frot-Coutaz ou Guiguet. Elle avait pu présenter son film La fille de Prague avec un sac très lourd (1979).

    Bibliographie : Disponible à la médiathèque…

    • Clairs de lune : et autres textes [texte imprimé] / Flammarion, Camille, Auteur; Mahieu, Stéphane, Préfacier, etc.. – [Paris] : Ed. des Grands champs, impr. 2012. – 1 vol. (284 p.): ill., couv. ill.; 16 cm.ISBN 978-2-9540211-1-9
      Version numérisée Gallica.

     

    • De l’Oise à la Lune : Léon Fenet, photographies, 1883-1898 ; [exposition, Beauvais, Archives départementales de l’Oise, septembre 2012-mai 2013] [texte imprimé] / Ditte, Christelle, Secrétaire; Oise. Archives départementales, Auteur; Dubuc, Francis, Secrétaire; Malécot, Laetitia, Secrétaire; Ricard, Bruno, Directeur de publication, rédacteur en chef. – Lyon : Libel ; [Beauvais] : Archives départementales de l’Oise, DL 2012. – 1 vol. (127 p.): nombreuses ill. en noir et en coul., fac-sim., couv. ill.; 28 cm. Contient un flashcode.  Bibliogr. p. 126-127 . – ISBN 978-2-917659-25-0

     

    Texte, entretien et photographies : Fabien Vélasquez
    Remerciements : Danielle Jaeggi et Gilles Barthélémy.

  • La bibliothèque in situ n°44

    Dates : 5 septembre et 12 octobre 2018
    Lieu : EMG, Bourogne

     

    Masquerade : Entretien avec Félicien Goguey 

    ***

    Légende : Félicien expliquant comment fonctionne Masquerade

    Début septembre Félicien Goguey est venu quelques jours pour finaliser quelques réglages techniques* sur sa pièce Masquerade, récemment acquise par l’Espace multimédia Gantner. Ce billet contient deux séquences sonores. La première est constituée d’un échange informel avec Félicien et une partie de l’équipe de l’EMG, au cours duquel il rappelle le contexte de réalisation de cette installation qui fut initialement présentée, en 2015, pour son diplôme à la HEAD au sein du Master Media Design.

    *: L’art numérique nécessite une attention particulière dans sa maintenance et sa conservation.

    0

    Aujourd’hui doctorant à l’EPFL et assistant d’enseignement du Master Media Design à la HEAD, il poursuit sa réflexion sur la protection des données et la transparence des réseaux

    Inspiré par la LOI n° 2015-912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement , cette pièce porte un regard critique sur les outils de surveillance : « A travers ses workshops, Félicien Goguey pointe du doigt les excès liés à des outils de surveillance tels que les boîtes noires – des serveurs qui analysent le trafic en recherchant des comportements suspects – ou les IMSI-catchers, ces dispositifs de la taille d’une valise qui se font passer pour des antennes relais et permettent d’intercepter, sur près de deux kilomètres, non seulement des conversations mais également des données contenues dans les smartphones. Le jeune homme conserve cette même visée pédagogique dans ses installations, où il utilise des moyens similaires à ceux des gouvernements pour interpeller le spectateur. C’est d’ailleurs en se penchant sur un texte de loi français lié à la surveillance qu’est né son travail Masquerade, (…)Ce projet nous était présenté comme une mesure antiterroriste. En l’analysant, je me suis rendu compte qu’il ne portait pas uniquement sur des menaces d’attentats mais visait aussi la protection de données économiques ou scientifiques.  » (William Türler: – in Le designer engagé contre la surveillance de masse : La tribune de Genève , 19/09/2017).

    Légende : Masquerade : réglages et reflets…

    Lors de son jury de mémoire soutenu aussi en 2015, il a eu l’occasion d’échanger avec Salina Savic ou Etienne Mineur, tous deux intéressés à divers registres par les problématiques soulevées par le jeune artiste. A noter que Daniel Pinkas, qui fut longtemps enseignant à la HEAD et tuteur de Félicien, est l’auteur de l’ouvrage « La matérialité de l’esprit  : Un examen critique des théories contemporaines de l’esprit » (La Découverte, 1995 : 416 pages), qu’il est pertinent de rapporter en écho à ce billet.

    0

    Dans la seconde séquence sonore enregistrée la veille du vernissage de l’exposition « Sortir du désenchantement du numérique » (où Masquerade est exposée), Félicien a pris quelques minutes pour nous livrer quelques références bibliographiques, qui lui furent utiles lors de l’écriture de son mémoire et qui ont guidé sa réflexion. Il cite notamment « Obfuscation : A User’s Guide for Privacy and Protest » de Finn Brunton et Helen Nissenbaum, paru en 2015 au MIT ou encore le petit livre vert Public Domain, édité chez Merian Verlag en 2015, l’un des trois titres d’une collection au design très soigné. Sa pièce est donc à découvrir jusqu’au 19 janvier 2019, à l’EMG.

    0

    Plus  d’informations ici.

    Remerciements : Félicien Goguey
    Texte, entretien et photographies : Fabien Vélasquez

  • La bibliothèque in situ N°43

    Date : 12 octobre 2018
    Heure : de 18h à 18h30

    0

     Entretien avec Jean-Marc Fiess et le livre pop-up

    ***

    Légende : J-M Fiess et ses livres : expo minute

    La bibliothèque in situ a profité de la présence de Jean-Marc Fiess en marge d’une formation POP UP pour le rencontrer. Quelques minutes avant de reprendre son train pour Paris, il a fait escale à Bourogne après avoir passé la journée à la médiathèque d’Argiésans, où il a animé la seconde partie de la formation POP UP (déroulée sur deux journées). Un échange d’environ 15 minutes au cours duquel il se présente, ainsi que certains de ses livres. Il commente également, la formation qui vient d’avoir lieu et décrit l’enthousiasme que les bibliothécaires ont eu à expérimenter le pliage durant cette journée pratique. Nous en profitons pour lui demander en tant qu’ « expert », s’il peut nous recommander des auteurs de livres pop-up qu’il apprécie particulièrement. Il cite Lothar Meggendorfer (1847-1925), un illustrateur allemand de renom, auteur du « Grand théâtre des automates » (trad. Française, 1997). Le second nom qui lui vient à l’esprit est Jan Pie?kowski, un illustrateur polonais, né en 1936 toujours en activité (5 occurrences dans les collections départementales) et auteur du célèbre La Maison hantée *(indémodable en ces temps d’Halloween!).
    * : disponible (traduit en 1993, réédité en 2013) chez Nathan.

    0

    0

    La conversation se poursuit par l’évocation de l’exposition (Magie et surprise des livres animés d’hier et d’aujourd’hui) tenue en 2012 au musée de l’imprimerie de Lyon et par la lecture d’un extrait de la préface (Fernando Arrabal) au Traité de cocotologie (1910) de Miguel de Unamuno. Jean-Marc rectifie pop up n’est pas origami !

    Nous en venons à évoquer aussi la revue LIGEA (XXX° année, N° 153-156, janvier-juin 2017) dont le dossier intitulé « ART & ALPHABET : Abécédaire au fil des arts » contient un article sur le travail de notre invité, rédigé par Cécile Camart.

    Jean-Marc Fiess est présent 5 fois dans les collections départementales : consultez le catalogue.

    En juin dernier, La Bibliothèque en vadrouille dans son 124ème numéro, avait rencontré les créateurs d’un livre pop up unique, réalisé dans le cadre d’une résidence proposée par les Ateliers Médicis à Rougemont-Le-Château.

    Légende : Jean-Marc Fiess découvre Les Voyages Topo-graphiques de Jules Verne, un document multimédia du fonds documentaire de l’EMG et une résonance topographique : soleil couchant à la gare TGV : flicker naturel…

    0

    Texte, photographies et entretien : Fabien Vélasquez

    Remerciements : Jean-Marc Fiess, Isabelle Walter (coordinatrice du Plan de Formation des médiathécaires départementaux)